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dimanche 5 avril 2026

LA LUNE S ' EST LEVEE DE KINUYO TANAKA 1955

 





Synopsis :

Un ingénieur vient dormir quelques jours chez un ami d'enfance, Yasui, à Nara. Une amie de celui-ci verrait bien l'ingénieur se marier avec sa grande soeur et vieille fille, Ayako, d'autant plus que l'ingénieur, qui l'a déjà rencontré, parle souvent d'elle.
Yasui et la soeur cadette vont avoir bien du mal à faire que les deux se rencontrent...







Comme on peut le deviner, c'est une comédie sentimentale que nous propose la réalisatrice Tanaka pour son deuxième film.
Quelques têtes connues du cinéma japonais d'alors, Chishu Ryu qui joue le patriarche des filles et Mie Kitahara qui joue la cadette entremetteuse et une histoire réduite à sa plus simple expression, genre oblige.
D'ailleurs, les comédies sentimentales ne sont pas ma tasse de thé, mais ce film est globalement plaisant, inférieur au premier métrage de Tanaka néanmoins.















samedi 4 avril 2026

LETTRE D'AMOUR DE KINUYO TANAKA 1953

 





Synopsis : 

En 1950, le Japon impérial se remettait des erreurs commises pendant 50 ans et des dizaines de millions de mort dans toute l'Asie.
Les femmes trouvant difficilement du travail en sont rendues à se prostituer à des militaires américains, ce que certains japonais acceptent difficilement.
Reikichi, 30 ans et ancien soldat vit chez son jeune frère débrouillard, il vivote en faisant quelques traductions jusqu'à ce qu'un ami perdu de vue lui propose une place de scripte chez lui, la demande des femmes pour rédiger des lettres enflammées à leur amants américain étant rémunératrice.
Reikichi est amoureux de son amie d'enfance, Michiko, mais celle-ci s'est mariée avec un autre qui depuis est décédé. Il la cherche partout sans succès, désespéré.
Il va finir par la retrouver et découvrir qu'elle entretient une relation avec un américain et finir par la traiter de fille de rien.
Le frère de Reikichi va essayer de recoller les morceaux entre eux...








C'est la première fois que je vois un film de Tanaka, le premier de cette réalisatrice, une rareté à l'époque, qui fut aussi une star en tant que comédienne.
Un mélodrame romantique et social, avec de légers passages comiques, qui rappellent dans l'ensemble un peu le cinéma d'Ozu, et certains passages très réussi emportés par une photographie soignée.
On pourrait aussi classer ce film comme un croisement entre le Néoréalisme italien et le Noir français, en tout cas un excellent métrage comme souvent avec le cinéma nippon, alors en pleine gloire.
















vendredi 3 avril 2026

KATYN DE ANDRZEJ WAJDA 2007

 





Synopsis :

Pologne, 1939, le gentil régime humaniste de Staline envahi la partie est de la Pologne tandis que celle de l'est est occupée par le régime national SOCIALISTE du troisième reich. Les officiers polonais et des patriotes sont fait prisonniers par la gentille armée rouge humaniste.
Printemps 1940, ces prisonniers sont exécutés dans une forêt en URSS par les nervis du gentil régime humaniste et populaire de Staline mais quand la Pologne est entièrement envahie par les russes, c'est le régime national SOCIALISTE qui officiellement porte le chapeau de cette boucherie (20000 hommes).
Wajda nous propose de suivre courageusement les proches des exécutés jusqu'en 1945 et la répression de certains par les occupants humaniste et populaires de l'URSS.








