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mercredi 7 octobre 2026

LE COEUR FOU DE JEAN-GABRIEL ALBICOCCO 1970

 





Synopsis :

En Sologne,

Un paparazzo profite d'un reportage sur l'internement d'une célébritée pour visiter son ancienne épouse, actrice sur le retour. Il y rencontre Clo, une jolie pyromane plutôt syphonnée. Après que celle-ci ait mis le feu à l'hôpital, les deux s'enfuient.
D'incendies en larcins, les deux finiront sur une île. Mais la police est à leur trousse...








Ce film typique de son époque, fin des années 60/début des années 70, est connu surtout pour sa forme très recherchée, originale...bref l'oeuvre d'un artiste.
Des images surexposées, des plans en longue focale, des panoramiques et des filtres optiques en veux tu en voilà : c'est ce qui attend le spectateur maintenant averti, sans parler de la musique expérimentale.
L'histoire est assez quelconque, une sorte de "Balade Sauvage" à la française mais cette forme remporte ici le tout.
L'interprétation des comédiens des deux sexes est remarquable, notamment celle de l'actrice italienne Ewa Swann dans le rôle de la timbrée qui est simplement envoutante.
La critique s'est déchaînée sur cette oeuvre, telle un clébard sur une proie innocente alors que le vrai esthète sera peut-être un peu plus mesuré.
Original, ... et marquant comme une brûlure.



















samedi 3 octobre 2026

ADORABLE MENTEUSE DE MICHEL DEVILLE 1962

 





Synopsis :

Deux soeurs, autant proches que différentes,

La brune Sophie est franche, terre à terre et a tendance à se mettre dans l'embarras. Son petit-ami est très amoureux d'elle et assez collant mais son honnêteté fait qu'elle n'ose lui dire de la laisser respirer.
La blonde Juliette, la menteuse du titre, ne dit jamais la vérité, invente ses jours pour égayer ses nuits, se jouant de tous et toutes, même sa propre soeur.
Elle décide de séduire son voisin du dessus, plus vieux et sage, mais celui-ci ne s'en laisse pas compter.
Cette homme ose résister à la belle et ne gobe pas ses mensonges, ce qui va ébranler ses certitudes...








Ce troisième film de Deville est une comédie romantique, burlesque dans sa première partie, un peu plus sérieuse par la suite.
Un métrage dans le style des films de l'époque, par la Nouvelle Vague, de la jeunesse d'alors qu'on nommera ensuite "Baby Boomers".
La première partie est parfois ennuyeuse car il ne s'y passe pas grand chose à part un enchaînement de quiproquos dus aux mensonges de l'une et à l'honnêteté de l'autre soeur.
La deuxième partie où l'affabulatrice doit faire face à un os récalcitrant est de mon point de vue plus intéressante, plus grise, plus grave, beaucoup plus adulte.
Macha Méril qui joue la gaffeuse et Marina Vlady (deux slaves) qui joue le rôle titre sont toutes les deux formidables, inspirées des dialogues de Nina Companeez.
La fin est aussi sympathique, avec une sorte de renversement d'attitude entre les soeurs, certe prévisible mais on se demande quand même si la menteuse va tenir jusqu'au bout.
Un film familial, donc, maîtrisé par un Deville qui avait déjà tout d'un grand.



















jeudi 1 octobre 2026

LA SENTENCE DE JEAN VALERE 1959

 





Synopsis :

En 1944, alors que le débarquement a commencé, dans un village de Normandie au bord de la Manche :

Un attentat est commis contre des officiers allemands, une grenade ayant été lancée par Antoine, avec l'aide de Georges et dans une moindre mesure un pêcheur, la mère Boissard et Catherine.
Les terroristes, du point de vue de l'occupant, sont tous prestement arrêtés, jugés immédiatement et condamnés à mort.
L'exécution aura lieu une heure après.
Enfermés dans une cave donnant sur la plage, alors que les combats font rage entre les deux axes, ce film nous convie en temps réel aux derniers instants des résistants...








