Synopsis :
À la fin des années 50, l'état japonais décide de fermer les maisons closes, ce qui est bizarre en soit, sont-elles fermées à double tour ?
Les prostituées finissent soit en prison, pour celles qui continuent leur métier dans la rue ou alors en maison de réhabilitation comme notre héroïne Kuniko.
Elle est décidée à s'en sortir et on lui trouve du travail dans une épicerie où elle est payée une misère et méprisée par la patronne quand celle-ci apprend l'ancien métier de Kuniko. Pour se venger, elle enivre et séduit son mari pour ensuite démissionner après que l'adultère ait été découvert.
De retour au centre, on lui trouve du boulot dans une usine employant des femmes mais elle finit par se faire violement agresser et "marquer" par certaines d'entre elles.
Elle se retrouve finalement employée dans une pépinière tenue par un couple gentil, elle apprend le métier d'un jeune homme qui finit par tomber amoureux d'elle et la proposer en mariage. Le bonheur enfin ?
Mais cette fameuse nuit à l'air d'être sans fin...
Tanaka adapte un roman de Masako Yana pour cette chronique sociale qui parfois ressemble à un thriller.
Comme souvent avec les films de la réalisatrice, qui fut aussi actrice naguère, l'interprétation est assez soignée, de plus certaines scènes sont admirables (le clair-obscur de la scène de la torture).
Le sujet est très bien traité malgré sa sensibilité, on se prend de passion pour cette héroïne dont l'ancien métier est tatouée, au propre comme au figuré, sur le corps.
Depuis "Maternité Eternelle", Kinuyo Tanaka fait un sans fautes, un exploit à l'époque des trois maîtres du cinéma nippon (Kurosawa, Ozu, Mizoguchi).
Le film intégral :




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