Synopsis :
Londres, en 1950,
Vera Drake est une femme de ménage chez des particuliers. Elle a la cinquantaine, heureusement mariée à un mécanicien et a deux enfants : un fils qui est tailleur et une (vieille)fille timide qui travaille en usine. La famille ne roule pas sur l'or mais vit convenablament grâce aux quatre salaires qui rentrent. Elle tente de caser sa fille avec un voisin célibataire.
On voit une Vera dévouée pour son prochain (sa mère malade, un voisin souffrant), toujours prête à rendre service et ne demandant rien en échange. C'est ainsi qu'on la voit pratiquer des avortements clandestins à l'aide de poire de lavement, savon et désinfectant, toujours avec la douceur qui la caractérise. Une amie d'enfance de Véra lui organise ces rendez-vous qu'elle facture une certaine somme d'argent aux femmes enceintes, sans que notre héroïne soit au courant.
Un avortement se passe mal et la femme manque de mourir. À l'hôpital, on met la pression sur la mère de l'avortée (qui connaissait Vera) pour dénoncer la responsable.
Un jour de fête de famille, la police débarque chez Vera...
Le cinéphile sait qu'avec Mike Leigh, il va assister à des moments de virtuosité en matière d'interprétations toujours aussi intenses. Après Brenda Blethyn, Timothy Spall, c'est ici Imelda Staunton qui, dans la deuxième moitié du film, donne beaucoup d'elle-même en pleurant la plupart du temps.
Le style de Mike Leigh, qui a écrit le scénario, est un croisement entre de grande séances d'improvisation en pré-production puis en filmant le tout en un ton naturaliste typique d'un certain cinéma britannique (Ken Loach pour ne pas le citer).
Pour développer son sujet social, l'auteur nous tisse une héroïne parfaite, épouse idéale, mère aimante, amie dévouée, (le coeur d'or cher à Lars Von Trier) si bien qu'à la fin on ne peut qu'avoir une empathie extrême pour l'héroïne qui finit en suppliciée.
Quoi qu'il en soit Mike Leigh réussit encore son coup avec ce désormais standard du cinéma social britannique qui sera largement récompensé.




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