Ce presque huis clos est assez bien fichu, filmé de manière plutôt naturaliste et minimaliste. L'accent est mis ici sur les émotions de cinq condamnés à mort sans procès (un peu comme chez les soviétiques qui recompenseront l'oeuvre, il est toujours important de le rappeler) qui sont plus ou moins impliqués dans l'attentat.
Valère sait de quoi il parlait, ayant été résistant lui-même.
Roger Hanin y est ici plutôt sobre, cachant son accent pied-noir avec efficacité. Robert Hossein a peut-être le rôle le plus intéressant avec ce jeune résistant en proie au doutes. La fraîchement trépassée Marina Vlady n'a ici pas grand chose à faire,  comme Béatrice Betty.
L'autre rôle intéressant incombe à Lucien Raimbourg qui joue le rôle du pêcheur qui aide presque involontairement les autres, jouant alors une sorte de sacrifié.
Le cinéphile pensera au "Condamné À Mort S'est Echappé" de Bresson ou alors certaines séquences de "L'armée Des Ombres" de Melville.
Le seul point faible est pour ma part la fin mélodramatique à souhait que je décrirai comme légèrement putassière mais le spectateur se fera son avis.
Une rareté assez réussie à mettre dans la longue liste des films sur la résistance.







Attention spoiler :





samedi 26 septembre 2026

LA PORTE DE L'ENFER DE TEINOSUKE KINUGASA 1953

 





Synopsis :

Au XIième siècle, une rebellion essaye de renverser le clan de Taira.
Assiègé, le clan demande, pour faire diversion, à une dame de compagnie de se faire passer pour la princesse, qui sera escorté par le guerrier Morito. 
Kesa en réchappe de justesse et finallement la rebellion est anéantie.
Le clan Taira décide d'accorder des récompenses aux combattants et  Morito, tombé amoureux de Kesa, demande de pouvoir l'épouser : le problème est que la belle est déjà mariée à un garde.
Motito ne va pas s'en laisser compter et harcèle Kesa et sa famille, se faisant de plus en plus menaçant...








Ce drame romantique et historique est remarquable par sa couleur, à l'époque encore rare, qui distille un festival pour les mirettes, que ce soit les costumes ou le paysage.
L'histoire par contre, n'est pas très intéressante, le genre triangle amoureux (et encore la belle restera fidèle à son mari jusqu'à en payer le prix cher) qu'on a vu à foison.
L'interprétation des grands acteurs dont Machiko Kyo, et sa bouille particulière, est irréprochable et tous sont maquillés comme des poules prêtes pour le turbin.
En fait, on a l'impression que ce film pourrait être un muet en couleur où la forme prévaut sur le fond ici malingre.
Ce film aura la plus grande récompense à Cannes et c'est vrai que ça peut se discuter mais d'un autre côté cette "Porte De L'enfer" est largement supèrieure à toutes les Palmes d'Or de ces 25 dernières années : preuve que le cinéma a bien régressé.


















mardi 22 septembre 2026

UN AMI VIENDRA CE SOIR DE RAYMOND BERNARD 1946

 





Synopsis :

Un hôpital psychiatrique dans les Alpes,

Pendant que les hommes du village voisin prennent le maquis alors que les boches arrivent, à la recherche d'un certain commandant Gérard qui serait le chef de la résistance locale :

Le fameux refuge de santé est soupçonné d'abriter des simulateurs qui seraient en fait des résistants, et même d'être le quartier général de ceux-ci.
Parmi les pensionnaires se trouvent un pacifiste comtemplatif, une femme persuadée qu'elle promène son bébé, un gars qui aime se ballader torse nu, un pianiste qui communique en jouant ou alors un commissaire antipathique.
Dans cette sorte de Cluedo dans lequel il faut découvrir qui est qui, va s'immiscer un curieux médecin suisse qui va tomber amoureux d'une jolie blonde...








Tourné dans le jus, au milieu du véritable théâtre encore chaud de la guerre (ça fait des économies de décor), ce film patriotique à la gloire des maquisards conçu vraissembablement pour remonter le moral de la population est assez réussi : que ce soit le scénario, les dialogues poétiques voire métaphysiques ou l'interprétation de l'ensemble des comédiens, qu'ils soient professionnels (Michel Simon, Saturnin Fabre, Daniel Gélin) ou pas.
Le récit s'attarde également sur la relation entre la blonde et le médecin, qui prendra tout son sens à la fin quand les masques tomberont.
Une petite rareté que je n'avais pas encore eu l'occasion de voir, par le réalisateur de "Tartarin De Tarascon".
La qualité à la française disparue depuis bien longtemps.














