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lundi 6 avril 2026

MATERNITE ETERNELLE DE KINUYO TANAKA 1955

 





Synopsis :

Fumiko est mariée à un homme qui la méprise à qui elle a fait deux enfants. Elle taquine du vers dans un club de poésie de son village.
Elle découvre un jour que son mari la trompe et finit par divorcer, récupérant sa fille et son garçon allant vivre chez son père.
Elle subit ensuite la perte d'un ami cher, dont elle était amoureuse malgré le fait qu'il soit marié, qui la soutenait dans son art.
Parce que les emmerdes arrivent toujours en escadron, on lui découvre un cancer du sein qui, malgré une double mastectomie, finira par se métastaser aux poumons.
Pendant ce temps, ses poèmes (des wakas) que son club a envoyés à un concours remportent un grand succès.
Un journaliste de Tokyo, apprenant qu'elle est mourante, décide d'aller lui rendre visite...








Inspiré de la courte vie de la poétesse Fumiko Nakajo, la réalisatrice nous offre un mélodrame total pour son troisième film.
Une œuvre féministe, comme pour les six films de Kinuyo Tanaka, mais intelligemment amenée, interrogeant la place des femmes dans le Japon des années 50.
Plus le récit avance, plus le pathos s'installe, la dernière demi-heure est d'une noirceur totale jusqu'à la scène finale où la porte de la morgue se referme sur les deux jeunes enfants de la suppliciée.
"Maternité Eternelle" (titre français pas terrible, préférer le titre japonais : que les seins soient éternels) est typiquement le genre d'œuvre destiné à me ravir : poésie et mort vont si bien ensemble même si l'agonie et Passion du personnage principal peut être assez pénible pour les âmes sensibles.
Le sens du dernier waka de la poétesse, destiné à ses enfants, est bouleversant : ma mort est le plus grand legs que je puisse vous offrir...à méditer.

Un bijou.







 



Le film intégral sur Arte :





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