Synopsis :
L'histoire d'Amélie, une jeune femme belge, embauchée pendant un an dans une grande entreprise tokyoïte comme traductrice, ayant passée les cinq premières années au Japon.
Amélie est étrangère et on va vite lui faire comprendre, à coup d'humiliations de plus en plus prononcées : de traductrice, onnlui confiera des postes de plus en plus dégradants jusqu'aux toilettes...
Corneau est aux manettes pour cette adaptation de l'autobiographie romancée d'Amélie Nothomb sur son retour en terre nippone.
C'est la lyonnaise Sylvie Testud qui interprète la double de la romancière en abattant un boulot phénoménal en s'exprimant principalement en japonais.
Le film est surtout l'occasion de mettre le focus sur les relations sociales entre les japonais et la très haute opinion qu'ils ont d'eux-mêmes.
Les japonais se pensent les maîtres du monde et traitent les étrangers (sauf ceux de passages, touristes, clients et représentants divers) comme une sous-espèce.
Le cinéphile est ravi de la référence à "Furyo" de Oshima et en général, les amateurs de cinéma japonais seront en terre connue.
On est quand-même loin des fulgurances des premiers Corneau ou même de "Tous Les Matins Du Monde" et en 2003, le cinéma français n'avait déjà plus grand chose de relevant (c'est encore pire aujourd'hui) mais pour la Testud et l'esprit décalé de la Nothomb, ce film est assez plaisant.























