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lundi 8 septembre 2025

MES CHERS VOISINS DE ÀLEX DE LA IGLESIA 2000

 






Synopsis :


Madrid : 

Julia est un agent immobilier assez médiocre, entichée d'un compagnon aussi mal loti.
Le plafond d'un appartement dans un immeuble décrépi, qu'elle a décidé de squatter pendant quelques jours, fuit et laisse s'échapper des bestioles peu ragoutantes.
Les pompiers forcent l'appartement du dessus et trouve le propriétaire mort depuis des mois.
Julia y trouve ce qui semble une sorte de carte au trésor écrit par le décédé et effectivement elle tombe sur un impressionnant magot.
Mais ses nouveaux voisins, tous semblant être sortis d'un asile mais néanmoins sympathiques vont tout à coup être très collants...








L'iconoclaste, devenu icône, Alex de l'église nous pond ici cette comédie rouge et noire qui rappelle immédiatement "Petits Meurtres Entre Amis" de Danny Boyle où des quidams s'entretuent pour quelques billets d'oseille. On pense aussi à "La Nuit Des Morts-Vivants" de Romero, mais sans le côté politique du film de 1968.
C'est sympathique dans l'ensemble, avec un peu de gore à la fin mais toujours au troisième degré.
Carmen Maura donne de sa jolie personne pour le rôle principal assez physique, et sexy au début. Elle pousse le film vers le haut mais les comédiens qui jouent les voisins ne sont pas en reste.
Je ne suis pas un spécialiste du réalisateur mais j'ai beaucoup aimé son "Crime Farpait", ça s'écrit comme ça, de 2004 que je recommande chaudement.
















mercredi 3 septembre 2025

MATADOR DE PEDRO ALMODOVAR 1986

 





Synopsis :

Àngel est élève chez le matador Diego Montes. Sa mère est une catholique intégriste et il est toujours vierge malgré son âge.
Solitaire, il souffre de vertiges fréquents (en regardant les nuages notamment) et est obsédé par sa voisine mannequin.
Un soir il décide de la suivre et de la violer mais éjacule avant d'arriver à faire quoi que ce soit.
Rongé par le remords et influencé par sa mère, il se dénonce à la police mais sa voisine refuse de porter plainte.
Il finit par s'accuser de quatre meurtres survenus dans le coin.
Très vite, on sent bien que Àngel est innocent alors que son avocate, qu'on a vu au début du film tuer un amant, et son maître Montes ne sont pas tout à fait nets...




 

Après quatre films plutôt trash et de qualité plutôt variable, des œuvres plus faites pour provoquer le bourgeois dans l'Espagne post Franquiste en fait, Almodovar nous propose ici une histoire un peu plus structurée, professionnelle en quelque sorte.
Le réalisateur nous présente Antonio Banderas (ou pas comme ici) qui n'était pas encore l'acteur espagnol le plus connu (avec Javier Bardem) et qui deviendra une sorte de double du maître.
Le propos est de faire un parallèle entre la mise à mort du taureau et l'orgasme ultime, sexe et mort, sang et fluide, le rouge étant la couleur dominante : rouge de la cape, rouge sang, rouge de l'éclipse finale.
L'histoire est un peu tordue, on est chez Almodovar, mais on sent bien que le réalisateur a appris à structurer son récit.
Les actrices fétiches font leur défilé : Julieta Serrano joue la mère castratrice avec ses yeux bleu froid, Carmen Maura joue une psychiatre qui va s'enticher du jeune homme, la trans Bibi Àndersen a un petit rôle et on retrouve la rigolote Chus Lampreave (qui me fait penser à notre Laurence Badie) dans le rôle de la mère du mannequin.

Almodovar a depuis un peu renié ce "Matador" mais pour ma part, je trouve que plus qu'une mise à mort on est plutôt ici en présence de la naissance d'un cinéaste original, une sorte de Fellini hispanique.

















jeudi 24 avril 2025

LA PIEL QUE HABITO DE PEDRO ALMODOVAR 2011

 





Synopsis :

Robert est un chirurgien esthétique réputé qui a mis au point une peau résistante à de nombreuses agressions comme la chaleur extrême ou les moustiques.
Il traite dans son manoir à Tolède une patiente nommée Véra qui vit dans une pièce fermée et aménagée sous la surveillance de la fidèle servante de Robert, dénommée Marilia.
Véra a reçue une greffe complète de cette peau et passe ses journées à faire du yoga, à lire et à fumer de l'opium en compagnie de Robert.