Wajda était un cinéaste courageux, honni par la gauche mondiale car pas vraiment dans le sens de la pensée officielle du politiquement correct.
Courageux est alors ce film/réquisitoire qui dénonce les massacres du communisme (une cinquantaine de million de morts et probablement un ou deux supplémentaires au moment où j'écris ces lignes) sans commune mesure avec ceux des national socialistes (une dizaine de millions de morts), des nazis quoi, et même ceux du Japon impérial (une trentaine de million de mort) qui passe encore pour une victime car elle a reçu deux bombes atomiques sur la tronche.
Le film a été très peu distribué en France, seul pays où le communisme a réussi selon Gorbatchev, et s'est fait descendre par les médias de gauche qui considèrent la critique du communisme comme un fascisme, de l'extrême droite.
"Katyn" est aussi la tragique histoire du peuple polonais, prostituée des pires régimes du siècle dernier et de son peuple heureusement résilient, enfin libre.
Une œuvre essentielle, un témoignage poignant...merci Wajda.















jeudi 2 avril 2026

L ' ETAU DE ALFRED HITCHCOCK 1969

 





Synopsis :

En 1962, à Copenhague,
Un haut placé russe décide de passer à l'Ouest avec son épouse et sa fille, des agents américains dont Mike Nordstrom, se chargent de l'exfiltrer non sans mal
Arrivé à Washington, il est questionné sur les affaires des Russes et met les américains sur la piste des missiles cubains.
Nordstrom demande à son ami et agent français, Devereaux, d'infiltrer les cubains dont certains proches de Castro se trouvent en ce moment à New York, notamment Uribe qui déteste les américains.
Devereaux finit par aller à Cuba après qu'Uribe se soit fait tuer après sa trahison, logeant chez son contact et maîtresse Juanita, qui est aussi la maîtresse de celui qui a tué Uribe, Rico Parra.
Les cubains finissent par découvrir la traitrise du français qui se voit alors pris dans l'étau de la guerre froide...







Le genre espionnage voulant ça, on voyage beaucoup dans cet Hitchcock d'arrière saison : le Danemark, puis Washington, puis New York, puis la Havane et enfin Paris.
John Forsythe revient pour jouer l'agent américain et un des rares rôles positif, dans le sens patriote.
La scène de l'exfiltration au début, celle du meurtre de "Juanita" (dont je soupçonne Dario Argento de s'en être inspiré pour ses films futurs) et de l'hôtel des cubains à New-York (avec le personnage du martiniquais) sont les points forts du film.
La dernière partie se passe à Paris, entre personnages français joués entre autre par Claude Jade, Michel Subor, Michel Piccoli et Philippe Noiret, qui parlent en anglais (heureusement en VO), ce qui est assez ridicule en soit : à Washington à la rigueur mais à Paris...dans "La Main Au Collet" les dialogues entre français étaient au moins dans notre langue.
Globalement, on est en présence d'un film correct mais loin des classiques des années 50 : le Hitch était au bout du rouleau de pellicule.
















mercredi 1 avril 2026

LE RIDEAU DECHIRE DE ALFRED HITCHCOCK 1966

 





Synopsis :

Le scientifique Armstrong, un américain, est à Copenhague avec sa fiancée pour participer à une conférence.
En fait il est un espion de l'organisation Pi, devant se rendre à Berlin-Est, de l'autre côté du mur, pour infiltrer l'intelligence et récupérer des informations précieuses sur un système antiatomique auprès d'un scientifique.
Il est obligé de mentir à sa belle et de dire qu'il doit s'envoler pour Stockholm mais elle découvre vite la supercherie et décide de le suivre.
"Chaperonnés" par la gentille république démocratique d'Allemagne, la RDA et sa Stasi que Poutine a bien connue, connue pour être pétrie d'humanité, il va devoir récupérer d'abord des informations de la part de l'organisation mais devra être obligé de se débarrasser de son "protecteur", non sans mal, resserrant l'étau sur lui et sa compagne...






