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samedi 1 août 2026

LA FIEVRE DANS LE SANG DE ELIA KAZAN 1961

 





Synopsis :

1928 au Kansas :

Deanie et Bud s'aiment mais viennent de milieux différents : le père de Bud est riche et veut que son fils aille à Yale alors que lui veut juste travailler dans le ranch familial et vivre heureux avec Deanie qui elle est contrôlée par sa mère un peu puritaine qui lui interdit de se donner à son amoureux.
Toute cette pression sociale et familiale va peser durement sur nos deux tourtereaux : Deanne va finir par essayer de se suicider et finira à l'asile tandis que Bud, qui finira par coucher avec une fille facile et amie de Deanie, échouera dans ses études et se mettra en couple avec une serveuse italienne.
Le Krach boursier de 1929 redistribue ensuite les cartes. La famille de Bud est ruinée et le père se suicide. La famille de Deanie (qui a vendue ses actions avant le krach) ne s'en sort guère mieux mais au moins Deanie est guérie et est même demandée en mariage par un ancien patient de l'asile étudiant en médecine.
Revenue chez elle, Deanie décide de retrouver son Bud...






Tourné à l'époque où le Nouvel Hollywood naissait (genre dont Kazan a contribué à faire naître et influencé) et surtout filmé à New York (si, si !) avec le débutant Warren Beatty dans le rôle du jeune homme.
Une histoire de "coming of age", c'est-à-dire d'adolescents presque adultes comme c'était à la mode à l'époque fin 50, début 60 (on pense à "La Fureur De Vivre" de Nicolas Ray avec la même Nathalie Wood). 
Nathalie Wood, justement, est bouleversante et fascinante dans son interprétation de Deanie écartelée par le désir d'être sage et son désir brûlant et amour fou pour son beau. Elle est la raison pour laquelle il faut voir ce film concocté par le maestro Kazan, un des rares réalisateurs américains qui fut à la hauteur des maîtres européens dans les années 50 jusqu'à influencer la Nouvelle Vague.
Le rôle de la soeur de Bud, sorte de dévergondée excellement écrit et interprété par Barbara Loden est une autre raison de déguster ce mets  de choix
















vendredi 31 juillet 2026

ARMAGUEDON DE ALAIN JESSUA 1977

 





Synopsis :

Louis Carrier, célibataire, vient de recevoir une forte somme d'argent de l'assurance vie de son frère fraîchement décédé. Avec son ami simple d'esprit qu'il nomme "Einstein" et après avoir quitté son emploi médiocre il a décidé de devenir célèbre.
Dorénavant il se fera appeler "Armaguedon", se prendra en photo avec les grands de ce monde, déguisé avec une fausse barbe et une perruque et finira par faire chanter quelques nations.
Un flic fait appel au psychologue Ambroise pour tenter de démasquer le déséquilibré...




 

Ce thriller réalisé par l'artisan du cinéma de genre français nommé Jessua est produit par Delon.
Le précédent film de Jossua (avec Girardot, Duchaussoy et Delon égallement) était un navet d'un rare cynisme. Ici, l'histoire est à peu près autant invraissemblable et on retrouve un Delon aussi peu concerné. Le message du film rassemble à peu près tout ce qu'on trouvait à l'époque en matière d'anarchisme un peu naïf.
Les éléments positifs se trouvent dans l'interprétation de Jean Yanne et surtout de Renato Girardot Salvatori dans le rôle de l'innocent ami du dernier (d"ailleurs la denière scène est peut-être la meilleure/bonne du métrage).
À voir une fois à la rigueur si on a rien d'autre à faire : ça dure 90 minutes et s'oublie en beaucoup moins de temps.


















mardi 28 juillet 2026

COCTEAU TWINS : RIBBED AND VEINED ET MELONELLA 1985

 


Le premier est le deuxième titre du EP "Tiny Dynamite", assez mélodique et addictif et surtout d'un ton plutôt joyeux, ce qui détonne avec la musique habituelle du couple/duo écossais.







Le deuxième titre est le second morceau du EP "Echoes Of A Shallow Bay" sorti lui aussi en 1985. Un titre très "Cure" qui aurait eu toute sa place dans un "Desintegration".







Quand aux paroles, ne cherchez pas à comprendre : Elisabeth Frazer chante des sons non et des mots.



samedi 25 juillet 2026

BREAKFAST CLUB DE JOHN HUGUES 1985

 





Synopsis :

5 élèves d'un lycée sont collés (ça existait à l'époque) tout un samedi dans une salle de retenue, surveillés par le pas très sympa professeur Vernon qui leur interdit de bouger de leur chaises et de parler.
Trois garçons et deux filles, issus de millieux différents ayant fait une bêtise plus ou moins grave.
La cohabitation se passe au début assez mal, une sorte de rebelle provoque les autres, une fille assez bizarre ne pipe mot, un bon élève roux devient un peu le souffre douleur ainsi qu'une fille de bonne famille.
Petit à petit, ils vont apprendre à se connaître et même se confier, révéler leur failles...