Un jour, le fils de Marilia, Zeca, réapparait après un braquage pour se planquer, croit reconnaître la femme de Robert, qui s'est suicidée, en voyant Véra sur un écran de contrôle. Zeca et l'épouse avait eu une liaison à l'époque, avant l'accident de voiture qui a défigurée la légitime et qui l'a ensuite poussé à son suicide.
Zeca finit par violer Véra mais se fait surprendre par le retour de Robert qui le tue avec un pistolet.
Marilia va alors se confier à Véra et délivrer les lourds secrets de la famille de Robert : le suicide de son épouse et de sa fille, ce qu'est Robert pour la servante et surtout qui est Véra...








On a dit de ce thriller légèrement horrifique que c'était une excursion du maître de la Movida dans le cinéma de genre.
En fait, c'est plutôt Almodovar qui s'approprie ici certains codes du genre pour les plonger dans son univers particulier fait de TRANSgression, d'atmosphère empruntant à l'opérette, le thème de la mort, de la trahison en nous délivrant cette sorte de soap opéra morbide de premier ordre.
Dans cette histoire, adaptation d'un roman français  "Mygale" de Thiery Jonquet, pratiquement tout les personnages ont un grain, une maladie mentale qui fait qu'à un moment ça va disjoncter.
Banderas incarne un sociopathe de premier ordre dans le rôle du chirurgien fou, signant alors son retour dans le giron du Pedro après son excursion chez les yankees. La fidèle Marisa Paredes incarne la servante aux lourds secrets et bien sûr Elena Anaya ainsi que Jan Cornet qui jouent...je vous laisse découvrir.
Le seul bémol que je mettrait à ce film admirable est le secret/coup de théâtre qui arrive un peu tôt dans l'histoire, au trois-quarts du métrage, ce qui fait que l'on devine comment va être la fin de l'histoire.
Cette "Peau Que J'habite" est un des meilleurs Almodovar, qui me fait penser à ce qu'à fait Lars Von trier avec "Antichrist" en 2009, sublimer un genre en dynamitant ses codes, en l'incorporant dans l'univers d'un maître du cinéma, un peu comme une greffe en fait.


















samedi 3 juin 2023

MADRES PARALELAS DE PEDRO ALMODOVAR 2021

 







Synopsis :

L'histoire de deux mères qui se rencontrent dans la maternité où elles attendent pour accoucher :

Janis a presque 40 ans, est photographe et attend une fille d'un anthropologue marié qu'elle a rencontré un an avant, qui va l'aider à organiser des fouilles dans son village natal décimé par les phalangistes pendant la guerre d'Espagne.
Ana est une jeune fille habitant chez sa mère actrice, elle ne connait pas le père de sa fille (on apprendra ensuite qu'elle s'est fait violer) et ne sait pas ce qu'elle veut faire de sa vie.

L'histoire de ses deux mères parallèles vont se rejoindre dans un coup de théâtre très Almodovarien…












Almodovar nous livre une histoire dont il a le secret avec cette œuvre qui part sur une ambiance thriller (à la moitié de l'histoire on a l'impression de partir sur quelque chose comme "Jeune Femme Partagerait Appartement" de Schroeder) mais qui nous emmène ensuite sur un chemin plus convenu sous fond de rappel historique sur les victimes oubliées de la guerre civile.
L'histoire embrasse également la cause du féminisme, mais pas celui bas du front des néo féministes misandres, ici en un discours plus nuancé et inclusif comme on dit maintenant.
Pénélope Cruz est une fois de plus inoubliable, portant une fois de plus le film sur ses jolies épaules couleur miel.
Le maître de la Movida est le meilleur, avec Bergman, quand il s'agit de raconter la femme, les femmes et ici, les mères et il faut bien convenir que ces "Mères Parallèles" est un Almodovar des grands jours, presque au niveau de "Volver" ou "Julieta".






















dimanche 21 mai 2023

RIFKIN'S FESTIVAL DE WOODY ALLEN 2020

 





Synopsis :

Mort, un professeur de cinéma et sa femme Sue, une agente de comédiens vont au festival de San-Sebastian dans lequel st en compétition le film d'un réalisateur français dont s'occupe Sue.
L'épouse va passer de plus en plus de temps avec le réalisateur tandis que Mort va rencontrer une jolie doctoresse espagnole...