samedi 19 septembre 2026

LES AMOUREUX SONT SEULS AU MONDE DE HENRI DECOIN 1948

 






Synopsis :

Le compositeur Favier et son épouse fêtent les 18 ans de leur rencontre dans le bistro où ils se sont rencontrés.
Sur le chemin du retour, sur l'île Saint-Louis, Favier entend un pianiste jouer une de ses compositions. Le pianiste est une jeune femme, grande admiratrice de son oeuvre.
Le compositeur va prendre la pianiste sous son aile et quelques mois après lui organise un récital.
Pendant la prestation, qui sera un triomphe, la rumeur commence à courir sur une liaison entre les deux musiciens.
Il n'en est rien, sauf que la jeune femme va commencer à avoir des sentiments pour son pygmalion.
L'épouse, folle amoureuse de son mari, va elle se poser des questions...








Cette comédie sentimentale sort du lot pour plusieurs raisons :
Tout d'abord, le début où le couple de mariés va jouer leur rencontre, reproduire 18 ans après comme un acte de théâtre, ce qui est plutôt original.
Ensuite voir Jouvet être l'homme adoré de deux femmes est quelque chose qu'on ne voit pas souvent, le maître n'étant pas un jeune premier ni un étalon de la beauté.
Puis les dialogues très poétiques du maître Jeanson, jamais décevant, surtout au début et aussi cette répliques que j'ai fait mienne : "un film doublé est un film qui perd la moitié de son intérêt".
Et enfin la fin, que dis-je, la double fin d'abord dramatique et l'autre plus joyeuse, ce qui ramène à un film comme "La Belle Equipe" de Duvivier.
Un très bon Decoin, qui aime travailler avec les grands acteurs comme dans le fort recommandable "Les Inconnus Dans La Maison" avec Raimu.


















vendredi 18 septembre 2026

THE MACHINIST DE BRAD ANDERSON 2004

 





Synopsis :

Trevor est un ouvrier plutôt solitaire, ses seules relations sont une prostituée et une serveuse de nuit au bar de l'aéroport.
Il souffre d'insomnie et dit qu'il n'a pas dormi depuis un an, d'où sa maigreur cadavérique.
Lors d'un dépannage de machine, il provoque involontairement l'accident d'un collègue qui y perdra son bras. Les autres ouvriers se détournent ensuite de lui. Trevor rejette la faute sur un certain Ivan, soudeur à l'arc qu'il vient de rencontrer il y a quelques jours, mais personne dans l'usine ne le connait.
Il découvre ensuite un post-it sur la porte de son frigo, représentant un jeu de pendu avec un mot de six lettres à trouver.
Petit à petit, Trevor va perdre pied, s'enfonçant dans une paranoïa de plus en plus violente, ses cauchemars éveillés et visions morbides altérant de plus en plus ses jours sans repos...








Ce thriller à la production internationale est d'abord connu pour la transformation à la De Niro de l'acteur Christian Bale qui dont le poid descendra à 54 kg pour un mètre 82. Ensuite nous avons affaire ici à un récit assez sombre tendant vers l'horreur, jouant avec les chausse-trappes et rebondissements qui font parfois penser à du Lynch.
Le méchant/spectre/représentation de culpabilité du héros est joué par non pas le colonel Kurtz de "Apocalypse Now" mais un acteur qui est le sosie du Brando d'alors, ce qui ajoute à l'étrangeté de la somme.
Le spectateur éveillé comprend assez vite que ce que voit l'ouvrier est la résultante de son manque de sommeil mais le début, où on voit le héros se débarrasser d'un corps pose une énigme qui tisse l'intérêt principal de l'oeuvre.
Un thriller sanglant de haut vol, que je n'avais pas eu l'occasion de visionner avant, qui mérite son coup de mirettes.






"The horror..."












mercredi 16 septembre 2026

LE DRAME DE SHANGHAÏ DE GEORG WILHELM PABST 1938

 





Synopsis !

À Shanghaï, un certain Tcheng, sorte de jeune Mao, embrasse les foules avec ses idées révolutionnaires d'émancipation.
Une organisation criminelle, le Serpent Noir, ne voit pas cela d'un très bon oeil.
Dans un cabaret, la chanteuse Kay Murphy, qui est en fait une russe exilée qui travaillait pour le Serpent Noir, attend sa fille qui sort d'un pensionnat de Hong-Kong, et qu'elle n'a pas vu depuis presque dix ans.
Le Serpent Noir va faire pression sur Kay pour amener Tcheng dans un guet-apens mais tout ceci va mal tourner...





