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samedi 11 juillet 2026

LE SORELLE MACALUSO DE EMMA DANTE 2020

 





Synopsis :

La vie des orphelines Macaluso, vivant dans un appartement à Palerme, au dessus duquel vivent des pigeons qu'elles louent pour subvenir à leurs besoins.
Pendant une journée à la plage, la plus jeune d'entre elles disparaît.
On retrouve les soeurs survivantes une vingtaine d'années après. Les relations se sont tendues, l'une d'entre elles s'est mariée et a un gosse, la plus âgée est à moitié folle, une autre passe son temps au  lit avec son mec et une autre, dont on a précédemment appris qu'elle était lesbienne (elle était avec sa copine pendant le drame de la cadette), a un cancer.
On retrouve enfin les soeurs (enfin les survivantes) à la fin de leur vies, elles ne sont plus que deux et assistent à l'enterrement de la folle. L'appartement est vidé et vendu, ne restent que les souvenirs...








D'abord une pièce, son autrice se charge de l'adaptation de ce drame féminin sur la période d'une vie (les années 60 jusqu'à aujourd'hui) dans un Palerme fantasmé.
La caméra est souvent à hauteur d'épaule, filmant le corps, les rides et les larmes des soeurs interprétées par plusieurs comédiennes au fil des différents âges (sauf la cadette qui revient tel un fantôme ensuite).
Un récit sur le deuil et les conséquences souvent dommageables qui en résultent, certaines scènes sont réussies, certaines assez crues comme la dissection d'un animal ou la scène des pâtisseries (dont des cannoli, Sicile oblige). Emma Dante apporte sa sensible patte à son propre récit et certaines comédiennes sont excellentes, Serena Barone qui joue la folle m'a marqué particulièrement.
À voir en parallèle avec certains Almodovar...
















dimanche 5 juillet 2026

PARTHENOPE DE PAOLO SORRENTINO 2024

 





Synopsis :

1950, une famille aisée de Naples acceuille une fille qu'elle nomme comme une fameuse sirène.
1968, Parthenope est devenue une femme d'une beauté tellement indescriptible qu'elle est une raison suffisante pour voir ce film.
Elle est libre, intelligente, cultivée, suit des cours d'anthropologie avec son professeur misanthrope et peau de vache qui pourtant va cultiver une admiration pour elle. Le fils des domestiques de la famille est fou d'elle, comme chaque homme qu'elle rencontre et même son frère ainé est accroc, ce qui va causer sa perte.

Cette fable napolitaine, entre la capitale du sud et Capri, de l'autre côté de la baie, en passant par le bleu de la Méditerranée, la camorra, le foot et le cinéma nous est présenté par un des maîtres contemporains du cinéma vert, blanc et rouge.





 

On est en présence d'un résumé de l'art de Sorrentino qui nous offre une lettre d'amour à sa ville au pied du Vésuve. Le fantôme de Fellini est constamment présent, rappelant "La Grande Bellezza" et l'univers onirique dans lequel évolue l'héroïne rappele une sorte de "Dolce Vita" napolitaine (surtout la première heure) et parfois "Huit Et Demi" pour ses personnages iconoclastes.
Parthenope traverse la vie, l'écran tel le vent caresse un feuillage, d'une manière fugitive.
Celeste Dalla Porta, musicienne et mannequin, est la révélation du film en incarnant la beauté mélée à l'intelligence, nappée avec goût par le suffisant de mélancolie qui sied à un grand personnage.
Stefania Sandrelli incarne le personnage en 2003 qui partira de sa ville lors de la célébration du titre du Napoli.
Gary Oldman joue un écrivain alcoolique et Silvio Orlando (sorte de croisement entre Droopy et Keith Moon) joue le professeur sévère qui servira de modèle à Parthenope.
Ce film est un délice pour les yeux (et pas seulement à cause de l'actrice), une véritable définition de ce qu'est le cinéma italien, le genre d'oeuvre qui aurait reçu une Palme d'Or dans les années 60 mais malheureusement nous sommes aujourd'hui.

Merci Sorrentino pour maintenir le cinéma que nous aimons à flots.














dimanche 28 juin 2026

PORTIER DE NUIT DE LILIANA CAVANI 1974

 





Synopsis :

Vienne 1957,
Max est un ancien socialiste nationaliste ayant sévi dans des camps. Il travaille comme portier de nuit dans un hôtel de luxe et attend son procès dans l'espoir d'une réhabilitation de ses crimes lors du troisième reich.
Une femme arrive à l'hôtel avec son mari chef d'orchestre, que Max reconnait immédiatement et inversement : elle fut une prisonnière d'un camp dans lequel Max officiait en tant que médecin où les deux deviendront amant dans une relation sadomasochiste.
Un moment de trouble passé, ils vont se retrouver comme avant mais les amis de Max, nazis également, ne vont pas l'entendre de la même oreille...







