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samedi 6 juin 2026

LES MYSTERES D'UNE ÂME DE GEORG WILHELM PABST 1926

 






Synopsis :

Un chimiste habite avec sa femme dans une maison cossue.
Un beau matin, alors qu'il était en train de raser quelques poils sur la nuque de son épouse, un meurtre est commis dans la maison d'à côté...avec un rasoir.
Le même jour, il apprend que le cousin de sa femme revient d'un long séjour à l'étranger et va passer quelques jours chez lui.
La nuit suivante, il fait un cauchemar qui le traumatise si bien que dès lors, il lui est impossible de tenir un couteau.
Alors qu'il commence à devenir cinglé, il décide de consulter un psychanalyste pour comprendre le pourquoi du comment...





 

Le futur réalisateur de "Loulou" nous propose ce qui est un, voir le premier film présentant la psychanalyse, alors très à la mode à l'époque et dans le coin. Le récit, d'ailleurs, se passe en Bavière, près de l'Autriche et de son célèbre Freud et est en partie basé sur des cas réels qu'on connu deux psychanalystes d'alors.
Si le fond est un ramassis de conneries, une propagande pour l'arnaque qu'est la psychanalyse, la forme est quant à lui très avenante surtout dans ses parties oniriques qui rappellent parfois le futur David Lynch.
Ce thriller fantastique est plutôt agréable à regarder, même si la version que j'ai vue est plus appréciable avec le son coupé, à cause de la musique concrète bien casse pied qui sert à accompagner les images.
















samedi 8 novembre 2025

LA PEUR DE ROBERTO ROSSELLINI 1954

 





Synopsis :

En Allemagne, au début des années 50,

Irène est une cheffe d'entreprise dirigeant un laboratoire, elle est mariée et a deux enfants.
Elle a une liaison avec un musicien tout en se sentant un peu coupable.
Un soir, de retour chez elle après avoir ramené son amant, une femme l'aborde, se présentant comme l'ancienne compagne de l'amant et menace de tout raconter à son mari.
Le chantage se fait de plus en plus pressant, la femme demandant de plus en plus d'argent.
Pour Irène, le poids de ses mensonges commencent à la dévorer de plus en plus...







Rossellini adapte "La Peur" de Stefan Sweig en filmant son Ingrid Bergman qui est de pratiquement tous les plans.
L'histoire est originale du fait de la confrontation entre deux femmes dont une épouse qui a réussi et se permet une vie plutôt libérée et une autre manipulatrice/manipulée.
On est en présence d'un très bon thriller agrémenté de fulgurances sur certains plans, Hitchcock n'est pas loin, le suspense est alimenté par la caméra au plus près du visage inquiet de la belle suédoise qui est parfaite comme toujours.
Le seul truc qui m'a dérangé est le coup de théâtre qui arrive un peu tôt (la révélation aurait eu plus de force par la maîtresse chanteuse de mon point de vue) mais les dix dernières minutes constituent un grand moment de cinéma grâce à Ingrid.
Ce dernier Rossellini/Bergman est à l'image des précédents, un classique, du travail d'orfèvre pour gourmets.
















mercredi 13 août 2025

L'AMI AMERICAIN DE WIM WENDERS 1977

 





Synopsis :

Zimmermann est un encadreur suisse qui vit à Hambourg avec sa femme et son fils, il est atteint d'une leucémie incurable.
Tom Ripley, le fameux et talentueux magouilleur américain, vit aussi dans le port allemand. Les deux se rencontrent (Zimmermann est d'abord très méfiant) et Ripley propose à l'encadreur de rencontrer un français, Minot, pour un boulot qui consiste à tuer un homme en échange d'une très grosse somme d'argent.
D'abord réticent, Zimmermann accepte de se rendre à Paris exécuter le contrat, manipulé par Minot.
L'assassinat se déroule tant bien que mal et Zimmermann retourne chez lui sans être inquiété plus que ça. Mais Minot ne veut pas en rester là et lui propose un autre meurtre...








Wenders s'internationalise pour la première fois en adaptant le roman de Patricia Highsmith ayant pour héros Tom Ripley qu'on connait bien en France, "Plein Soleil" bien sûr...
L'histoire, dans sa grande partie, fait penser à "Meurtre D'un Bookmaker Chinois" de Cassavetes  (Wenders lui avait proposé d'ailleurs d'incarner Ripley) : c'est-à-dire l'histoire d'un gars, dont ce n'est pas le métier, devant tuer quelqu'un en faisant face au stress qui en découle.
On est en présence ici d'un film de cinéphile : le défilé de caméos de réalisateurs (Fuller, Blain, Eustache, Nicholas Ray et Hopper), la narration parfois zigzagante et l'utilisation du temps de manière  élastique.
Dennis Hopper joue Ripley en apportant sa patte habituelle de cinglé halluciné habituelle à son jeu, Ripley devenant l'ange gardien (du désir ?) de Zimmermann joué par un des meilleurs acteurs européen, le suisse Bruno Ganz, toujours juste et émouvant.
Liza Kreuzer, égérie et habituée du cinéma de Wenders joue l'épouse effacé de l'encadreur.

