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dimanche 8 novembre 2020

MANON DE HENRI-GEORGES CLOUZOT 1949

 





Synopsis :

Un bateau embarque des clandestins Juifs en partance pour Israël. Un couple de Français se fait repérer et l'homme est reconnu comme Robert Desgrieux, recherché pour meurtre.
Le couple clandestin raconte leur histoire au capitaine bien décidé à livrer le meurtrier aux autorités...






Une adaptation du roman de l'Abbé Prevost qui a fait scandale, histoire d'amour dramatique tourné en grande partie en extérieur avec la débutante Cécile Aubry, Serge Reggiani qui tournait beaucoup à l'époque et Michel Auclair qui trouve ici un de ses rôles les plus remarquables.
Des personnages ambigus, une marque de fabrique du cinéaste et une histoire prenante malgré le pathétisme des personnages (Manon est une garce et Robert est particulièrement stupide, ou amoureux si on veut).
Le final biblique est particulièrement mémorable, concluant ce film de grande qualité qui a le mérite d'être un peu plus grand public que les précédents si on excepte cette même fin.













MIQUETTE ET SA MÈRE DE HENRI-GEORGES CLOUZOT 1950

 





Synopsis :

Miquette est une jeune fille passionnée par le théâtre et qui est secrètement amoureuse d'Urbain, le neveu maladroit et un peu bête d'un marquis, qui n'arrive pas à se déclarer à la belle.
Le marquis voit très mal cet amour car il a d'autres projets matrimoniaux plus fructueux pour son neveu.
Il décide d'éloigner Miquette en l'emmenant à Paris lui faire tenter sa chance dans la comédie...







Adaptation d'une pièce de théâtre ayant pour sujet celui-ci, avec un Jouvet parfois cabotin (justifié ici par le fait qu'il joue un comédien médiocre), un Bourvil qui commençait tout juste à se faire un nom au cinéma et la fraîche Danielle Delorme qui rappelle Audrey Hepburn et qui se révèlera dans "Voici Le Temps des Assassins" de Duvivier.
Une oeuvre qui détonne un peu dans la filmographie de Clouzot en ce fait qu'on a à faire à une pure comédie boulevardière sans prétention et très familiale...style que je n'apprécie guère et qui m'ennuie assez vite.














RETOUR À LA VIE DE CLOUZOT, CAYATTE, LAMPIN ET DREVILLE 1949

 





Synopsis :

Ce film à sketches a pour sujet le retour de prisonniers en France en 1945.

Le retour de tante Emma :

La tante Emma revient dans sa famille, émaciée , atone, quasiment mourante.
Ses proches pourtant ne semble penser qu'à un document notarié qui a besoin de la signature de la malade...

Le retour d'Antoine :

Antoine était barman avant la guerre, de retour à l'hôtel où il servait, il découvre que celui ci est réquisitionné par l'armée Américaine, plus précisément une compagnie de femmes soldat.
Il réussit à se faire embaucher pour le service de nuit...


Le retour de Jean :

Jean, un enseignant, est revenu estropié et complètement désabusé par la guerre et vit péniblement dans une pension.
Un tortionnaire Allemand, blessé et recherché par la police de la France libre trouve refuge dans la chambre du professeur.
Un cas de conscience va se poser : faut-il lui venir en aide ?


Le retour de René :

René découvre que son appartement est squatté par des réfugiés et que sa femme est partie avec un autre...


Le retour de Louis :

Louis revient dans son village, accompagné par sa fiancée Allemande.
La blonde va subir l'hostilité des habitants...







Des histoires de qualités diverses comme dans tout film à sketches qui se respecte, le plus faible segment étant sans conteste le second qui est une comédie assez inoffensive.
Les autres segments ont un ton plus noir, caustique, ironique et se centrent principalement sur le sujet de la désillusion, du rejet, de l'individualisme.
Le premier segment porté par Bernard Blier est d'une cruauté qui rappellera certains sketches des "Monstres" de Dino Risi.
Le troisième, réalisé par Clouzot, est le plus violent et noir, porté par le maître Jouvet très inspiré.
Le quatrième segment rappellera "Umberto D" de De Sica et est doux/amer.
Le cinquième segment est assez subtil et optimiste, d'une absence de manichéisme assez bienvenu.











