Synopsis :
1950, une famille aisée de Naples acceuille une fille qu'elle nomme comme une fameuse sirène.
1968, Parthenope est devenue une femme d'une beauté tellement indescriptible qu'elle est une raison suffisante pour voir ce film.
Elle est libre, intelligente, cultivée, suit des cours d'anthropologie avec son professeur misanthrope et peau de vache qui pourtant va cultiver une admiration pour elle. Le fils des domestiques de la famille est fou d'elle, comme chaque homme qu'elle rencontre et même son frère ainé est accroc, ce qui va causer sa perte.
Cette fable napolitaine, entre la capitale du sud et Capri, de l'autre côté de la baie, en passant par le bleu de la Méditerranée, la camorra, le foot et le cinéma nous est présenté par un des maîtres contemporains du cinéma vert, blanc et rouge.
On est en présence d'un résumé de l'art de Sorrentino qui nous offre une lettre d'amour à sa ville au pied du Vésuve. Le fantôme de Fellini est constamment présent, rappelant "La Grande Bellezza" et l'univers onirique dans lequel évolue l'héroïne rappele une sorte de "Dolce Vita" napolitaine (surtout la première heure) et parfois "Huit Et Demi" pour ses personnages iconoclastes.
Parthenope traverse la vie, l'écran tel le vent caresse un feuillage, d'une manière fugitive.
Celeste Dalla Porta, musicienne et mannequin, est la révélation du film en incarnant la beauté mélée à l'intelligence, nappée avec goût par le suffisant de mélancolie qui sied à un grand personnage.
Stefania Sandrelli incarne le personnage en 2003 qui partira de sa ville lors de la célébration du titre du Napoli.
Gary Oldman joue un écrivain alcoolique et Silvio Orlando (sorte de croisement entre Droopy et Keith Moon) joue le professeur sévère qui servira de modèle à Parthenope.
Ce film est un délice pour les yeux (et pas seulement à cause de l'actrice), une véritable définition de ce qu'est le cinéma italien, le genre d'oeuvre qui aurait reçu une Palme d'Or dans les années 60 mais malheureusement nous sommes aujourd'hui.
Merci Sorrentino pour maintenir le cinéma que nous aimons à flots.



