Ce premier film de ce qu'on appelera la nazisploitation, sous genre du bis italien mélangeant nazi et sexe (une sorte de perversion/déviance  à rapprocher de la fascination qu'ont certaines femmes pour les tueurs et violeurs en série), fait penser à un croisement entre "Les Damnés" de Visconti (Bogarde et Rampling), certains films de Paul Morrissey, Fassbinder et les pires Pasolini ("Porcherie" et "Salò").
Sauf qu'ici on est en présence d'un film adulte, intellectuel et maîtrisé, avec toujours un certain raffinement : Dirk Bogarde et Charlotte Rampling (au sommet de son charme hypnotique), ainsi que Gabriele Ferzetti et Philippe Leroy portent le récit vers le haut, le tout filmé avec goût et une certaine noirceur.
Charlotte Rampling fait penser à la Dietrich dans la fameuse scène où elle chante.
On est ici en présence d'une oeuvre plutôt fascinante, et il faut le dire, de premier ordre, jamais vulgaire et encore moins trash comme on aurait pu s'y attendre.
Je viens de revoir ce film que j'avais découvert naguère en une autre ère et la seule chose qui m'a dérangée a été la version anglaise (une version allemande aurait été plus appropriée) puisque le film présente des personnages allemands/autrichiens évoluant à Vienne.
À part celà, ce "Portier" est une délicatesse à consommer sans arrière pensée.
















dimanche 7 juin 2026

PRIMA LA VITA DE FRANCESCA COMENCINI 2024

 





Synopsis :

L'histoire d'une fille et d'un père realisateur dans l'Italie des années 70, du tournage du film "Pinocchio" en passant par les années de plomb et l'épisode Aldo Moro, la drogue puis la renaissance par le cinéma.
C'est surtout l'histoire de la réalisatrice avec son père Luigi Comencini, la mise en abyme parfaite...







La réalisatrice, qui a commencé à tourner en 1984, décide donc de conter la relation priviligiée qu'elle a eu avec un des maître de la comédie à l'italienne. Une déclaration d'amour au cinéma avec de nombreux extraits dont "Païsa" de Rossellini, "L'enfance Nue" de Pialat ou "L'atlantide" de Pabst qui illustrent les bienfaits du septième : "quand je regarde un film, ça me permet de m'évader" comme le dit le personnage de Comencini père.
Un bon film sur la relation père/fille : celle d'un homme progressiste qui est très libéral avec sa fille qui deviendra toxicomane et extrémiste à la fin des années 70, la désillusion, l'exil à Paris et la guérison par le cinéma et l'amour filial au début des années 80.
La fille a hérité du talent de son père et nous régale avec cette histoire touchante qui gagnera le Ruban d'argent du meilleur film en 2025.















dimanche 24 mai 2026

L ' ASSASSIN DE ELIO PETRI 1961

 






Synopsis :

La police débarque un matin chez Martelli. Après quelques questions, il est emmené au poste. Il apprendra qu'il est accusé d'avoir assassiné sa maîtresse qui était aussi sa créancière.
On apprendra au fil du récit que cet antiquaire est un magouilleur sans beaucoup de scrupules, se servant des femmes pour réussir.
Un interrogatoire oppressant aux airs Kafkaiens va faire vasciller Martinelli, le "briser" mais un coup de théâtre se prépare...








Ce premier film de Petri (inédit en France jusqu'en 2011) fait penser au début à un autre réalisé 10 ans après, "Détenu En Attente De Jugement" de Nanni Loy avec un Sordi étonnant. On pense à Kafka bien sûr et voir Mastroianni dans un rôle gris tendance noir est toujours plaisant.
La principale qualité de cette oeuvre est qu'on a l'impression que le personnage se fait avoir, et le spectateur aussi, que tout est faux, une mise en scène : en quelque sorte une mise en abyme. La fin cynique est assez marquante, soulignant s'il le fallait le pessimisme de l'histoire.
Un bon début, même si le Petri a fait beaucoup mieux par la suite.


















samedi 23 mai 2026

LES FLEURS DU SOLEIL DE VITTORIO DE SICA 1970

 






Synopsis :

