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dimanche 1 mars 2026

THE HI-LO COUNTRY DE STEPHEN FREARS 1998

 





Synopsis :

Au retour de la seconde guerre mondiale, l'histoire de deux amis, Pete et Big Boy, leurs amours et le métier de cowboy qui a bien changé.

Un gros propriétaire et éleveur, Jim Ed Love, fait sa loi et ne laisse que des miettes aux petits propriétaires comme nos deux héros qui doivent travailler à côté pour s'en sortir.
Pete est amoureux de Mona, la femme du contremaître de Love mais s'est finalement avec Big Boy qu'elle finira. Pete reste loyal à son ami et se met de côté, résigné mais désespéré. Une jeune mexicaine est amoureuse de lui mais il ne pense qu'à sa Mona. 
Les cowboys sont jeunes et fougueux, Big Boy ne fait que provoquer le camp du gros propriétaire ainsi que le mari qu'il fait cocu, alors forcément un jour...








Ce néo-western est une adaptation d'un roman de Max Evans, par le britannique Frears qui apporte une touche européenne à ce film qui fait penser à "La Dernière Séance" (les grands espaces et l'amitié entre deux jeunes hommes), "La Ballade Sauvage" et "Les Moissons Du Ciel" (les grands espaces et le côté social), les films de Peckinpah (le côté fin d'une ère) et quelques films des frères Coen, entres autres, pour le traitement esthétique que je qualifierait d'alternatif, très années 90.
La tension monte de manière efficace, on sait que ça va péter à un moment donné mais on s'attend plus à ce que ça vienne du côté du propriétaire ou du gars cocu alors que...
Woody Harrelson, habitué des rôles de cinglés, incarne à merveille un personnage qui rappelle celui joué par Vigo Mortensen dans "The Indian Runner" (avec la même Patricia Arquette qui joue pratiquement le même personnage). 
Un excellent western que je viens de voir pour la première fois aujourd'hui.







  







samedi 28 février 2026

PAR-DESSUS LES MOULINS DE MARIO CAMERINI 1955

 





Synopsis :

Au Royaume de Naples, au XVIème siècle, du temps de la domination espagnole,

Le gouverneur fait pleuvoir des taxes plus qu'il ne pleut sur les récoltes des gueux qui n'ont que leur yeux pour pleurer ; et encore les larmes étant aussi taxées...
Quelques privilégiés échappent néanmoins à cette abomination fiscale comme le meunier Luca qui organise des fêtes pour les notables et les nobles locaux comme le gouverneur lui-même qui est fou de sa femme plantureuse au physique de Sophia Loren.
Lors d'une fête populaire d'un saint patron, Lucas se fait arrêter, jaloux que tout le monde reluque sa femme.
Le gouverneur voit là un prétexte pour faire chanter la femme du meunier et coucher avec elle.
Différents quiproquos vont ensuite s'enchainer pour le plaisir du spectateur...





 


Cette comédie, dans le style de la série "Pain, Amour et Fantaisie" (avec De Sica également et dont le troisième épisode est avec la Loren, filmé la même année) est un des quinze films que tournera le duo Loren/Mastroianni.
On sourit, Vittorio De Sica, Mastroianni et les autres s'en donnent à cœur joie et la Loren est un délice qui fait saliver les hommes tout en les faisant rire car elle est une grande actrice.
Les quiproquos sont sympathiques et le récit n'hésite pas à aborder un thème social : la fiscalité débridée saignant les pauvres hères à l'heure de l'ancien régime.
Une heure et demi sympathique et un divertissement familial.













Le film en italien, on peut le voir aussi sur Arte en VOSTFR en ce moment :






samedi 21 février 2026

VAUTRIN DE PIERRE BILLON 1943

 





Synopsis :

Vautrin s'échappe du bagne de Rochefort en compagnie d'un camarade. Quand il récupère un magot issu d'un coup précédent, un abbé se présente, Carlos Herrera, venant d'Espagne. Son compagnon un peu idiot lui tire dessus et le tue, ce qui indigne notre Vautrin qui le chasse. Notre héros endosse l'identité de l'ecclésiaste pour échapper à la police qui le poursuit. Lors d'un arrêt dans une auberge, il fait la rencontre de Lucien Chardon, jeune homme endetté qui cherche à se suicider.
Lucien, qui deviendra bientôt Lucien de Rubempré, vient de trouver en Vautrin/l'abbé Carlos Herrera son sauveur et sa providence, mais peut-être aussi le diable avec lequel il va signer un pacte...