 

Ce film d'aventure tourné par le réalisateur de "Loulou" est plutôt exotique : tourné en studio en France pour les intérieurs, avec une distribution internationale dont pas mal de comédiens asiatiques (ce qui était une rareté à l'époque), des chansons comme il était coutume à l'époque, un message politique socialiste (l'époque itou) et des dialogues très poétique du taulier Henri Jeanson.
Louis Jouvet, la vedette du film, joue une sorte de revenant, russe blanc et ex-amant de l'héroïne (et probablement père de sa fille)  travaillant pour le compte de la noire organisation.
Le chanteur Dorville joue ici le rôle très antipathique du tenancier/maquereau/voyou du cabaret qui sert de repère pour l'organisation.
Le seul truc qui dérange le puriste que je suis, c'est les chinois, russes, britanniques et américains qui parlent tous un français parfait mais bon, le récit est assez captivant avec son petit message d'espoir à la fin qui sera contredit par l'histoire.
Une agréable rareté d'un des maîtres réalisateur de l'époque.





 










samedi 12 septembre 2026

RIVIERE DE NUIT DE KOSABURO YOSHIMURA 1956

 





Synopsis :

Une styliste de 30 ans, fille de teinturier, connait un succès dans ses créations. Il ne lui reste plus qu'un mari pour faire la fiérté de sa famille mais elle ne semble pas pressée malgré de nombreuses sollicitations.
À Nara elle fait la rencontre d'un professeur marié qui porte une cravate de sa création et de fil en aiguille, si j'ose dire, les deux vont se rapprocher.
La relation est finallement consommée mais la styliste apprend par la fille de son amant que sa mère est gravement malade.
Après la mort de l'épouse, le professeur se déclare mais...





 


Ce drame romantique est assez conventionnel de prime abord, les magnifiques costumes et les couleurs chatoyantes mises à part, en fait on dirait un film américain pendant la première heure.
Puis le récit plonge dans quelque chose de plus adulte et crépusculaire, en gros après la scène d'amour, jusqu'à la fin assez étonnante qui fait que ce film est marquant.
Ce festin pour les yeux est aussi une autre manifestation des changements que subissait le Japon à l'époque, entre tradition et modernisme : kimono ou robe, et aussi concubinage ou féminisme, émancipation ?
Une bonne surprise que ce premier film que j'ai vu de ce réalisateur.

















vendredi 11 septembre 2026

LE REPAS DE MIKIO NARUSE 1951

 






Synopsis :

À Osaka, la vie d'un jeune couple sans enfants :

Michiyo est femme au foyer, s'occupant des taches ménagères et sortant rarement. Son mari Hatsunosuke travaille comme agent de change pour un salaire qui fait à peine vivre le couple.
La nièce fugueuse du mari débarque et s'installe chez le couple.
L'oncle et la nièce vont lier des liens assez fort, rendant Michiyo jalouse et désemparée alors que Hatsunosuke la méprisait la plupart du temps.
La tension monte de plus en plus entre eux jusqu'à ce que l'épouse décide de rentrer à Tokyo chez sa mère...








Ce drame romantique et social fait tout de suite penser à du Ozu : bon nombre des comédiens ici présent sont des habitués du cinéma du maître dont Setsuko Hara qui joue l'épouse et qui fut, selon la légende la compagne et muse du réalisateur de nombreux classiques nippon.
Naruse dissèque un couple en crise, dans un Japon qui essaie de se reconstruire après avoir subit les conséquences de ses conneries (une trentaine de millions de morts dans toute l'Asie mais ce n'est pas le sujet).
Le récit, adaptation du roman de Fumiko Hayashi, à l'air d'être au prime abord d'un ton progressiste et moderne, mais la fin très conventionnelle (à l'américaine) gâche un peu le plaisir.
Reste l'interprétation impeccable, les costumes, les décors et enfin  l'atmosphère bon enfant.


















jeudi 10 septembre 2026

LA BARRIERE DE CHAIR DE SEIJUN SUZUKI 1964

 







Synopsis :