"L'ami Américain" est une œuvre remarquable et remarquée, typique du cinéma des années 70, un thriller intimiste, assez sombre (comme la ville de Hambourg par ailleurs) mais illuminé par le jeu humain de Bruno Ganz.
Un des meilleurs Wenders.















lundi 10 mars 2025

BAGDAD CAFE DE PERCY ADLON 1987

 





Synopsis :

Dans le désert des Moyaves, entre la Californie et Las Vegas, un couple de bavarois a une dispute. L'épouse prend sa valise et quitte son mari.
Livrée à elle-même, Jasmin échoue dans un motel au bord de la route, le Bagdad Café, tenu par une femme, Brenda, et ses deux enfants qui vient d'être quittée par son mari. D'autres personnages sont les habitués du lieu comme un peintre bizarre, une tatoueuse et le serveur indien avec un poil dans la main.
Jasmin la sculpturale bavaroise et la toujours en rogne Brenda vont essayer de s'apprivoiser et reconstruire leurs vies...





   


L'œuvre la plus connue d'un réalisateur allemand qui l'est moins, une sorte de comédie poétique et surréaliste à propos de deux femmes que tout sépare à part leur misère.
Ce "Bagdad Café" ne ressemble a rien qu'on ait vu auparavant : le réalisateur nous présente sa muse, une bavaroise plus vraie que nature qui trouve là le rôle de sa vie et qui est de beaucoup dans la qualité du film.
Nous avons Jack Palance dans un rare rôle de gentil et enfin CCH Pounder, qui fera carrière dans des séries comme "Urgences" ou "The Shield", qui joue ici la tenancière acariâtre du café désert de ce désert.
C'est difficile de décrire cet OFNI qui se vit plus qu'il ne se regarde ou se décrit et qui influencera un certain cinéma dans les années 1990, on pense à Lynch mais aussi "Arizona Dream" de Kusturica ou même certains Kitano de l'époque comme "Sonatine".


















lundi 6 janvier 2025

LE RUBAN BLANC DE MICHAEL HANEKE 2009

 





Synopsis :

En Allemagne, entre 1913 et 1914, d'étranges évènements ont lieu dans un village où une sorte de féodalité a toujours cours et la religion fait office de loi.
Pour commencer, le médecin du village est victime d'une chute de cheval provoqué par un câble tendu intentionnellement, ensuite une femme meurt dans une chute, puis c'est le fils du baron qui est enlevé et violement fouetté.
On ne sait pas qui est à l'origine de ces faits sordides : 
Les adultes qui sont autant de tartuffes déviants ou les enfants brimés par leur géniteur voire pire ?









Le très original et clivant Haneke nous propose cette histoire écrite par lui-même, filmé d'une manière qui rappelle Bergman et Bresson.
Au fur et à mesure du film,  on pense au "Village Des Damnés" pour les enfants bizarres, à "Breaking The Waves" pour la religion aliénante et obscurantiste, "L'arbre Aux Sabots" et encore à certains Bergman.
La propension du réalisateur à la déviance et aux sujets tabous est ici encore de mise : la morale immorale, l'inceste, la religion vecteur de bien de perversions.
Dans ce récit, peu de personnages sont préservés du funeste destin que leur promet leur éducation : l'instituteur/narrateur et sa promise, la baronne, le fils handicapé qui sera une des victimes mais c'est à peu près tout ; la plupart sont pourris jusqu'à la moelle.
Un bon Haneke, réservé à un public averti comme la plupart de ses œuvres, et qui est la Palme d'Or 2009.



















mercredi 30 octobre 2024

ARSENE LUPIN 1971 PUIS 1973/74

 





Synopsis :

Pendant les Années Folles, Arsène Lupin semait la terreur chez les nantis, les parvenus en les cambriolant de manière de plus en plus flamboyante, et ce sans faire couler le sang.
Malin comme un singe, expert en déguisement et aussi charmeur, voici donc les aventures de l'Arsène et de son fidèle compagnon Grognard, en France mais aussi dans divers pays d'Europe.