 

Ce thriller d'espionnage a été tourné en pleine gloire du Nouvel Hollywood et c'est d'ailleurs l'une de ses plus grandes figures qui joue le fameux scientifique : Paul Newman.
Cette précision n'a l'air de rien mais elle est importante ici car ce film fait terriblement vieillot à l'aulne des critères de l'époque même : les scènes d'extérieurs tournées en studio avec un écran projeté derrière, ou également avec un décor peint, ça allait dans les années 40/50 mais à l'heure de "Bonnie And Clyde" et du "Lauréat", sans parler de la Nouvelle Vague, le Hitch paraissait alors aussi dépassé que Chaplin.
Une autre tache est la longue scène du meurtre du chaperon de la Stasi : voir une femme de 50 kg trainer par terre deux hommes qui se battent (au moins 150 kg) pour mettre la tête du méchant dans le four, ce n'est pas du tout crédible dans un film d'espionnage dit sérieux.
Les points positifs sont la science du suspense du maître dan la scène du bus et celle du spectacle de ballet, le rôle de la comtesse polonaise jouée par une actrice qu'on connait bien en France, Lila Kedovra, et Paul Newman.
J'ai un certain mépris pour les derniers films du Hitch, après "Marnie" le déluge, le naufrage, et ce n'est pas après avoir revu ce "Rideau" tiède que je vais changer d'avis.
















dimanche 29 mars 2026

CENDRES ET DIAMANT DE ANDRZEJ WAJDA 1958

 





Synopsis :

En mai 1945, à l'époque où la Pologne s'apprêtait à changer de dictature, les patriotes et communistes s'entretuent comme s'était le cas en Europe à l'époque de l'armistice.
Trois patriotes abattent deux hommes innocents qu'ils ont pris pour des cocos.
Les patriotes et les cibles en question, donc toujours vivantes, se retrouvent dans le même hôtel où un banquet est organisé en l'honneur de la fin de la guerre.
Un des patriotes, l'étudiant rebelle Maciek, commence à se poser des questions sur le bien fondé de son devoir de polonais, noie ses doutes dans les bras d'une serveuse, pendant que les autres ripaillent.
On lui somme de finir le travail en tuant un secrétaire du parti communiste logeant au dessus de sa chambre...








Wajda adapte un roman de 1948 en essayant de rester le plus neutre possible en développant les deux camps de manière intelligente.
Le rôle de Maciek est joué par une sorte de Mastroianni à lunettes de soleil qui deviendra un des plus grands acteurs polonais mais mourra à 39 ans de manière assez absurde, comme James Dean à qui il sera comparé : Zbigniew Cybulski.
Chronique d'une jeunesse déchirée et sacrifiée, filmée en une sorte de film néoréaliste mâtiné de Noir et Nouvelle Vague française, le spectateur est assez vite frappé par la beauté esthétique et les fulgurances de certains plans qui font de cette œuvre quelque chose d'exceptionnel.
D'ailleurs, "Cendres Et Diamant" est considéré comme un des meilleurs films polonais, voir le meilleur par beaucoup, dont Scorsese et Coppola. 
















samedi 28 mars 2026

L ' HOMME DE FER DE ANDRZEJ WAJDA 1981

 





Synopsis :

Un journaliste plutôt servile et porté sur la vodka est mandaté par le gouvernement pour couvrir les émeutes de Gdansk et décrédibiliser le leader de la grève, Maciek Tomczyk, qui est le fils de "L'homme de Marbre" du précédent film de Wajda.
Il va petit à petit retourner sa veste quand il rencontrera certaines figures du mouvement Solidarnosc, le Tomczyk en question qui est en fait une évocation de Lech Walesa qui joue d'ailleurs son propre rôle et la femme de celui-ci qui est l'étudiante de "L'homme De Marbre"...








Ce film est beaucoup plus politique que son prédécesseur, en passant de la fiction à la réalité (et alors actualité) avec une certaine harmonie.
Les deux fondateurs de Solidarnosc jouent leur propre rôle, racontant les émeutes de 1968, décembre 1970 (qui se sont terminés dans un bain de sang) et la grève de 1980 dans une Pologne qui commençait doucement à sentir le vent de la dictature socialiste tourner.
Etant plus documentaire, cet "Homme De Fer" est moins bon que celui "De Marbre", avec beaucoup plus de longueurs en général même si il a remporté la Palme d'Or en mai 1981, on comprendra pourquoi (merci tonton).