Dans un Tokyo d'après armistice en ruine, sous occupation américaine, les habitants ont faim. Beaucoup sont livrés à eux même et certains sont obligés de rentrer dans la délinquance : la criminalité et la prostitution explose dans les bidonvilles.
Maya, orpheline, est de celle-ci, prise en train de voler de la nourriture, elle est finallement receuillie par une bande prostituées aux règles strictes : on ne couche pas aves les américains et jamais gratuitement, sinon on le paye cher des mains des collègues.
Maya prend le pli petit à petit et sympathise avec sa bande de copines prostituées, jusqu'à ce qu'un soldat nippon démoblisé, qui vient de suriner un soldat américain après avoir volé un butin, trouve refuge chez les elles.
La virilité du soldat, voyou et brutal va faire tourner toutes les têtes de ces belles, Maya y compris ...







Cet artisan plutôt doué et reconnu du cinéma de genre nippon qu'est Suzuki nous sort ici ce film qui, sous un enrobage de comédie trash aux relents fétichistes (les deux scènes de flagellations des fautives par les autres), est aussi une sorte de chronique sociale de la misère qu'a entraîné la défaite du Japon impérial.
Le talent du réalisateur se voit dans certains plans très réussis et l'utilisation des couleurs : chaque prostituée a une robe de même couleur (pour Maya, c'est vert clair) tel une extention ou allégorie de leurs personnalités.
La misère est décrite un peu ici comme certains films du Néoréalisme italien, et on peut même déceler un message politique à certains moments, notamment ceux avec les soldats américains.
Un très bon film de ce réalisateur spécialiste des films de Yakusas.
















mardi 8 septembre 2026

LA BÊTE AVEUGLE DE YASUZO MASUMURA 1969

 





Synopsis :

Une cover girl est enlevée par un sculpteur aveugle et sa mère.
Séquestrée dans l'atelier de l'artiste, aux murs recouverts de sculptures de différentes parties de l'anatomie féminine, son kidnappeur lui demande de poser pour lui pour réaliser son chef-d'oeuvre.
Elle tente d'abord divers stratagèmes pour s'échapper mais la mère surveille, voyant d'un mauvais oeil cette beauté commencer à faire tourner la tête de son fiston.
Elle réussi presque en séduisant le sculpteur mais après une bagarre entre les parents, la mère décède des mains du fils.
Elle se résigne finalement à son sort, y trouvant même du plaisir aux caresses de l'aveugle, cédant à "l'empire des sens" mais on sait comment ça finit quand on a vu le film d'Oshima...








Ce thriller/survival érotique trash est non seulement typique de l'époque avec sa photographie et ses décors psychédéliques et surréalistes mais aussi typique du rafinement nippon qui considère le trash du genre pipi, caca, vomi, séquestration de femmes, viol, violence comme le summum de l'extase (les vingt dernières minutes).
Dans les années 80 est sorti la série des "Guinéa Pig" au Japon, dont les deux premiers épisodes vont très très loin dans la perversion et le gore (pour le deuxième qui consiste en l'histoire d'une fille enlevée et découpée vivante petit à petit) et ce film y fait penser.
Le seul élément qui sauve ce film déviant, les superbes décors mis à part, est le côté psychologique entre la mère, le fils et la victime, d'ailleurs les seuls personnages de l'histoire dans un huis clos bien ficelé.
La fin sera diversement appréciée selon la stabilité psychologique du spectateur.


















lundi 7 septembre 2026

TATOUAGE DE YASUZO MASUMURA 1966

 





Synopsis :

La fille d'un riche commerçant décide de se faire la malle avec le commis de son père. Ils trouvent refugent chez un client de ses parents mais celui-ci va jouer double jeu, vendre la fille à un proxénète et faire assassiner le commis.
Le commis en réchappe de justesse en tuant son meurtrier tandis que la fille rentre comme apprentie geisha. Le proxénète fait tatouer sur le dos de la belle une araignée à tête de femme, qui s'avérera une malédiction pour les protagonistes du récit...







Ce drame légèrement érotique, fantastique et assez violent est filmé avec goût, une photographie et des décors magnifiques.
Une histoire brutale et sanglante, où la plupart des personnages verront une fin assez funeste.
L'interprétation est sans aspérité, le suspens assez présent, sauf à la fin où on se doute comment ça va se passer.
Un très bon film tourné pendant l'âge d'or du cinéma nippon (les années 1950 et 60) par ce réalisateur dont c'était le premier film que je voyais.