Synopsis :
Après une introduction à la Lynch,
En Ecosse, un motard s'arrête au bord d'une route, on le voit transporter le cadavre d'une jeune femme dans une camionnette garée à côté. Dans celle-ci se trouve une jeune femme nue qui se vêt de la tenue de la morte.
On retrouve la jeune femme dont on apprendra qu'elle s'appelle Laura, conduire la camionnette et passant son temps à racoler et rabattre des jeunes hommes qu'elle amène "chez elle" où ils rentrent dans une pièce noire et s'enfoncent dans une sorte de liquide de la même couleur sans qu'ils s'en rendent compte. Ils se vident petit à petit jusqu'à ce qu'il ne reste que la peau.
Laura est insensible au sort de ces victimes et semble ne pas être humaine mais quand elle épargne un jeune homme atteint de neurofibromatose (comme son interprète), elle va devenir elle-même une proie poursuivie par ses "anges gardiens" à moto...
Ce film mélangeant fantastique, science-fiction et horreur, rappelant un croisement entre du Cronenberg et du Lynch, à une sorte de "Trainspotting" mélangé à "Suspiria" est devenu au fil du temps assez mythique jusqu'à être considéré comme un des meilleurs de ce siècle.
L'introduction est du pur Lynch comme je l'ai dit (qui rappele le futur épisode 8 de la troisième saison de "Twin Peaks") puis on plonge dans le "body horror" à la Cronenberg, accompagné par une musique d'ambiance sombre, mettant mal à l'aise.
Scarlett Johansson incarne, au propre comme au figuré, cette créature qui va finir par se fissurer, au propre comme au figuré, en tentant de trouver son humanité. Elle porte le récit sur ses épaules en étant de presque tous les plans et le spectateur essaie à travers elle de percer les nombreux mystères parsemés pendant 100 minutes.
Un film qui marque son spectateur et témoin est une oeuvre réussie, et il n'y en a finallement pas tant que ça dans l'histoire du Septième.
Pour public averti et non sensible.




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