Cette série de deux saisons est la plus fameuse du héros de Maurice Leblanc.
Arsène Lupin s'inscrit dans la continuité de personnages réels ou imaginaires comme Cartouche, Mandrin, le Vautrin de Balzac, Edmond Dantès de Dumas ou Jean Valjean de Hugo.
À l'époque de sa première diffusion, il n'y avait que deux chaines de télévision et "Arsène Lupin" fut alors un succès remarquable, faisant rentrer le personnage dans le patrimoine national, ainsi que Georges Descrières.

Descrières est l'atout principal de cette série, ce gars est capable de jouer différents personnages dans un même épisode, prenant des voix et accents différents sous un maquillage pourtant assez sommaire.
Le comédien bordelais porte souvent à lui tout seul certains épisodes plus portés sur la comédie, surtout ceux nombreux qui se passent à l'international, surtout en Allemagne (alors RFA lors du tournage).
Yvon Bouchard est le seul, avec Descrières, à apparaître dans chaque épisode, incarnant le personnage de Grognard, majordome, confident, complice et ami du héros. Bouchard fait un excellent boulot et se hisse souvent au niveau du bordelais.
La musique de Bourtayre et les deux chansons interprétées par Dutronc sont mythiques.
On a l'occasion d'admirer certaines comédiennes comme la britannique Prudence Harrington (qu'on a pu voir dans "Les Brigades Du Tigre"), Thérèse Liotard, Nicole Calfan ou le chef-d'œuvre de beauté nommé Corinne Le Poulain (je me rappelle certains épisodes de "Sam Et Sally", avec Descrières encore, qui provoquaient en certain émoi chez le gamin que j'étais)

Cette série comporte néanmoins certains points négatifs :

Les invraisemblances comme le fait que le commissaire Guerchard, joué par un très bon Roger Carel, ne reconnaisse jamais Lupin sous ses déguisements alors que Lupin ne se sépare jamais de sa bague en or à sa main gauche et que le spectateur reconnaisse le personnage immédiatement à cause des maquillages sommaires, justement.
Le doublage sur la moitié des épisodes, ceux se passant hors de France et les mêmes souvent où le scénario est le plus bâclé et porté sur la comédie. Dès que j'entend un comédien doublé, j'arrête d'écouter ce qu'il dit (enfin, le gars qui parle à sa place) et débranche mon cerveau, c'est automatique, orthodoxie et puritanisme oblige.
L'identité du "coupable/méchant/conspirateur" est souvent assez téléphoné, j'aime bien être surpris, dérouté, un bon coup de théâtre est souvent mémorable.

Que dire de cette série vu par un cinéphile de 52 ans par rapport au souvenir que j'en avais dans les années 1970 ?

Je suis un peu déçu dans l'ensemble, comme quand j'ai revu "Les Brigades Du Tigre" ou "L'île Au Trente Cercueils"(épisode de Lupin d'ailleurs mais sans Lupin dans la série) : l'œil un peu plus expert, ayant vu des milliers et milliers de films, épisodes de série, on reste dans la production familiale, qu'on regardait le soir devant une assiette de soupe de légume faite par la maman depuis décédée ou devant le gigot du dimanche (bonjour Piccoli !), le Beaujolais coupé à l'eau et la tarte au sucre (spécialité de Pérouges).

Reste Descrières, Carel, une certaine liberté, insouciance, joie de vivre inhérente à cette époque bénie des trente glorieuses, où le soleil brillait pour nous tout seul, où on était content de se coucher le soir parce que demain serait mieux, où les sourires étaient tant horizontaux que verticaux.

...et puis Corinne Le Poulain.























lundi 5 août 2024

LE CABINET DU DOCTEUR CALIGARI DE ROBERT WIENE 1920

 





Synopsis :

Un jeune homme raconte une histoire à son vieil ami :
Un certain docteur Caligari arrive en ville pour exposer sa sensation à la foire locale, un somnambule devin.
Peu après une série de meurtres terrorise la ville, dont une victime est l'ami du narrateur et aussi rival amoureux.
On soupçonne bientôt le somnambule...








Comme dans la plupart des films expressionnistes, on est immédiatement frappé par la beauté des décors (très importants ici), des maquillages et de l'image monochrome filtrée en vogue alors.
Chaque image ressemble à un tableau de maître, de fait l'histoire ici assez tordue, devient très secondaire car on est en présence d'une œuvre inoubliable, sorte de friandise pour les yeux.
L'histoire d'ailleurs vogue entre le fantastique et le policier ; on a parlé de film d'horreur et que même ce serait le premier ce qui est faux bien sûr.
Ce "Cabinet" est un peu comme le futur "Homme À La Caméra" de Vertov ou les films de Murnau, une œuvre avant-gardiste, ramenant la plupart des films suivants à des vidéos de vacances filmées en super 8.
Une très bonne porte d'entrée dans le monde du muet.