Wajda nous offrira "L'homme Du Peuple" en 2013 sur Walesa qui fut président de la Pologne de 1990 à 1995

















vendredi 27 mars 2026

L ' HOMME DE MARBRE DE ANDRZEJ WAJDA 1977

 





Synopsis :

Une étudiante en cinéma, pour son film de fin d'études, a choisi de raconter la vie du maçon stakhanoviste Mateusz Birkut, érigé en héros au début des années 50 dans la Pologne encore stalinienne, qui a pourtant bien vite disparu des radars.
Elle va affronter bien des difficultés et en premier lieu, l'hypocrisie et la censure des autorités socialistes...





 

J'aime le rappeler : le communisme est la pire saloperies/escroqueries inventée par l'homme avec les trois religions monothéistes et le concept de "dieu"...

Wajda, qui pour un polonais a un nom facile à orthographier, nous sert ce film de docufiction historique saupoudré d'humour en impressionnant d'entrée avec un style enlevé et moderne qui fait penser parfois au cinéma soviétique des années 1920.
Le réalisateur sentait déjà le vent tourner dans son pays qui verra quelques changements dans la décennie suivante, Solidarnosc et Walesa, un mouvement qui d'ailleurs a commencé en 1980 là où le film se termine.
On suit les déboires d'une réalisatrice très motivée et culotée pour démêler les nombreux nœuds de l'histoire de ce héros de fiction qui a disparu aussi vite qu'il a été érigé en modèle (toujours fictif), ainsi que sa statue de marbre donnant son titre au métrage.
Une très bonne interprétation des deux comédiens principaux qui faisaient partie de la "troupe" du réalisateur et une musique disco qui tranche avec les images d'archives d'époque.
On a l'impression d'assister à une sorte de nouvelle vague polonaise en regardant ce film de 160 minutes assez bien foutu, qui sera considéré avec sa suite "L'homme De Fer", qui raconte la vie du fils du héros, comme des classiques du cinéma mondial.
















mardi 24 mars 2026

PSYCHOSE DE ALFRED HITCHCOCK 1960

 





Synopsis :

Marion Crane est secrétaire dans une agence immobilière à Phoenix, elle a une relation avec Sam, divorcé et endetté.
Son patron lui confie 40000 $ en liquide qu'un client a apporté pour régler une transaction, qu'elle doit déposer à la banque. Marion y  voyant une occasion de rembourser les dettes de son amant et de refaire sa vie avec son homme, s'enfuit avec les sous.
Elle se fait suivre par un policier qui trouve son comportement suspect, change de voiture et s'arrête finalement dans un motel pour souffler et réfléchir.
Ce motel est le Bates motel tenu par le truculent Norman et sa sympathique mère, un endroit dont on ne repart pas...









Adaptation du roman "Psycho" de Robert Bloch qui est vaguement inspiré par l'histoire d'Ed Gein et rare incursion du Hitch dans le genre l'horrifique que ce film va révolutionner.
"Psychose", c'est une photographie inspirée utilisant un clair obscur bienvenu qui relève la sauce de l'angoisse.
"Psychose", c'est la musique d'Herrmann, une des plus célèbres du septième art, et outil indispensable dans la mécanique de l'horreur.
"Psychose", c'est Janet Leigh", une victime parfaite, qui de part son interprétation a rénové le statut de "scream queen".
Et enfin un bon thriller, c'est un bon méchant et "Psychose" c'est Anthony Perkins qui naturalise/taxidermise le personnage de Norman Bates, psychopathe schizophrène qui gravera son visage sur le spectateur dans la dernière image.
Autant "Les Oiseaux" sera un navet indigne et indigeste, autant "Psychose" est une délicatesse à consommer sans modération.

