Synopsis : La vie principalement sentimentale, sur quelques mois, de quelques jeunes gens dans la vingtaine à Seattle qui était à l'époque le centre mondial de la musique car berceau du Grunge...
Une sorte de "Friends" à la mode Grunge et presque un témoignage de toute une époque que ce film de fiction qui mélange comédie sentimentale et extraits de morceaux de Mother Love Bone, Alice In Chains, Soundgarden, Smashing Pumpkins (qui sont pourtant de Chicago) entre autres. Une histoire qui parle d'une génération, la mienne, la génération X et du début des années 90, les années lycée et l’entrée dans le monde du travail. Apparition des membres de Pearl Jam qui jouent les musiciens du groupe fictif "Citizen Dick" et de Chris Cornell dans un bref Caméo et ensuite dans son propre rôle. Une grande réussite de Crowe, une très bonne interprétations des comédiens et qui parlera surtout aux GenX mais pas que.
Synopsis : Jean est routier et fait le trajet Paris/Bordeaux avec Pierrot son co-pilote. Au bord de la rupture avec son foyer il rencontre Clotilde, une bonne de 20 ans d'un relais routier à 60 km de Bordeaux. La relation est découverte par la fille de Jean, celui-ci et sa maîtresse décident de vivre ensemble malgré le fait qu'ils ait perdu chacun leur emploi. Les désillusions et coups du sort vont alors s'enchaîner...
Proche du réalisme poétique des années 30, ce drame social et sentimental est remarquable et est peut-être le premier bijou de Verneuil. Un Gabin inspiré, une bonne Françoise Arnoul, un Pierre Mondy sobre (ça ne durera pas) dans ce film qui traite d'une certaine réalité, de la vie des vrais gens (la pression au travail, le chômage, l'avortement). En somme, un des meilleurs Gabin (dans la lignée de "Quai Des Brumes" et du "Le Jour Se Lève") des années 50 qui n'attend que vous.
Synopsis : Jean est un photographe de mode et est marié à Sylvie, un mannequin et tout ce beau monde travaille pour Reverdy, un patron dur qui emploie tout les moyens pour obtenir ce qu'il veut. Le problème c'est que ce que Reverdy désire, c'est Sylvie, n'hésitant pas à la courtiser devant Jean, d'une jalousie maladive. La tension monte petit à petit jusqu'à ce que Jean décide d'assassiner Reverdy mais le photographe se trompe et tue un innocent. Un témoin ayant tout vu, Jean va être ensuite victime de chantage...
Un très rare film d'un réalisateur discret avec la presque débutante Mylène Demongeot, Maurice Ronet (la raison pour laquelle j'ai vu l'oeuvre au départ) et Jean Servais, un vétéran Belge. Un thriller intelligent et bien emmené, le trio joue sa partition avec conviction et talent. Une réussite pour ce film qui aurait mérité meilleure publicité et succès.
Synopsis : Tiré des procès verbaux authentiques : Le procès de Jeanne à Rouen, les pressions des ecclésiastiques, à coups de ruses et intimidations pour qu'elle avoue son hérésie. Cédant d'abord, elle reviendra vers son Seigneur et sera condamné à l'immolation comme tout le monde sait.
Ce film, devenu un classique du muet, a eu une vie chaotique à causes de censures et de destructions de négatifs. Une version dite finale, de 82 minutes, ayant été retrouvée en 1981 en Norvège dans un hôpital psychiatrique, c'est celle-ci qui est disponible aujourd'hui. La moitié du métrage est constituée de gros plans sur le visage de miss Falconetti, sorte d'Anna Magnani avant l'heure, et l'autre de gros plans sur les visages des juges inquisiteurs et des Anglais, bref un film "expressionniste" littéralement. La présence d'Antonin Artaud est remarquable. La poésie des films de l'époque est présente, ici pour souligner le tragique du destin de l'héroïne. À voir pour tout cela.
Synopsis : Bob est un ancien truand qui passe ses nuits dans des jeux de cartes interminables. Plutôt sage et posé, protecteur avec les jeunes voyous et les filles paumées, son seul vice le met néanmoins vite sur la paille. Alors raide, il décide avec quelques fidèles complices de braquer le casino de Deauville...
Premier polar de Melville avec des acteurs relativement inconnus et que l'on pourrait rapprocher de "L'Ultime Razzia" de Kubrick sorti la même année, notamment en ce qui concerne la moralité de l'histoire...ne jamais parler des coups aux compagnes. Un Film Noir sympathique à la fin légère, pas le meilleur Melville mais une montée en puissance avant les classiques à venir.
Synopsis : Une étude d'huissier parisien est débordée de travail, les personnes y étant employés n'étant pas des flèches, comme on dit. L'huissier en chef ayant fait paraître une annonce d'embauche, un homme se présente, peu prolixe, et qui se fait appeler Bartleby. Au départ abattant une quantité énorme d'un travail ingrat de copiste, sans se plaindre et sans aucune pause, l'homme quasi-muet et d'une solitude extrême va commencer à refuser les taches qu'on lui donne...
D'abord un téléfilm diffusé en 1976, cette réalisation de l'acteur Ronet, adaptation d'une nouvelle d'Herman Melville, est une des oeuvres les plus bouleversantes que j'ai jamais vu. Une histoire un peu Kafkaïenne de cet homme d'une solitude et détresse extrême que l'on ne peut s’empêcher de rapprocher d'Alain Leroy, le personnage du "Feu Follet" incarné par...Maurice Ronet. Maxence Mailfort incarne un être "qui a renoncé à vivre" et dont on ne sait rien et qui va profondément toucher et bouleverser son employeur (joué par Michael Londasle excellent comme souvent), désemparé devant la détresse de Bartleby. C'est le genre de film qui marque le spectateur d'une trace indélébile, comme "Le Feu Follet", telle une cicatrice ou un tatouage, rare, précieux, sur un être de fiction hors-normes tel un Holden Caulfield de Salinger par exemple.