Et le film en entier avec intertitres traduits en français, pendant qu'il est disponible :









dimanche 4 juin 2023

1900 DE BERNARDO BERTOLUCCI 1976

 





Synopsis :

L'histoire de l'Italie de 1901 à 1945 vu à travers le prisme d'une exploitation agricole dont les propriétaires sont la famille Berlinghieri qui emploient des paysans pauvres.
L'enfance d'Alfredo, le petit-fils du propriétaire et celle d'Olmo, fils bâtard d'une famille de paysans qui vont néanmoins devenir ami et qui seront séparés par la Grande Guerre puis la montée du fascisme à partir du début des années 1920 jusqu'à la libération et les règlements de compte.











Bertolucci continue ce qu'il avait commencé avec "Le Conformiste" en racontant la période Mussolinienne avec cette fresque de plus de 5 heures au casting impressionnant (De Niro, Depardieu, Lancaster, Sutherland, Dominique Sanda, Stefania Sandrelli, Laura Betti, Romolo Valli et Alda Valli).
Dans la première partie, Bertolucci fait du Fellini (en moins bien) avec des séquences absurdes qui ne servent juste qu'à impressionner tandis que dans la deuxième partie, le réalisateur fait du Pasolini (en moins bien encore) en enchaînant le sexe trash et quelques séquences gore et sanglantes qui sont inutiles.
Sutherland incarne un fasciste tellement caricatural, à coup de cabotinage qui ennuie assez vite, que ça dessert plutôt la cause que Bertolucci veut défendre c'est à dire une sorte de propagande communiste assez basique et basse du front, autant que les fascistes dénoncés.
De Niro joue un bourgeois arrangeant comme il a joué Travis Bickle dans "Taxi Rider", seul Depardieu et Stefania Sandrelli (et Lancaster dans une moindre mesure) restent dignes dans cette affaire.
En regardant "1900", on ne peut s'empêcher à penser au futur chef-d'œuvre "Il Était Une Fois En Amérique" où Leone s'est abstenu de toutes les erreurs commis par Bertolucci qui s'égare un peu trop souvent.
Un film trop long et surestimé, monté au pinacle par une critique de gauche pour de mauvaises raisons et on a l'habitude (et c'est encore pire aujourd'hui).























vendredi 1 avril 2022

LE DECAMERON DE PIER PAOLO PASOLINI 1971

 





Synopsis :

Dix histoires du "Décaméron" de Boccace vu par Pasolini, se passant entre autre à Naples, au Moyen Âge et traitant principalement du péché charnel mais aussi de visions mystiques, de la mort, du vol...












Le "Décaméron" est donc une comédie à l'Italienne à la mode Pasolini, c'est-à-dire assez trash et à ne pas mettre devant tout les yeux.
Les différents sketchs se suivent assez plaisamment, l'irrévérence n'étant d'ailleurs pas aussi importante que cela au bout du compte.
Les habitués Franco Citti, Ninetto Davoli et Silvana Mangano (dans une apparition onirique de deux secondes) sont présents  et la narration toujours très particulière du cinéaste ajoute la touche artistique à l'œuvre.























dimanche 28 novembre 2021

LA PASSANTE DU SANS-SOUCI DE JACQUES ROUFFIO 1982

 





Synopsis :

Max à la soixantaine et est le président d'une organisation défendant les droits de l'homme et les prisonniers politiques (enfin, surtout des dictatures militaires de droite, il ne faut pas déconner quand même).
Reconnaissant en l'ambassadeur du Paraguay qu'il doit rencontrer, un ancien nazi qu'il a connu étant enfant dans les années 1930, il abat celui-ci.
Lors du procès, les témoins défilent et nous raconte l'histoire de Max, enfant juif à Berlin, recueilli par des résistants Allemand puis réfugié en France…


 








Cette adaptation libre d'un roman de Kessel est rentrée dans l'histoire surtout pour Romy, ici dans un double rôle, qui hante le film de son désespoir mis à nu.
Deux scènes sont inoubliables : les larmes de Romy en voyant le jeune Max vouer du violon (son fils David est mort pendant le tournage) et la scène finale de l'étreinte et la déclaration d'amour du personnage joué par Piccoli et celui de Romy (les cinéphiles comprendront).
Film politique socialiste un peu bas du front mais l'histoire et l'interprétation est admirable, faisant de ce chant du cygne de notre Allemande préférée une œuvre poignante et admirable.

























