Synopsis :
À Valence (en Espagne pas dans la Drôme, ça aurait été moins exotique),
Eva Marchand est une réfugiée française, ainsi que son père qui fut un écrivain à succès mais qui vit maintenant dans la misère.
Elle rêve d'être danseuse, a un fiancé français et surtout un atout qui fait d'elle une femme riche : elle a le corps le Brigitte Bardot.
Partout où Eva passe, les gars deviennent aveugles, tétraplégiques, cinglés et votent à gauche tellement ils deviennent con.
Un quadragénaire/manadier/gigolo/hidalgo, et marié, finit par s'éprendre d'elle mais la belle n'a que mépris pour les gens de la condition du bellâtre et va lui en faire voir jusqu'à ce qu'il en perde la raison...
Cette adaptation du roman de Pierre Louÿs n'est franchement pas le plus connu des films de Duvivier, un des meilleurs réalisateurs de notre histoire dont la liste des classiques/chefs d'œuvre est longue comme une vie sans ami/mour.
Notre regrettée BB joue le rôle qu'elle jouait depuis "Et Dieu Créa La Femme", la bombasse qui fait tourner la tête, et pas seulement, des hommes.
Dans le rôle du fiancé français, c'est le brun Michel Roux qui s'y colle dans finalement un de ses rares rôles au cinéma (les gens de ma génération connaissent plus sa voix).
Le chanteur d'opérette turc et juif Dario Moreno a un rôle intéressant d'un tenancier de semi/clandé (un bar à pute en fait), il nous offrira son célèbre "Brigitte Bardot c'est beau, c'est chaud" quelques années après.
Et puis il y a Jess Hahn, notre plus français des yankees, qui joue le mec sympathique comme souvent pour mon grand plaisir.
Cette comédie, souvent musicale car flamenquiste, où on peux découvrir les talents de danseuse de notre varoise préférée n'est pas franchement un Duvivier mémorable, un film alimentaire principalement, agréable à regarder dans l'ensemble si on n'est pas trop cinéphile. À noter que c'est un métrage plutôt féministe/socialiste mais traité de manière assez intelligente.



