Le milanais Antonio et la napolitaine Giovanna se rencontrent pendant la guerre, s'aiment et se marient, ce qui donne à Antonio un sursis de 12 jours avant de partir au front. Les jeunes mariés décident ensuite d'organiser un subterfuge pour faire croire qu'Antonio est devenu fou mais se font pincer, ce qui fait que le jeune homme est obligé de partir sur le terrible front russe.
La guerre finie, aucune nouvelle d'Antonio et personne ne sait si il est vivant ou pas.
Giovanna, persuadée que son mari est encore vivant, décide de partir à sa recherche, en URSS, après la mort du révolutionnaire humaniste qu'était Staline.
Après de longs jours, elle finit par le localiser, découvrir qu'il a refait sa vie et qu'il a une petite fille.
Giovanna, le coeur meurtri, revient précipitament en Italie sans même lui avoir parlé mais Antonio est bouleversé en la voyant.
Les deux êtres vont-ils se retrouver ? Giovanna va-t-elle pardonner à son mari ?








La Loren et le Marcello, c'est une quinzaine de films ensemble (un record ?) dont certains, tous des classiques, réalisés par Vittorio De Sica qui ne sait apparement pas faire de mauvais film.
La narration utilise de nombreux flashbacks, en passant de la comédie pour finir sur un ton beaucoup plus grave.
Le début, celui des amours heureux ressemble, à "Hier, Aujourd'hui, Demain" ou "Mariage À l'italienne" de Sica et la fin fait penser au futur "Une Journée Particulière" de Scola.
La Loren, toujours vivante au moment où j'écris, est un miracle sur patte, l'incarnation féminine de l'Italie : un feu d'artifice, le Vésuve, l'Etna, Stromboli, la beauté et le feu.
Marcello interéagit tellement bien avec Sophia qu'on a l'impression de voir un authentique couple, tout est naturel et fluide entre les deux comédiens. De Sica n'a finalement qu'a faire tourner la caméra et la magie est là.
Ces "Fleurs Du Soleil" (les tournesols quoi !) sont encore, de plus, un autre monument de ce réalisateur cher à mon coeur, qui nous dira adieu quatre ans plus tard.
Et une mention spéciale à la merveilleuse musique de Mancini qui est la sauce nappant le tout.







 







dimanche 15 mars 2026

SEDUITE ET ABANDONNEE DE PIETRO GERMI 1964

 






Synopsis :

La Sicile,
Un lieu réputé pour ses cannoli, son volcan, sa cosa nostra et surtout pour son progressisme, son modernisme et pour être toujours à la pointe du féminisme...bref un pays méditerranéen.

Ascalone est un rupin respecté dont une des filles est promise à Peppino. Mais celui-ci séduit et viole la soeur cadette de sa fiancée : la belle Agnese qui tombe enceinte.
Cela finit par se savoir, Peppino refuse d'épouser Agnese car elle n'est plus pure, ou intacte après vérification de son intimité.
Le patriarche Ascalone demande à son fils de tuer Peppino pour l'honneur et surtout retrouver une certaine respectabilité dans le village mais de nombreux problèmes vont s'accumuler pour le plaisir du spectateur...





 


Deuxième volet d'une trilogie sur les mœurs siciliennes moyenâgeuses après "Divorce  À L'italienne" et avant "Ces Messieurs Dames" (qui se passe à Venise), cette comédie est peut-être encore plus aboutie que son prédécesseur.
La distribution, dont une grande partie est sicilienne, et donc l'interprétation est parfaite : Saro Urzi et ses faux airs de Raimu sera récompensé pour son rôle du patriarche qui osera tout pour garder le respect de ses pairs, Leopoldo Trieste joue l'idiot habituel, Aldo Puglisi hérite du rôle clé du séducteur par qui le scandale arrive, le grand Lando Buzzanca, aux faux airs d'Aldo Maccione, joue le frère idiot et Stefania Sandrelli incarne la victime de la connerie locale.

En Italie, quand on veut faire rire sans risque, on prend des gars du sud (de Rome) encore dans leur jus et le résultat est très souvent là comme ce classique de la comédie à l'italienne présenté ici.






 










samedi 28 février 2026

PAR-DESSUS LES MOULINS DE MARIO CAMERINI 1955

 





Synopsis :

Au Royaume de Naples, au XVIème siècle, du temps de la domination espagnole,

Le gouverneur fait pleuvoir des taxes plus qu'il ne pleut sur les récoltes des gueux qui n'ont que leur yeux pour pleurer ; et encore les larmes étant aussi taxées...
Quelques privilégiés échappent néanmoins à cette abomination fiscale comme le meunier Luca qui organise des fêtes pour les notables et les nobles locaux comme le gouverneur lui-même qui est fou de sa femme plantureuse au physique de Sophia Loren.
Lors d'une fête populaire d'un saint patron, Lucas se fait arrêter, jaloux que tout le monde reluque sa femme.
Le gouverneur voit là un prétexte pour faire chanter la femme du meunier et coucher avec elle.
Différents quiproquos vont ensuite s'enchainer pour le plaisir du spectateur...





