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mercredi 8 janvier 2020

125, RUE MONTMARTRE DE GILLES GRANGIER 1959






Synopsis :

Pascal est crieur de journaux, susceptible autant qu'il est naïf.
Un jour, pendant sa pause au bord de la Seine, il sauve un désespéré de la noyade.
Celui-ci, Didier se révèle très collant et incapable de s'occuper de lui-même.
Le "suicidaire" va même jusqu'à demander à Pascal d'aller chez lui prendre son argent en douce, au nez et à la barbe de sa femme avec qui il est brouillé...





Un film tourné à l'époque des chef-d'oeuvres de Grangier ("Archimède Le Clochard", Les Vieux De La Vieille", "Le Cave Se Rebiffe" entre autres classiques), que l'on pourrait décrire comme du Hitchcock avec des dialogues d'Audiard.
En effet, Ventura incarne un butor assez bébête, un de ses premiers grands rôles, pris dans une machination avec meurtre à la clé et qui va s'efforcer de prouver son innocence.
Du très bon Grangier donc et du bon Audiard (ici plus pondéré néanmoins).









mardi 7 janvier 2020

PLEIN SOLEIL DE RENE CLEMENT 1960






Synopsis :

Tom Ripley est chargé par un riche américain de ramener son fils Philippe Greenleaf, un dandy insouciant et cynique, en vacances en Italie avec sa petite amie et souffre douleur Marge.
Philippe Greenleaf décide de prendre Ripley, de condition modeste, sous sa coupe et d'en faire aussi l'objet de ses humiliations.
Lors d'une sortie en voilier en route vers l'île d'Ischia aux environs de Naples et après une énième et...cuisante humiliation, Ripley décide de se débarrasser du dandy et de se faire passer pour lui...




Un film qui lança la carrière de Delon (avec "Rocco Et Ses Frères" la même année), de Marie Laforêt et ravivé celle de Ronet (après "Ascenseur Pour L’Échafaud").
Un thriller assez plaisant même si je trouve qu'après la disparition du personnage joué par Ronet, au tiers du film, l'histoire perd de son rythme, à l'instar de "La Piscine" auquel ce métrage ressemble dû à la présence des mêmes acteurs masculins (Romy Schneider fait même une apparition au début du film).
Du bon travail et des images de carte postale de l'Italie des années 60 font donc de ce film un classique même légèrement surestimé.









dimanche 5 janvier 2020

UN CHIEN ANDALOU DE LUIS BUNUEL 1929





Synopsis : 

Succession de scènes surréalistes ayant pour point commun un couple sur plusieurs années, une boite à rayures qui porte malheur et une bonne doses de scènes osées...




Le film surréaliste le plus connu, fruit de la rencontre de deux génies Espagnol, Buñuel et Dali, sorte de rêve de vingt minutes souligné par un tango entêtant.
Des scènes gores pour l'époque, d'autres osées érotiquement et des poussées poétiques aux interprétations aussi nombreuses qu'il y a de spectateurs.
Buñuel sortira ensuite des films en mode alternatif, alternant le passable et le chef d'oeuvre.








Le film intégral


vendredi 3 janvier 2020

BORSALINO DE JACQUES DERAY 1970






Synopsis :

À Marseille en 1930, Roch Siffredi, un petit truand, sort de prison.
Voulant récupérer sa "femme" il fait la connaissance de Capella, truand et nouveau "propriétaire" de la femme en question, Lola.
Après s'être bagarré, ils sympathisent et commencent à faire des coups ensemble.
Petit à petit, ils montent dans les échelons de la pègre Marseillaise...




Produit par Delon, un "buddy movie", comme on dit, et un film de pègre assez bien ficelé qui peut rappeler ce que fera Copolla deux ans plus tard (l'évolution de Siffredi ressemblant beaucoup à celle de Michael Corleone).
Le thème, très récurent dans le film et joué à toutes les sauces, de Claude Bolling est devenu historique.
Delon produira et jouera une suite "Borsalino & Co" qui n'aura pas le même succès.









jeudi 2 janvier 2020

LA PISCINE DE JACQUES DERAY 1969







Synopsis :

Jean-Paul, un écrivain en manque d'inspiration et sa compagne Marianne se dorent au soleil sur les hauteurs de Saint-Tropez dans une villa avec piscine.
Un vieil ami, Harry, dandy quadragénaire riche et ancien amant de Marianne, débarque avec sa fille Britannique de 17 ans.
Les retrouvailles cordiales vont vite se transformer en rivalité, la tension sexuelle et la jalousie progressant...





L'oeuvre qui a fait remarquer Deray, relancé la carrière de Romy et fait connaître Birkin en France.
Ce thriller érotique exerce pour ma part une fascination en grande partie grâce à la présence de Maurice Ronet, acteur principal de mon film préféré "Le Feu Follet"...d'ailleurs le métrage perd selon moi grandement de son intérêt une fois son personnage disparu même si c'est indispensable dans le scénario.
"La Piscine" est aussi un peu une sorte de remake du "Plein Soleil", du moins un clin d’œil (Delon, Ronet, Schneider, la jalousie du personnage de Delon sur celui de Ronet et le sort de celui-ci).
La musique de Michel Legrand est remarquable, ce qui rajoute au culte qu'à suscité cette oeuvre au fil du temps.
Un film a part, très 1969, une pièce d'histoire en quelque sorte.












mercredi 1 janvier 2020

DERNIER DOMICILE CONNU DE JOSE GIOVANNI 1969






Synopsis :

Leonetti, un flic aux méthodes expéditives, est muté dans un commissariat de quartier après avoir arrêté un fils de notable au bras long.
Il se contente de faire la chasse aux perverts dans les cinémas porno, accompagné d'une jeune femme débutante, encore pleine de convictions.
Ils sont chargés de retrouver un certain Martin qui doit témoigner sous huit jours dans un important procès, mais d'autres moins bien intentionnés veulent aussi le retrouver...




Film réalisé par Giovanni qui signe les dialogues.
On est dans l'ambiance et la moralité de Giovanni, bien particulière, assez désabusé avec son code de l'honneur, ici enrobé d'un certain romantisme (en ce qui concerne l'histoire de la petite fille de Martin).
Je trouve que c'est dommage que Morricone n'est pas signé la musique, ça aurait fait un gros plus.
Un film honnête et plaisant, pas un chef-d'oeuvre, mais assez fédérateur, à découvrir.