Synopsis :
Deux soeurs, autant proches que différentes,
La brune Sophie est franche, terre à terre et a tendance à se mettre dans l'embarras. Son petit-ami est très amoureux d'elle et assez collant mais son honnêteté fait qu'elle n'ose lui dire de la laisser respirer.
La blonde Juliette, la menteuse du titre, ne dit jamais la vérité, invente ses jours pour égayer ses nuits, se jouant de tous et toutes, même sa propre soeur.
Elle décide de séduire son voisin du dessus, plus vieux et sage, mais celui-ci ne s'en laisse pas compter.
Cette homme ose résister à la belle et ne gobe pas ses mensonges, ce qui va ébranler ses certitudes...
Ce troisième film de Deville est une comédie romantique, burlesque dans sa première partie, un peu plus sérieuse par la suite.
Un métrage dans le style des films de l'époque, par la Nouvelle Vague, de la jeunesse d'alors qu'on nommera ensuite "Baby Boomers".
La première partie est parfois ennuyeuse car il ne s'y passe pas grand chose à part un enchaînement de quiproquos dus aux mensonges de l'une et à l'honnêteté de l'autre soeur.
La deuxième partie où l'affabulatrice doit faire face à un os récalcitrant est de mon point de vue plus intéressante, plus grise, plus grave, beaucoup plus adulte.
Macha Méril qui joue la gaffeuse et Marina Vlady (deux slaves) qui joue le rôle titre sont toutes les deux formidables, inspirées des dialogues de Nina Companeez.
La fin est aussi sympathique, avec une sorte de renversement d'attitude entre les soeurs, certe prévisible mais on se demande quand même si la menteuse va tenir jusqu'au bout.
Un film familial, donc, maîtrisé par un Deville qui avait déjà tout d'un grand.


























