Synopsis :
La mère russe d'un violoniste se fait diagnostiquer un cancer du foie (un des plus mortels). Les médecins ont l'air de s'en laver les mains : elle a 60 ans et la traiter reviendrait trop cher.
Hospitalisée à domicile et bourrée d'analgésiques, son fils David ne lui dit pas tout de suite de quoi elle est atteinte.
Au bout d'un certain temps, il trouve quand même le courage de lui dire et l'encourager à se battre...
Ce film de ce réalisateur à la carrière modeste, est un mélange de comédie, social, film expérimental (on est en 1972), documentaire et surtout une dénonciation d'une certaine médecine qui trie les patients en fonction de leur utilité sociale.
Le sujet m'est particulièrement cher car ma mère est morte de ce même cancer : sortie d'un cancer du colon où on lui a dit qu'elle était guérie et qu'il n'y avait pas besoin de check-up, elle s'est retrouvée deux ans après avec un cancer à un stade avancée qui l'a emportée en 2018.
La mère est jouée par une actrice russe lumineuse, Lila Kedrova, et le fils est joué par le ténébreux Sami Frey qui joue encore un David, la même année que "César Et Rosalie" de Sautet.
Philippe Léotard joue l'ami musicien du fiston, il jouera le fils d'une mère cancéreuse et agonisante dans "La Gueule Ouverte" de Pialat en 1974. Maurice Garel joue un médecin généraliste qui fut en proie aux patrons lorsque qu'il travaillait auparavant dans une mine dans le Nord et que les cas de silicoses se multipliaient.
Une œuvre politique et sociale, mais qui reste chaleureuse néanmoins, la relation mère/fils et la solidarité y étant très importante ici.
À découvrir.



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