Allen a fait ce film comme on passe une journée au bureau, le genre de travail qu'on oublie dès que la journée est terminée.
Wallace Shawn joue le rôle que joue habituellement Woody (l'hypocondriaque en prise avec des questions existentielles) dans cette histoire de couples dysfonctionnels mille fois mieux traité dans es œuvres précédentes du réalisateur.
Le seul élément un tant soit peu remarquables est les nombreuses séquences destinées aux cinéphiles où Woody nous prouve son amour pour le cinéma européen (8 et demi, Jules Et Jim, Un Homme Et Une Femme, À Bout De Souffle, L'Ange Exterminateur, Persona, Les Fraises Sauvages et Le Septième Sceau et Citizen Kane en intrus géographique).
À voir une fois pour ensuite passer à autre chose.





















dimanche 14 février 2021

VOUS ALLEZ RENCONTRER UN BEL ET SOMBRE INCONNU DE WOODY ALLEN 2010

 





Synopsis :

À Londres, Helena s'est fait plaquer par son mari Alfie après 40 ans de mariage, le malotru voulant se découvrir une seconde jeunesse s'étant mis en couple avec une escort girl dont il est tombé amoureux.
Leur fille Sally est mariée à un écrivain en panne d'inspiration qui est obnubilé par sa voisine Indienne à tomber par terre, et commence à éprouver des sentiments pour son patron.
Helena, désespérée fréquente de plus en plus une "voyante" très compréhensive...








Cette quatrième offre d'Allen tournée à Londres, avec un casting de stars, est une comédie sans prétention qui aurait pu être agréable si on avait pas l'impression de voir un film non terminé tant les destins des protagonistes (sauf en ce qui concerne le personnage d'Helena) sont laissés en suspens en une fin qui n'en est pas une.
Reste l'interprétation toujours excellente (Naomi Watts surtout) dans les films du New-Yorkais et Freida Pinto (la voisine) qui est magnifique.
Un des (le) plus mauvais Woody Allen.

















dimanche 7 février 2021

VICKY CRISTINA BARCELONA DE WOODY ALLEN 2008

 





Synopsis :

Deux amies Américaines passent l'été à Barcelone.
Vicky est fiancée et est assez prude tandis que Cristina, une réalisatrice, est plus aventureuse en amour.
Elles se font aborder un soir par Juan Antonio, peintre et séducteur, qui leur propose un week-end à Oviedo et, pourquoi pas avoir une relation.
Vicky est choquée mais pas son amie, et pourtant...








Après la Grande Bretagne, le cinéaste pose sa caméra en Espagne pour ce triangle amoureux très inspiré où Penelope Cruz est ahurissante (elle gagnera d'ailleur un Oscar), les deux actrices Américaines font quand à elles un contraste à sa furie.
Bardem prouve qu'il peut tout jouer après le tueur halluciné des frères Coen.
Un excellent Allen, le meilleur depuis "Match Point" et une oeuvre qu'Almodovar aurait presque pu réaliser en y pensant.
















samedi 6 février 2021

MINUIT À PARIS DE WOODY ALLEN 2011

 





Synopsis :

Gil passe des vacances avec sa fiancée et sa future belle famille à Paris.
Il est scénariste à succès à Hollywood mais a des aspirations plus sérieuses et littéraires, ayant comme héros Hemingway, Faulkner, Fitzgerald et en général a toute la période de la Belle Epoque en admiration.
Gil est assez méprisé par ses compagnons de vacances et la rencontre d'un autre couple d'Américain (dont un ancien amoureux de sa fiancée, plutôt insupportable) ne va pas arranger les choses.
Un soir où il décide de flâner seul dans la ville de lumière, un peu ivre, juste quand les cloches sonnent minuit, une voiture des années 20 s'arrête et leurs occupants habillés comme à la Belle Epoque l'interpelle...








Après une série de films tournés en Angleterre, Espagne, Italie, Woody le francophile et Francophone se devait de nous honorer avec cette histoire nostalgique et un brin féérique où il se fait plaisir en donnant vie à certains de ses héros dans le Paris des années 1920.
Même si l'image qu'ont les Américains de Paris et des Français est souvent fausse (soit nous sommes tous des artistes géniaux, soit des paysans à béret avec moustache et baguette de bain) on est séduit par l'atmosphère du film qui ravira les spectateurs nostalgiques.
Un bon Allen dans l'ensemble de cette période des années 2010 où le cinéaste alternait les purges et les films plus inspirés.


















dimanche 19 juillet 2020

LE CHARME DISCRET DE LA BOURGEOISIE DE LUIS BUNUEL 1972







Synopsis :

Une bande d'amis de bourgeois dont un ambassadeur ont bien du mal à se réunir pour un diner, des éléments divers et variés, imaginaires ou réels vont s'enchaîner...





