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jeudi 22 novembre 2018

CRIS ET CHUCHOTEMENTS DE INGMAR BERGMAN 1972







Synopsis :

Au XIXème siècle, pendant la Belle Epoque, Agnès est mourante.
Veillée par ses deux sœurs, très différentes l'une de l'autre et plutôt indifférentes, et par sa servante Anna, la dévotion même.
L'agonie est longue et la mort servira de révélateur aux deux sœurs restantes...






Chronique familiale et sociale avec une incursion dans le fantastique, portraits de femmes très différentes par un recours au flashback pour chaque protagonistes (même si Agnès la mourante est le personnage le moins développé).
Ce film est l'austérité Bergmanienne typique qui sera parfois moquée par la suite mais ses qualités (photographiques notamment, presque monochromatique) l'emportent largement. Dans cette œuvre bouleversante, le silence, les regards et les gestes sont plus importants que les mots qui ne sont ici que mensonges la plupart du temps.
Une interprétation admirable des quatre actrices et en particulier d'Harriet Andersson qui joue l'agonie d'une femme en phase terminale du cancer avec un réalisme rare et qu'il m'a été très pénible de regarder pour raisons personnelles.
Les quatre actrices auraient mérité un prix d'interprétation collectif, chacune jouant un pendant émotionnel de la Femme : la haine et la froideur du personnage de Karin, l'insouciance et la transparence de celui de Maria, la lumière et le besoin d'amour qu'incarne le personnage d'Agnès et enfin l'amour maternel et absolu de la servante Anna.









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