Ce film est sorti en 1985 alors que j'étais au collège et que le "Don't You" des Simple Minds (que le groupe déteste mais est obligé de jouer  en concert) triomphait sur les radios du monde entier.
41 ans après, je me suis décidé enfin à le regarder, devenu un film culte de ma génération, la bien dénommée X comme le sera ensuite un film comme "Singles".
"Breakfast Club" est un film américain et le cinéphile averti le voit assez vite : rempli de bon sentiments, personnages stéréotypés dont la plupart sonnent faux, une fin toute gentillette et remplie de bon sentiments. On est ici au monde de Disney sauf qu'ici les filles ont des cheveux laqués et des vétements flashys (et encore on l'était plus à l'époque).
Les points positifs sont l'interprétation des jeunes comédiens (enfin Judd Nelson qui joue le voyou avait alors déjà 26 ans) lors de quelques moments de tension ou de confession, la musique Rock/New Wave et puis...c'est à peu près tout.
"Breakfast Club" est le genre typique de film adolescent que les adolescents de l'époque ont surement adorés mais je défie les  adolescents d'aujoud'hui d'aimer ce truc sucré comme de la barbe à papa mais sans papa.

Un message à ma génération : regardez plutôt "Singles" de Cameron Crowe, de l'époque où on était grunge, c'est quand même d'un autre niveau et surtout d'une vrai relevance, rébellion et profondeur.












dimanche 19 juillet 2026

LA FIANCEE DU PIRATE DE NELLY KAPLAN 1969

 





Synopsis :

Marie est une belle romanichelle employée aux basses oeuvres dans une ferme. À peu près tous les hommes du village lui passent dessus, y compris sa patronne.
Sa mère est retrouvée morte écrasée par un chauffard, probablement un gars du village, mais le maire décide de déclarer cette mort comme accidentelle. Peu après le bouc adoré de Marie se prend un coup de fusil du facteur/garde champêtre frustré des refus de la bohémienne de se donner à lui.
D'ailleurs Marie ne se donnera dorénavant plus mais fera payer le prix fort de son sensuel corps.
Elle va doucement entraîner le village dans sa déchéance, tissant ainsi sa vengeance...








Pour son premier long, la réalisatrice (encore assez rare à l'époque) nous sert une sorte de satire féministe et surréaliste qui brocarde la petitesse des bouseux (certaines scènes faisant penser aux "Deschiens" comme celle avec le scout puceau) et un certain conformisme.
Pour incarner la sorcière tentatrice, Bernadette Lafont et son corps incroyable est l'actrice idéale, nous montrant ici une grande palette de nuances dans son jeu. On peut d'ailleurs penser au futur "L'été En Pente Douce" avec sa fille Pauline.
Ce film est une des nombreuses oeuvres qui suivront, dans le Nouvel Hollywood surtout, narrant la lente libération de la femme.
Le film fera scandale, sera censuré (comme "La Maman Et La Putain" d'Eustache avec la même Bernadette) en étant classé comme immoral mais reste une iconoclaste oeuvre typique de cette époque bénie.















samedi 18 juillet 2026

LA FÊTE À HENRIETTE DE JULIEN DUVIVIER 1952

 






Synopsis :

Deux scénaristes très différents imaginent leur nouveau film :

Henriette est née un 14 juillet, qui est aussi le jour de sa fête et c'est justement le jour de la fête nationale. Elle a rendez-vous avec son amoureux, un reporter photographe nommé Robert.
Mais Robert a reçu une lettre d'une jolie écuyère et échafaude un plan pour honorer ce rendez-vous. Un voleur s'éprend de son côté de notre Henriette qui va vivre quelques aventures de son côté...au gré des facéties de nos deux scénaristes qui changeront souvent d'avis.





 


Duvivier et Janson s'amusent avec cette mise en abyme qu'est cette comédie romantique bourée de citations, brisant même le quatrième mur à la toute fin.
Des habitués du réalisateur passent devant la caméra (Michel Roux, Julien Carette) ainsi que Michel Auclair, la parigote Odette Laure qui joue sa grue habituelle et Louis Seigner en scénariste qui ne sent laisse pas écrire.
On suit l'histoire en sachant qu'à tout moment celle-ci peut prendre un chemin différent à coup de gomme de scribouillard.
À noter que pour du Duvivier, l'histoire est plutôt joyeuse pour une fois.
Un film festif et familial.










vendredi 17 juillet 2026

LAC AUX DAMES DE MARC ALLEGRET 1934

 





Synopsis :

En autriche, où on se rend compte que les gens parlent un français parfait, 
Un jeune homme débarque dans une station balnéaire du lac de Constance pour y travailler comme maître-nageur. Il est pauvre mais beau comme dirait Dino Risi. Les femmes sont toutes folles de lui et surtout Danny, la fille d'un bourgeois un peu anar joué par un acteur genevois tout aussi anar.
Il est aussi un peu con alors il décide de traverser le lac à la nage, de nuit, tout ça pour se retrouver épuisé, près de se noyer. Une barque ne passait pas par là manoeuvrée par l'ingénue Puck, tout juste sortie de l'enfance.
Les deux deviennent amis, Puck voudrait même un peu plus mais le maître-nageur n'a d'yeux que pour sa riche blonde.
Il demande la main de son amoureuse à son père mais se fait humilier par celui-ci. Il tombe ensuite malade et se dispute avec Puck.
Les choses semblent donc aller de mal en pis...







Cette adaptation d'un roman autrichien est signée d'entre autre Colette et a pour vedette le jeune premier Jean-Pierre Aumont et la débutante Simone Simon (qui m'avait exaspéré dans "La Bête Humaine" de Renoir, au contraire d'ici, comme quoi). Un autre Simon a le court rôle du père de la blonde.
Le film commence comme une comédie romantique pour trouver un ton plus grave vers la fin, quelques chansons parsèment le métrage comme il était de coutume dans ses années-là.
Un bon divertissement, des excellents Simon et Simon, un cadre tyrolien préservé du climat politique de l'époque et de jolies pépées tournant autour de l'apollon Aumont.