 


Cette comédie, dans le style de la série "Pain, Amour et Fantaisie" (avec De Sica également et dont le troisième épisode est avec la Loren, filmé la même année) est un des quinze films que tournera le duo Loren/Mastroianni.
On sourit, Vittorio De Sica, Mastroianni et les autres s'en donnent à cœur joie et la Loren est un délice qui fait saliver les hommes tout en les faisant rire car elle est une grande actrice.
Les quiproquos sont sympathiques et le récit n'hésite pas à aborder un thème social : la fiscalité débridée saignant les pauvres hères à l'heure de l'ancien régime.
Une heure et demi sympathique et un divertissement familial.













Le film en italien, on peut le voir aussi sur Arte en VOSTFR en ce moment :






lundi 2 février 2026

EXECUTIONS DE ROMOLO GUERRIERI 1969

 





Synopsis :

Un flic solitaire et à la limite de la légalité, travaillant au service de l'immigration, est engagé par un avocat pour expulser la petite amie de son fils. L'assassinat d'un producteur de disques se produit en même temps. 
Le flic va découvrir le lien entre le fils de l'avocat, sa petite amie, le producteur, un photographe, une chanteuse, l'héroïne, et la belle et sombre épouse de l'avocat...








Guerrieri venait de réaliser ce qui est devenu un classique du Giallo avec "L'adorable Corps De Deborah" et le moins que l'on puisse dire sur ce Poliziottesco est qu'il flirte de temps en tems avec le Giallo.
Franco "Django" Nero incarne ce flic naviguant constamment dans la zone grise (il n'hésite pas a faire chanter ces propres employeurs ou a menacer de mort les témoins), bref un personnage typique de ceux présentés à l'époque dans le cinéma du Nouvel Hollywood.
Le mannequin brésilien Florinda Bolkan, qui deviendra une figure du cinéma de genre italien, dit cinéma bis italien, y tient son premier rôle (clé) d'envergure où elle y donne beaucoup d'elle et qui fera beaucoup pour sa carrière.
Les filles sont jolies, parfois dévêtues et l'une d'entre elles est jouée par une Laura Antonelli encore verte.
Ce qui fait de ce poliziottesco une œuvre remarquable est aussi sa fin nihiliste qui rappelle aussi le Nouvel Hollywood (tout le monde se souvient de la fin de "Dirty Harry"), une fin choquante est toujours un gage d'éternité.









 







dimanche 1 février 2026

JEUNESSE PERDUE DE PIETRO GERMI 1948

 





Synopsis :

Une série de braquages, dont certains se terminant mal, donne du fil à retordre à la police. Bientôt un suspect est identifié comme un fils de bonne famille, étudiant à l'université.
Un jeune flic se fait passer pour un étudiant, rencontre la jolie soeur du suspect dont il va tomber amoureux.
Le policier est partagé par son amour pour la jeune femme et l'enquête sur l'inquiétant frangin...





 

Le deuxième film de Germi, tourné dans une Italie alors encore exsangue (voir les films de Rossellini et De Sica pour comprendre) est co-écrit avec le réalisateur, Mario Monicelli, Antonio Pietrangeli et l'excellent acteur Leopoldo Trieste, autant dire que ça partait plutôt bien au départ.
Ce poliziottesco qui n'en est pas un, pas plus qu'un film néoréaliste, est un modèle de film noir, influencé par les américains (la chanteuse du cabaret a un petit air de Lauren Bacall) mais aussi par les français.
Massimo Girotti, alors un des plus populaires acteur italien, incarne le flic essayant de coincer un jeune psychopathe incarné par le français Jacques Sernas qui est ici très impressionnant en vampirisant presque le film de sa présence, même si bien sûr il y est ici doublé.
L'œuvre a un fond légèrement politique en faisant le lien entre criminalité et bourgeoisie, ce qui est à peu près la seule chose qu'on pourrait reprocher à ce Noir italien qui n'est donc pour cette raison pas un film néoréaliste et aussi parce que les acteurs sont professionnels.
Un excellent polar de 77 minutes que je viens de voir pour la première fois, réalisé 20 années avant le Poliziottesco qui sera plus dans un genre commercial/action/cinéma bis de qualité.