GOOD BYE, LENIN ! DE WOLFGANG BECKER 2003

 





Synopsis :

En RDA, Christiane élève seule ses deux enfants après que son mari se soit fait la malle à l'ouest.
En octobre 1989, Alexander et Ariane, maintenant jeunes adultes, n'ont plus vraiment l'âme communiste, sentant déjà les changements de l'automne, mais Christiane est quand à elle restée fidèle aux utopies communistes.
Lors d'une manifestation pour la liberté où Christiane voit son fils frappé par les policiers, celle-ci est victime d'un infarctus et sombre dans le coma.
Elle se réveille en juin 1990, le mur est tombé et l'Allemagne réunifiée.
Les médecins conseillent à Alexander et Ariane d'éviter à leur mère une émotion trop forte qui pourrait lui être fatal.
Alexander va entreprendre de tout cacher à Christiane des récents bouleversements de l'Allemagne…


 









Cette comédie dramatique fut un succès surprise à l'époque, depuis Wenders et Fassbinder, les cinéphiles avait rarement l'occasion de s'enthousiasmer pour les films teutons (à l'exception de films comme "Cours Lola Cours" ou "L'expérience" par exemples parsemés).
Il s'agit ici avant tout un film sur l'amour d'un fils pour sa mère, ensuite d'une comédie plutôt neutre sur la chute du bloc communiste qui actera également la fin du siècle précédent.
On sent que le réalisateurs aime beaucoup Kubrick et le style rappelle beaucoup certains films d'Almodovar, surtout ceux tournés entre 1988 et 2000.
Une réussite, qui mérite sa bonne réputation.























dimanche 10 octobre 2021

LES AILES DU DESIR DE WIM WENDERS 1987

 






Synopsis :

Deux anges, parmi d'autres, errent dans le Berlin de 1986, ville alors partagée.
Les anges ne peuvent être vu mais sont capables entre autre d'entendre les pensées des gens ainsi que leurs monologues intérieur.
Là un vieux poète, là un accidenté mourant où alors une trapéziste Française désespérée dont un des anges va tomber amoureux…




 





Après "Paris, Texas" couronné de succès, Wenders s'attaque à ce qui sera son "Huit Et Demi", un projet hors-norme et un poème introspectif sur le Berlin mutilé d'alors.
Les interprétations d'une telle œuvre sont infinies comme la profondeur du désespoir des vivants ou de la bonté des anges qui eux-mêmes vont remettre en cause leur états divins et désincarnés.
Le mur, reconstruit pour le film par manque d'autorisation du côté de la RDA (pour les scènes se déroulant justement de ce côté) joue un rôle essentiel dans l'histoire ainsi que le passé récent du pays.
"Les Anges Du Désir" est un des plus grands films Européen des années 1980, une œuvre d'Art à l'état pur et qui donne en fin de compte une justification à l'invention du cinéma.








 












samedi 9 octobre 2021

PARIS, TEXAS DE WIM WENDERS 1984

 






Synopsis :

Un homme erre dans le désert du Texas, l'air complètement hagard et grandement déshydraté. Il finit par s'évanouir. 
Il est recueilli par un docteur Allemand plutôt curieux qui téléphone à son frère, qui habite Los Angeles et qui avait perdu sa trace depuis quatre ans.
Le frangin le récupère, non sans mal car l'homme qui s'appelle Travis, ne parle pas et ne cherche qu'à s'enfuir pour on ne sait où.
Au bout d'un long processus, Travis accepte de parler et de rentrer à Los Angeles où l'attendent sa belle-sœur et le petit Hunter qui n'est d'autre que le fils de Travis.
Notre héros va devoir apprendre à connaître son fils qui a été élevé par son frère et sa belle-sœur, se rappeler son passé récent et finalement réapprendre à aimer la vie…










Wenders adapte un recueil de nouvelles de Sam Shepard, "Motel Chronicles" avec l'aide de celui-ci pour le scénario.
Un film qui rappelle les classiques du Nouvel Hollywood tel "Les Moissons Du Ciel" (dans lequel jouait Sam Shepard) de Terrence Malick ou "La Dernière Séance" de Bogdanovich, le tout mélangé à un style Européen surtout dans sa dernière partie.
Harry Dean Stanton trouve ici le rôle de sa vie et porte en grande partie ce film bouleversant et inoubliable qui décrochera la Palme d'Or.