Synopsis :
Le berger Francesco revient dans son village après avoir fait la guerre. Il y retrouve ses pauvres parents et sa soeur Maria Grazia.
Les moutons de sa famille, leur seule richesse, ont étés volés par le vil Bonfiglio pendant que Francesco était à l'armée et comme si ça ne suffisait pas son amoureuse, Lucia, s'apprête à épouser le gredin.
Francesco arrive a reprendre ses moutons par la force, et ceux de son ennemi. Bonfiglio poursuit le berger mais tombe sur Maria Grazia et la viole. Le berger se fait arrêter et au procès, la seule qui aurait pu le sauver témoigne contre lui, ce qui le condamne à quatre ans de prison.
Lucia épouse, contrainte par les dettes contractées par ses parents, Bonfiglio mais après que Maria Grazia lui ait dit pour le viol, se rebelle et le quitte.
Francesco s'évade alors quand il apprend pour la profanation de sa soeur, comptant bien régler son compte à Bonfiglio...
Tourné après le classique "Riz Amer", avec le même Raf Vallone, Giuseppe De Santis nous sert croisement entre Néoréalisme, film policier, drame social et sentimental.
On pense en fait à un croisement entre Rossellini et De Sica, et de plus à sa "Ciociara"car l'action se passe au même endroit et un viol est commis.
Le reproche majeur à ce film qui aurait pu être très bon est l'interprétation un peu grandiloquente : le jeu qui consiste à ne pas regarder son partenaire dans les yeux mais dans le vide est un peu ridicule et surtout pénible à la longue. Les pourtant excellents Vallone et Luia Bosè ne font que cela pendant 100 minutes et ça a tendance à saborder une histoire pourtant très bonne quoique assez banale.
Le message politique assez insistant (Bonfiglio représentant le patronat et les bergers les prolétaires) finit par devenir de la moraline socialiste, voire un sermon.
Finalement c'est dommage, De Santis est passé près de réaliser un classique mais on est en face d'un tableau un peu trop barbouillé, du grand potentiel saboté.
Voyez ou revoyez "Riz Amer", ça vaudra mieux...


























