Synopsis :
Au XVIème siècle au Japon, les chrétiens sont persécutés.
C'est le cas de la famille de Rikyu, maître dans la manière de faire le thé et de sa fille Ogin, amoureuse d'un samouraï marié et chrétien.
Pour éviter à la famille des ennuis, elle est forcée d'épouser un marchand au courant des sentiments d'Ogin pour quelqu'un d'autre, partagés par le samouraï.
Le mari et son seigneur vont tout faire pour les prendre en flagrant délit d'adultère...
Ce sixième et dernier film de la réalisatrice, en couleur, est surtout un mélodrame sentimental sous fond de persécution religieuse.
Ce qu'on remarque en premier lieu est la beauté de la photographie, une des plus belles que j'ai vu dans le cinéma japonais, de celle qui caresse les yeux. Ensuite, comme souvent avec les films de Tanaka, on est pris par l'interprétation des comédiens et encore ici des comédiennes, celle qui joue Ogin et celle qui joue sa servante.
On sent vite que la fin va être dramatique, elle est une sorte mise en perspective de la passion du christ, ou de celle de la suppliciée crucifiée au début de l'histoire.
Avec cette réussite, Kinuyo Tanaka nous laisse une œuvre à part, apportant cette touche féminine assez rare dans l'industrie cinématographique nippon dominé par les trois maîtres de l'époque.
Une belle découverte pour ma part.
Le film intégral :




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