Synopsis :
En mai 1945, à l'époque où la Pologne s'apprêtait à changer de dictature, les patriotes et communistes s'entretuent comme s'était le cas en Europe à l'époque de l'armistice.
Trois patriotes abattent deux hommes innocents qu'ils ont pris pour des cocos.
Les patriotes et les cibles en question, donc toujours vivantes, se retrouvent dans le même hôtel où un banquet est organisé en l'honneur de la fin de la guerre.
Un des patriotes, l'étudiant rebelle Maciek, commence à se poser des questions sur le bien fondé de son devoir de polonais, noie ses doutes dans les bras d'une serveuse, pendant que les autres ripaillent.
On lui somme de finir le travail en tuant un secrétaire du parti communiste logeant au dessus de sa chambre...
Wajda adapte un roman de 1948 en essayant de rester le plus neutre possible en développant les deux camps de manière intelligente.
Le rôle de Maciek est joué par une sorte de Mastroianni à lunettes de soleil qui deviendra un des plus grands acteurs polonais mais mourra à 39 ans de manière assez absurde, comme James Dean à qui il sera comparé : Zbigniew Cybulski.
Chronique d'une jeunesse déchirée et sacrifiée, filmée en une sorte de film néoréaliste mâtiné de Noir et Nouvelle Vague française, le spectateur est assez vite frappé par la beauté esthétique et les fulgurances de certains plans qui font de cette œuvre quelque chose d'exceptionnel.
D'ailleurs, "Cendres Et Diamant" est considéré comme un des meilleurs films polonais, voir le meilleur par beaucoup, dont Scorsese et Coppola.



