Vautrin est un des personnages les plus fascinants de la littérature française et c'est à Balzac que l'on doit ce plaisir. On trouve Vautrin dans "Le Père Goriot", "Illusions Perdues" et sa suite "Splendeur Et Misères Des Courtisanes" dont ce film est principalement l'adaptation. On retrouve aussi le personnage d'Eugène De Rastignac du "Père Goriot" dans un rôle secondaire.
Filmé pendant l'occupation, où les adaptations de classiques de la littérature française était courantes pour ne pas courroucer les boches avec des sujets plus contemporains et politiques, c'est l'occasion aussi pour notre genevois préféré, Michel Simon, de nous faire une démonstration de ses talents de transformistes en incarnant le faustien Vautrin/trompe la mort/Carlos Herrera, qui a un faible pour les jolis jeunes hommes dont il veut faire office de figure paternelle/protecteur.
Louis Seigner incarne le baron de Nucingen, apportant un semblant de comédie dans ce drame se passant pendant la Restauration, avec le brio qui a fait sa renommée.
On est en présence de 120 minutes assez remarquables : l'adaptation de chefs d'œuvre est toujours assez risquée et souvent décevante mais point ici, ce "Vautrin" est très bon film d'une période qui n'en comporta pas beaucoup.


















dimanche 15 février 2026

******* LE TATOUE DE CHRISTIAN-JAQUE 1939

 





Synopsis :

Modeste est veilleur de nuit dans une usine automobile. Le patron a fait construire un bolide pour participer à un marathon de 5000 km particulièrement difficile.
Une nuit, le cousin de Modeste débarque et l'oblige à quitter son travail pour aller à une fête foraine dans laquelle se rend son patron.
Les deux se rencontrent et Modeste est menacé d'être renvoyé.
Pour s'en sortir, Modeste s'invente un frère jumeau, mais du genre némésis question caractère ; son mensonge fonctionne à peu près et il garde sa place.
Mais le patron a l'idée de faire concourir Modeste et son "frère" dans la course automobile qui alors le remplacera à mi-course pour emporter la victoire...








Cette comédie écrite à la gloire de Fernand Constandin, alors en pleine ascension grâce à Pagnol, donne l'occasion à l'acteur marseillais de jouer deux rôles avec plus ou moins de réussite.
Certains passages, notamment ceux empruntant au Muet, sont assez réussis comme dans la fête foraine. Trois scènes de chanson, typique du cinéma des années 30, sont interprétés par Fernandel qui n'est pas un grand chanteur il faut le remarquer : il n'est pas Maurice Chevalier ni Tino Rossi, ni même Gabin.
Pour tout dire je préfère "Les Rois Du Sport" de Pierre Colombier avec Fernandel et Raimu qui avait tendance à pousser le premier vers le haut, ceci dit ce "Tatoué" reste de bonne qualité, surtout comparé aux navets comiques du vingt-et-unième actuel.

















samedi 14 février 2026

LE DERNIER TOURNANT DE PIERRE CHENAL 1939

 






Synopsis :

Un vagabond, Frank, demande la pitance à un pompiste. Celui-ci se nomme Nick, est plutôt sympa, aime bien boire et a une jolie femme, Cora, plus jeune que lui.
Nick embauche Frank qui entame une liaison avec Cora qui n'en peut plus de sa vie d'épouse d'un homme laid et balourd.
La succube arrive à convaincre son amant de supprimer le pompiste mais un concours de circonstances fait que Nick en réchappe.
La police se doute de ce qui s'est passé mais Frank et Cora s'en sortent avec un non-lieu.
Nick ne s'en trouve pas sorti d'affaire pour autant...