Au Bates motel, c'est ouvert toute l'année, ainsi que le bide des clients.

















samedi 21 mars 2026

UNE FEMME COREENNE DE IM-SANG SOO 2003

 





Synopsis :

On suit ici un couple marié avec un garçon adopté : le mari avocat penché sur l'alcool, qui entretient une relation extraconjugale et l'épouse, danseuse, délaissée et légèrement frustrée qui est l'obsession de son jeune voisin qui la suit et l'épie.
On suit également les parents du mari dont le père est malade d'une cirrhose qui est en train de le tuer et la mère également frustrée qui entretient aussi une relation avec un homme de son âge.
Ce film est aussi le récit de la chute des protagonistes masculins et la rédemption des femmes qui arriveront à se libérer de leur hommes...








Sorti en pleine gloire du cinéma coréen, ce film fait penser au "Visitor Q" de Takashi Miike mais en moins violent et radical. On est ici aussi dans quelque chose de typique du cinéma asiatique : le sexe n'est pas montré mais le sang et la violence sont très présents.
Cette "Femme Coréenne" est aussi un film féministe, disséquant la femme sud-coréenne en ce début de 21ème siècle qui commençait à mettre un coup d'arrêt à certaines coutumes ancestrales.
La guerre de Corée avec son voisin communiste brutal est aussi évoquée au début.
On peut faire un parallèle entre le destin du mari et de son père (infidèle, alcoolique, égoïste) et celui des femmes (l'épouse, la belle-mère, la maitresse) qui sera sous le signe de la libération, de l'émancipation.

Le cinéma sud-coréen semblait alors en état de grâce, nous proposant des œuvres remarquables, et marquantes, comme ce film présenté ici. 













dimanche 15 mars 2026

LE RECIDIVISTE DE ULU GROSBARD 1978

 





Synopsis :

Max Dembo est libéré en conditionnelle après avoir passé 6 ans en prison. Il compte bien se ranger et trouver un boulot mais son tuteur n'a aucune confiance en lui, attendant qu'il replonge.
Max trouve un boulot et commence à fréquenter la jeune agente du bureau de chômage bref, il semble remonter la pente.
Lors d'une visite impromptue dans sa chambre miteuse, le tuteur trouve un paquet d'allumettes dont c'est servi un copain camé de Max pour se piquer et c'est le retour illico en prison.
Au bout de quelques temps, le tuteur obtient sa libération devant le manque de preuves mais Max en a assez et l'agresse.
Notre héros a décidé de reprendre du service dans la petite criminalité, en une sorte de long suicide...





 


Max Dembo fait suite à une longue série d'antihéros, de marginaux qui ont fait la gloire du Nouvel Hollywood auquel ce film appartient : "Serpico", "Un Après Midi De Chien", "La Ballade Sauvage", "L'épouvantail", "Point Limite Zéro", "Easy Rider", "Taxi driver" ou "Macadam Cowboy" dans lequel joue Dustin Hoffman.
Cette adaptation d'un roman d'Edward Bunker, qui hérite d'un petit rôle, est un drame policier assez prenant porté par Harry Dean Stanton dans le rôle de l'ami et complice, une jeune Kathy Bates, Gary Busey dans le rôle du copain camé, Emmet Walsh dans le rôle du tuteur peau de vache et Theresa Russell, excellente, dans celui de l'agente et compagne du voyou.
Hoffman délivre une fois de plus en sublimant l'histoire, appâtant le spectateur, ceci dit il est moyennement crédible quand il rosse le personnage joué par Gary Busey qui fait 20 cm et 20 kg de plus que lui (dans le même gabarit, Al Pacino s'en sort mieux).
Theresa Russell a ici le rôle typique de la compagne/compagnon du héros qui est en fait son pendant, complément en apportant une fragilité bienvenue.
Ce "Récidiviste" est un des derniers chefs-d'œuvre du Nouvel Hollywood, genre qui a recrédibilisé le cinéma américain pourri par l'industrie des studios dans les années 50/60 (les comédies musicales, les westerns foireux, les comédies sirupeuses) merci McQueen, Redford, Newman, Pacino, De Niro, Nicholson, Hackman, et bien d'autres et donc Hoffman.















