Synopsis :
Marie est une belle romanichelle employée aux basses oeuvres dans une ferme. À peu près tous les hommes du village lui passent dessus, y compris sa patronne.
Sa mère est retrouvée morte écrasée par un chauffard, probablement un gars du village, mais le maire décide de déclarer cette mort comme accidentelle. Peu après le bouc adoré de Marie se prend un coup de fusil du facteur/garde champêtre frustré des refus de la bohémienne de se donner à lui.
D'ailleurs Marie ne se donnera dorénavant plus mais fera payer le prix fort de son sensuel corps.
Elle va doucement entraîner le village dans sa déchéance, tissant ainsi sa vengeance...
Pour son premier long, la réalisatrice (encore assez rare à l'époque) nous sert une sorte de satire féministe et surréaliste qui brocarde la petitesse des bouseux (certaines scènes faisant penser aux "Deschiens" comme celle avec le scout puceau) et un certain conformisme.
Pour incarner la sorcière tentatrice, Bernadette Lafont et son corps incroyable est l'actrice idéale, nous montrant ici une grande palette de nuances dans son jeu. On peut d'ailleurs penser au futur "L'été En Pente Douce" avec sa fille Pauline.
Ce film est une des nombreuses oeuvres qui suivront, dans le Nouvel Hollywood surtout, narrant la lente libération de la femme.
Le film fera scandale, sera censuré (comme "La Maman Et La Putain" d'Eustache avec la même Bernadette) en étant classé comme immoral mais reste une iconoclaste oeuvre typique de cette époque bénie.


