Première adaptation (fidèle au roman jusqu'au nom des personnages) du "Facteur Sonne Toujours Deux Fois" de James M. Cain, et elle est française, avec Michel Simon qui tournait un de ses dix films qui sortiront cette année-là. Visconti nous offrira la deuxième avec le très bon "Les Amants Diaboliques" en 1943.
On est en présence d'un excellent thriller, bien interprété et filmé dans les Alpes Maritimes principalement, porté par un duo d'acteur (Fernand Gravey et Corinne Luchaire) qui essaie de se débarrasser du mari qui devient une sorte de spectre dans le récit, ou du moins l'incarnation du funeste destin qui attend les personnages.
Ce qui est marquant finalement dans ce film, c'est qu'il continue à être bon même après la disparition du personnage joué par le pornophile genevois et sur le papier, ce n'est jamais gagné, fois de Michel Simon.

Les années 30 du cinéma français, souvent imitées mais jamais égalées.



















vendredi 13 février 2026

SUGARLAND EXPRESS DE STEVEN SPIELBERG 1974

 





Synopsis :


Lou Jean rend visite à son mari, incarcéré dans un centre de réhabilitation texan et qui n'a que quatre mois encore à tirer.
Lou Jean a en fait le projet de le faire évader et ensuite de récupérer son fils placé dans une famille d'accueil car elle vient elle-même de sortir de prison.
L'évasion réussi et le couple arrive à se faire emmener par des vieillards, mais ceux-ci, roulant trop lentement, attirent l'attention d'un flic du Texas.
Ils prennent le policier en otage et sont bientôt poursuivi par toute la flicaille de l'état à l'étoile...









Pour son premier vrai film, "Duel" ayant été tourné pour la télévision, Spielberg s'inspire d'un fait divers de 1969.
"Sugarland Express" ressemble à moult films du Nouvel Hollywood auquel il appartient, on peut citer "La Balade Sauvage", "Point Limite Zéro", "Bertha Boxcar", "Bonnie And Clyde", "Le Convoi" et aussi "Alice N'est Plus Ici" ou "Les Gens De La Pluie" pour le côté féministe et rôle féminin étoffé.
Ce road movie doux-amer est emmené par un trio d'acteurs sympathique dont la lumineuse Goldie Hawn qui instille ici un côté dramatique à son jeu.
Spielberg était intéressant à ses débuts, jusqu'à "Jaws", et puis l'appât du gain a été plus fort, comme pour son ami George Lucas, et dès lors ses films sont devenus une sorte de guimauve produite en série.













dimanche 8 février 2026

UN CHIEN QUI RAPPORTE DE JEAN CHOUX 1932

 





Synopsis :

Un toiletteur, SDF et pratiquant sous un pont, a réussi à dresser un chien d'une manière très intéressée : abandonnée par sa maîtresse il saute dans une voiture appartenant à un célibataire qui porte beau et surtout qui a de quoi, le micheton qui s'ignore s'en va rapporter le clébard à son propriétaire femelle et ensuite c'est à celle-ci de jouer de ses atours.
Le toiletteur/filou jette son dévolu sur un appartement composé uniquement de femmes seules, puis finalement sur la truculente et bien nommée Josyane Plaisir à qui il propose de lui louer le chien et de se faire payer par retour sur investissement.
Le chien ramène un beau jeune homme qui n'a pas de quoi, la grue est déçue mais finalement ça veut bien coller.
Le toiletteur lors courroucé veut reprendre son bien à poil...






 

C'est le deuxième film d'Arletty et son premier où elle a un rôle important, elle avait alors 33 ans et était connue comme mannequin et mondaine.
La grande gouailleuse crève déjà l'écran et l'une de ses premières apparitions dans le métrage est assez osée pour l'époque, je n'en dit pas plus...
Le vert René Lefèvre, alors un des jeunes premiers de l'époque, incarne l'amoureux d'Arletty avec une certaine alchimie.
Cette comédie est film de nanas, bourré de chansons comme il était de coutume dans les années 1930, et assez bien foutu malgré l'état approximatif de la pellicule lors de certaines scènes. On remarquera certains moments qui font penser au Muet alors encore assez récent.

Mignon comme le chien.