Un scénario et un film un peu moins putassier avec cette critique modérée et avec des nuances qu'est cette comédie surréaliste, enchaînant des scènes cocasses et inspirées et surtout bénéficiant d'interprètes de qualités, la plupart des fidèles du cinéaste.
Un des meilleurs Bunuel avec "Belle De Jour".












samedi 18 juillet 2020

CET OBSCUR OBJET DU DÉSIR DE LUIS BUNUEL 1977







Synopsis :

Un bourgeois Parisien tombe amoureux d'une bonne mais elle se refuse à lui, pas découragé il va tout tenter pour la posséder...





Le dernier Bunuel, légèrement surréaliste et politique avec deux actrices interprétant la bonne selon l'image qu'en a le protagoniste.
On est parfois affligé par ce couillon qui se laisse mener en bateau durant quasiment tout le film et on a souvent l'impression de voir une comédie érotique Italienne mais filmée avec plus de talent.
Les deux actrices (Angela Molina et Carole Bouquet, alors à leur débuts) sont plutôt convaincantes
Pas un chef-d'oeuvre, pour les fans inconditionnels seulement.












mardi 14 juillet 2020

TO ROME WITH LOVE DE WOODY ALLEN 2012







Synopsis :

À Rome, le destin de quelques personnages, la moitié d'Américains, l'autre d'Italiens :

Un quidam devient célèbre du jour au lendemain sans explications...
Un Américain et sa femme, en visite pour voir la future belle-famille de sa fille, découvre que le beau- père est un excellent chanteur d'opéra sous la douche...
Un architecte Américain en vacances rencontre et conseille un Romain dans ses amours...
Un jeune couple marié est à Rome pour une entrevue professionnelle avec l'oncle du mari mais l'épouse va se perdre dans la vile et l'époux va se retrouver coincé avec une call-girl qu'il n'a pas sollicité...





Le film Italien d'Allen, dans sa période Européenne, qui rend hommage à un des plus grands cinémas de l'histoire dans ce film choral écrit à la va-vite comme souvent avec le cinéaste et parfois drôle (le couple de jeune marié et l'histoire du chanteur d'opéra/croque-mort).
Pas un chef d'oeuvre mais se laisse voir.












samedi 11 juillet 2020

TRISTANA DE LUIS BUNUEL 1970







Synopsis :

Espagne, à Tolède durant les quelques années qui précédent la guerre civile, Tristana devient orpheline quand sa mère décède, elle est recueillie par Don Lope, son oncle oisif et un peu anarchique.
L'oncle et tuteur va bientôt avoir des vues sur elle et une relation quoique difficile s'engage entre la belle de 19 ans et le plus âgé Lope.
Deux ans plus tard Tristana rencontre Horacio, un peintre qui a le même âge que lui, ils entament une liaison passionnée  et s'enfuient à Madrid...






Une histoire plutôt banale de personnage Bovarien, qui rappelle les films de Jess Franco avec un peu plus d'argent et moins d'érotisme, dont le seul intérêt est la bonne interprétation des quatre interprètes principaux, l'évocation de cette période de l'Espagne et le personnage de Don Lope, archétype du bourgeois qui se prend pour un révolutionnaire.














vendredi 26 juin 2020

DOULEUR ET GLOIRE DE PEDRO ALMODOVAR 2019







Synopsis :

Salvador était un réalisateur célébré mais en raison de multiples maladies entraînant des douleurs, il ne travaille plus.
Il retrouve un acteur avec qui il s'était brouillé 30 ans auparavant, Alberto, qui l'initie à l'héroïne et qui est très intéressé par un texte auto-biographique d'Alberto...






Almodovar nous repropose un drame intimiste après "Julieta" avec ce très nostalgique film auto-biographique incarné par Banderas en sosie hypocondriaque et très impliqué.
Autant il arrive à Almodovar de rater certaines de ses comédies, autant le réalisateur semble à l'aise avec le drame, genre qu'il a toujours sublimé.
Le parallèle avec "Huit Et Demi" est à peine caché, on voit même une affiche du film de Fellini à un moment.
Un très bon film du Maître Espagnol, pas au même niveau que "Julieta" selon moi mais certains passages pourront parler à certains comme la séquence de la mère en fin de vie pour ma part.