 










samedi 31 janvier 2026

LES JEUNES MARIS DE MAURO BOLOGNINI 1958

 





Synopsis :

Une bande de jeunes bourgeois mènent la belle vie dans une ville de Toscane, draguant des filles de leur rang ou allant s'encanailler avec des prostituées, passant leur temps à boire ou faire les 400 coups.
L'un d'entre eux décide de se marier/suicider, ce qui résultera un éloignement (temporaire) de ses amis.
Ils se retrouveront, d'autres franchiront aussi le pas. La jeunesse ne dure qu'un temps, le temps de l'existence...







Un film typique de l'époque (la vie des babyboomers alors dans leur vingtaine), d'ailleurs il y a Gérard Blain qui jouera dans de nombreux films de ce genre ("Le Beau Serge", "Les Cousins" de Chabrol).
On pense au "Vitelloni" de Fellini au début et à la fin de l'histoire, quand les personnages sèment la terreur dans les rues désertes et endormies. 
Le scénario est dû en partie à Pasolini qui n'épargne pas la bourgeoisie dans laquelle évolue l'histoire, même si on est globalement dans la comédie romantique.
Le tout est plaisant même si on n'est pas en présence d'un chef-d'œuvre non plus, les personnages sont suffisamment attachants pour susciter l'intérêt du spectateur.

















samedi 17 janvier 2026

CORPO CELESTE DE ALICE ROHRWACHER 2011

 





Synopsis :

Martha est une jeune fille de presque 13 ans, ayant vécu la majeure partie de sa vie en Suisse.
De retour dans sa Calabre natale, avec sa famille, elle découvre un autre monde dans cette région du tiers-monde d'Italie du Sud, domaine de la 'Ndrangheta et de la bondieuserie.
Elle se prépare à sa confirmation en suivant les cours de catéchisme professés dans un style moderne (musique New-Age, ateliers artistiques) tandis que des élections se préparent.
Martha est proche de sa mère mais a des conflits avec sa soeur ainée plus affirmée.
Ce film nous propose de suivre le passage de l'héroïne dans le monde adulte...




 


Le premier film de la soeur d'Alba Rohrwacher, une des actrices italiennes les plus importantes de ces 20 dernières années.
Le style est très naturaliste, filmant l'alors débutante Yile Vaniello très près d'un corps parfois dévêtu mais toujours de manière pudique.
Une histoire de rituel de passage à l'âge adulte, donc, d'une jeune fille en jeune femme qui se coupera les cheveux et se rebellera, dira "non" et saignera pour la première fois.
Le parallèle religion/politique/boniments est assez présent mais la place est laissée au spectateur pour se faire sa propre idée du propos, ce qui est appréciable.
Le style est assez déroutant au début mais une fois qu'on s'est attaché à l'héroïne, le film est assez intéressant.
Une œuvre prometteuse d'une réalisatrice qui essaie de se mettre dans les pas de son ainée Lina Wertmüller, pionnière en la matière.


















vendredi 16 janvier 2026

LES MERVEILLES DE ALICE ROHRWACHER 2014

 





Synopsis :

En Ombrie, dans les années 90, 

On suit une famille qui vit en marge de la société, vivant du produit de l'apiculture, mené par un bizarre patriarche un peu pazzo comme on dit là-bas.
Une équipe de télévision débarque pour organiser une émission concours sur les produits régionaux et la civilisation étrusque.
La famille est menacée d'être expulsée de sa maison. Elle prend un  adolescent délinquant, qui ne parle pas, en tant que famille d'accueil  pour se faire quelques sous.
Le père refuse de s'inscrire au concours mais sa fille aînée décide de passer outre...








Deuxième film de la soeur d'Alba Rohrwacher qui joue ici le rôle de sa/la mère dans l'histoire, car c'est effectivement une sorte de récit autobiographique de la famille Rohrwacher.
Le style est expérimental, entre du Fellini et du Dogme 95, reproduit de manière assez bizarre mais certains plans sont très réussi dont ceux du tout début et de la toute fin (film circulaire ?)
Les comédiens, professionnels ou non, sont inspirés par l'histoire et surtout la petite qui joue le rôle de Gelsomina/Alba qui est le rôle principal du récit.
Monica Bellucci joue la présentatrice/fée/sirène qui va inspirer le personnage clé du film.
Ces "Merveilles" sont avant tout destinées à un public de cinéphiles de part son style autistique, peut-être aussi quelques ours mal léchés attirés par le miel familial.