Synopsis :
Une étudiante en cinéma, pour son film de fin d'études, a choisi de raconter la vie du maçon stakhanoviste Mateusz Birkut, érigé en héros au début des années 50 dans la Pologne encore stalinienne, qui a pourtant bien vite disparu des radars.
Elle va affronter bien des difficultés et en premier lieu, l'hypocrisie et la censure des autorités socialistes...
J'aime le rappeler : le communisme est la pire saloperies/escroqueries inventée par l'homme avec les trois religions monothéistes et le concept de "dieu"...
Wajda, qui pour un polonais a un nom facile à orthographier, nous sert ce film de docufiction historique saupoudré d'humour en impressionnant d'entrée avec un style enlevé et moderne qui fait penser parfois au cinéma soviétique des années 1920.
Le réalisateur sentait déjà le vent tourner dans son pays qui verra quelques changements dans la décennie suivante, Solidarnosc et Walesa, un mouvement qui d'ailleurs a commencé en 1980 là où le film se termine.
On suit les déboires d'une réalisatrice très motivée et culotée pour démêler les nombreux nœuds de l'histoire de ce héros de fiction qui a disparu aussi vite qu'il a été érigé en modèle (toujours fictif), ainsi que sa statue de marbre donnant son titre au métrage.
Une très bonne interprétation des deux comédiens principaux qui faisaient partie de la "troupe" du réalisateur et une musique disco qui tranche avec les images d'archives d'époque.
On a l'impression d'assister à une sorte de nouvelle vague polonaise en regardant ce film de 160 minutes assez bien foutu, qui sera considéré avec sa suite "L'homme De Fer", qui raconte la vie du fils du héros, comme des classiques du cinéma mondial.



