samedi 7 novembre 2020

QUAI DES ORFÈVRES DE HENRI-GEORGES CLOUZOT 1947

 





Synopsis :

Maurice est pianiste et marié à Jenny, une chanteuse sexy et entreprenante qui fait tourner la tête des hommes.
La belle obtient un rendez-vous avec le vieux Brignon, vicieux mais qui a le bras long, ce qui rend fou de jalousie le pianiste qui va fissa le voir pour l'enguirlander et le menacer.
Quelques temps après on trouve le vieux mort, l'inspecteur Antoine est chargé de l'affaire qui va s'avérer très compliquée...






Blier, Delair, Alban et le maître Jouvet, un menu bien prometteur pour tout cinéphile averti et on n'est point déçu.
Un polar sous fond de trio amoureux, d'un rôle de flic très développé et intéressant.
Blier est fantastique dans le rôle du mari jalou fou d'amour.
Suzy Delair est à tomber et elle est le pivot de l'histoire.
Jouvet trouve ici un de ses rôles les plus remarquables dans celui du flic doux-amer et ambigu (sur bien des points).
Un des meilleurs Films Noir français et le deuxième chef d'oeuvre du cinéaste, de mon point de vue.













vendredi 6 novembre 2020

LE CORBEAU DE HENRI-GEORGES CLOUZOT 1943

 





Synopsis :

Dans une ville Française, un médecin puis assez vite pratiquement tout les habitants sont victimes d'un corbeau qui va semer la pagaille dans les chaumières.
Le médecin enquête...






Deuxième film du cinéaste produit par la Continental, qui sera rejeté à la fois par l'occupant, les communistes et ensuite la France libre et qui faillit coûter à Clouzot sa carrière.
Des personnages tous ambivalents, ambigus bref tous suspects et c'est là le principal intérêt de l'oeuvre de bonne tenue mais que je trouve quand même surcotée.
Un bon film, tourné à une époque, l'occupation, où les films Français étaient calamiteux à de très rares exceptions mais pas un chef d'oeuvre de mon point de vue.













L'ASSASSIN HABITE AU 21 DE HENRI-GEORGES CLOUZOT 1942

 





Synopsis :

Montmartre a peur car un tueur rôde.
La pression monte sur la police qui somme l'inspecteur Weis de trouver l'assassin très rapidement.
Un indic lui informe que "Monsieur Durand" habiterait dans une pension, il décide alors d'y mener l'enquête déguisé en prêtre...






Premier long métrage du maître français du suspense et produit par la Continental.
Cette adaptation d'un roman policier Britannique est emmené par un Fresnay excellent qui rappellera Paul Meurisse une quinzaine d'années plus tard (l'inspecteur à qui on ne l'a fait pas) et par Suzy Delair qui se positionne en concurrente de la grande Arletty (son interprétation de la petite amie de l'inspecteur est légendaire et je pèse mes mots).
Cette comédie policière de premier ordre contient également des plans ambitieux (le premier meurtre filmé en caméra subjective, le plan sur les mains de Fresnay et son chapeau).
Pour finir ce chef d'oeuvre et classique est peut-être le premier Giallo, avant même "Les Diaboliques" du même Clouzot.













lundi 2 novembre 2020

LES GRANDS DUCS DE PATRICE LECONTE 1996

 





Synopsis :

Trois vieux comédiens qui ne veulent pas raccrocher se jettent à corps perdus dans une pièce minable qu'ils vont transformer, parfois contre leur gré...






"Les Grands Ducs" est le titre qui résume la tournée provinciale de la pièce de seconde zone et c'est aussi bien sûr les trois géants du cinéma Français qui ont inspiré ce petit délire de 80 minutes sans prétention aucune.
Rochefort incarne le vieux dandy qu'on adore, Noiret le sexagénaire qui n'a pas grandi et Marielle un fou anar qui pète un plomb pour n'importe quoi, bref des rôles qui collent à la peau de leurs interprètes.
Les gourmets d'un certain cinéma seront ravis, à ranger à côté d'un film comme "Les Acteurs" de Bertrand Blier.