Synopsis :
On suit ici un couple marié avec un garçon adopté : le mari avocat penché sur l'alcool, qui entretient une relation extraconjugale et l'épouse, danseuse, délaissée et légèrement frustrée qui est l'obsession de son jeune voisin qui la suit et l'épie.
On suit également les parents du mari dont le père est malade d'une cirrhose qui est en train de le tuer et la mère également frustrée qui entretient aussi une relation avec un homme de son âge.
Ce film est aussi le récit de la chute des protagonistes masculins et la rédemption des femmes qui arriveront à se libérer de leur hommes...
Sorti en pleine gloire du cinéma coréen, ce film fait penser au "Visitor Q" de Takashi Miike mais en moins violent et radical. On est ici aussi dans quelque chose de typique du cinéma asiatique : le sexe n'est pas montré mais le sang et la violence sont très présents.
Cette "Femme Coréenne" est aussi un film féministe, disséquant la femme sud-coréenne en ce début de 21ème siècle qui commençait à mettre un coup d'arrêt à certaines coutumes ancestrales.
La guerre de Corée avec son voisin communiste brutal est aussi évoquée au début.
On peut faire un parallèle entre le destin du mari et de son père (infidèle, alcoolique, égoïste) et celui des femmes (l'épouse, la belle-mère, la maitresse) qui sera sous le signe de la libération, de l'émancipation.
Le cinéma sud-coréen semblait alors en état de grâce, nous proposant des œuvres remarquables, et marquantes, comme ce film présenté ici.




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