SEDUITE ET ABANDONNEE DE PIETRO GERMI 1964

 






Synopsis :

La Sicile,
Un lieu réputé pour ses cannoli, son volcan, sa cosa nostra et surtout pour son progressisme, son modernisme et pour être toujours à la pointe du féminisme...bref un pays méditerranéen.

Ascalone est un rupin respecté dont une des filles est promise à Peppino. Mais celui-ci séduit et viole la soeur cadette de sa fiancée : la belle Agnese qui tombe enceinte.
Cela finit par se savoir, Peppino refuse d'épouser Agnese car elle n'est plus pure, ou intacte après vérification de son intimité.
Le patriarche Ascalone demande à son fils de tuer Peppino pour l'honneur et surtout retrouver une certaine respectabilité dans le village mais de nombreux problèmes vont s'accumuler pour le plaisir du spectateur...





 


Deuxième volet d'une trilogie sur les mœurs siciliennes moyenâgeuses après "Divorce  À L'italienne" et avant "Ces Messieurs Dames" (qui se passe à Venise), cette comédie est peut-être encore plus aboutie que son prédécesseur.
La distribution, dont une grande partie est sicilienne, et donc l'interprétation est parfaite : Saro Urzi et ses faux airs de Raimu sera récompensé pour son rôle du patriarche qui osera tout pour garder le respect de ses pairs, Leopoldo Trieste joue l'idiot habituel, Aldo Puglisi hérite du rôle clé du séducteur par qui le scandale arrive, le grand Lando Buzzanca, aux faux airs d'Aldo Maccione, joue le frère idiot et Stefania Sandrelli incarne la victime de la connerie locale.

En Italie, quand on veut faire rire sans risque, on prend des gars du sud (de Rome) encore dans leur jus et le résultat est très souvent là comme ce classique de la comédie à l'italienne présenté ici.






 










samedi 14 mars 2026

LES MARIES DE L ' AN II DE JEAN-PAUL RAPPENEAU 1971

 





Synopsis :

Pendant la révolution, 

Nicolas Philibert est exilé aux jeunes Etats-Unis après avoir tué un baron qui tournait autour de sa femme, Charlotte. Il y a depuis fait fortune et s'apprête à épouser la fille de son patron mais un jaloux s'oppose au mariage en dénonçant la situation matrimoniale de notre héros, toujours marié à Charlotte.
La seule solution pour épouser sa belle américaine est de retourner en France, dans sa Nantes natale, pour retrouver Charlotte et lui demander de divorcer.
Mais après avoir traversé l'Atlantique, c'est une France déchirée entre les Chouans, les menaces étrangères et la terreur qu'il retrouve. 
D'ailleurs, même pas mis les pieds sur le sol natal qu'il est déjà arrêté...





On comprend que Bébel ait quitté sa suissesse pour la belle italienne !


Comédie de cape et d'épée à la distribution alléchante, Bébel et le mariole de sa bande comme narrateur, Charles Denner dans un rôle court mais bon, la Jobert et la future Bébel (Laura Antonelli), Pierre Brasseur dans un de ses derniers rôles, Julien Guiomar dans une sorte de Mélenchon de l'époque et un vert Dewaere la fin.
L'histoire est de Rappeneau, Sautet et Maurice Clavel.
On rigole bien et il y a de l'action, il y a beaucoup de second degré (on était au vingtième siècle, à l'époque où c'était autorisé) et de gros moyens ont été déployé pour que le spectacle soit total.





Denner est à lui seul une raison pour regarder un film