Translate

vendredi 12 mai 2023

L'ENFANT DE JEAN-PIERRE ET LUC DARDENNE 2005

 





Synopsis :

Bruno est un marginal vivant de rapines. Sa compagne Sonia, qui  n'est guerre mieux lotie, vient d'accoucher d'un petit Jimmy.
Devant les galères et alléché par l'argent facile, Bruno décide de vendre son gamin à un réseau clandestin d'adoption sans prévenir Sonia.
La transaction effectuée et ensuite mise au courant, la mère fait un malaise et est hospitalisée…










Les frangins s'écartent un tant soit peu techniquement de leur zone de confort en étant moins prolixe en gros plans et plans séquence, caméra à l'épaule.
Un bon suspense même si la fin est prévisible, une découverte en la débutante Déborah François, Jérémie Renier toujours excellent et un court rôle de Gourmet dans le rôle d'un flic.
Une œuvre honnête qui ne méritait pas la Palme d'Or néanmoins.






















dimanche 7 mai 2023

LE FILS DE LUC ET JEAN-PIERRE DARDENNE 2002

 





Synopsis : 

Olivier est éducateur/menuisier dans un centre de rééducation et d'insertion. Il reçoit un dossier pour une demande d'un jeune qui sort de prison et ce fait va le bouleverser.
Il refuse mais passe son temps à épier le gamin, qui a trouvé une place dans le même bâtiment en métallurgie, allant même jusqu'à s'introduire chez lui.
Il accepte finalement de le prendre comme apprenti…









Après "Rosetta" où les Dardenne filmaient Emilie Dequenne en très gros plan, c'est ici Olivier Gourmet qui est de chaque plan, livrant au spectateur le trouble et l'effroi de son personnage.
"Le fils" est l'histoire d'un secret (révélé peut-être un peu tôt, l'œuvre aurait eu plus de force si celui-là avait été révélé en même temps qu'au personnage du jeune) et surtout du pardon et de la rédemption.
Un film poignant, d'une force égale à celle de "Rosetta" qui vaudra à Gourmet des lauriers et des louanges.




















samedi 6 mai 2023

ROSETTA DE LUC ET JEAN-PIERRE DARDENNE 1999

 





Synopsis :

Rosetta a 18 ans, vit avec sa mère alcoolique dans une caravane et survit en enchaînant des petits boulots qu'elle n'arrive pas à garder...











Les Dardenne poussent encore plus loin le naturalisme, par rapport à "La Promesse" en filmant Emile Dequenne de manière chirurgicale à coup de plans séquences et très gros plans, sans fioriture ni vernis aucun.
Il est question de survie, de la lutte d'une jeune femme pour trouver sa place dans la société, avoir une vie normale et tout les moyens sont bon parfois pour tenter d'y arriver.
La débutante Emilie Dequenne s'immole ici pour livrer un portrait d'une rare force d'un être d'une détresse totale qui fait penser à certains personnage de Ken Loach ou de Bresson ("Mouchette").
"Rosetta" est bien plus maîtrisé que "La Promesse" aussi parce que moins putassier idéologiquement car plus pondéré.
Une excellente porte d'entrée à l'univers des Dardenne ainsi qu'un grand film social.





















LA PROMESSE DE JEAN-PIERRE ET LUC DARDENNE 1996

 









Synopsis :

Igor, 15 ans, fait un stage dans un garage, bricole des karts avec ses copains et aide son père Roger qui emploie et exploite des immigrés d'une manière assez décomplexée.
Un de ces immigrés fait une chute mortelle et fait promettre à Igor de s'occuper de sa femme et son nourrisson fraichement débarqué d'Afrique.
Pour le garçon commence un choix cornélien : honorer sa promesse ou trahir son père…



 





L'œuvre de la consécration pour les Dardenne qui utilisent toutes les ficelles du naturalisme (caméra à l'épaule, montage dynamique, ascétisme proche du Dogme 95 alors en vogue) pour cette fiction/tract qui enfile tout les poncifs de la propagande socialiste (les patrons exploiteurs, les occidentaux racistes, la solidarité entre immigrés).
Olivier Gourmet trouve la consécration dans le rôle plutôt ingrat du pourri (néanmoins parfois nuancé)/patron exploiteur ainsi que Jérémie Renier dans le personnage central du film.
Un très bon travail, on ne s'ennuie notamment jamais grâce au suspense constant et une certaine maestria dans la dramatisation.
À partir de cette œuvre, les Dardenne vont collectionner les récompenses, souvent pour des raisons politiques.


























lundi 1 mai 2023

JE PENSE À VOUS DE JEAN-PIERRE ET LUC DARDENNE 1992

 





Synopsis :

Dans la banlieue ouvrière de Liège, Fabrice travaille dans une fonderie, est marié à Céline et élève un jeune fils.
Après une longue grève la fonderie ferme et Fabrice est licencié.
Le trentenaire va alors s'enfermer en lui même et s'éloigner de plus en plus de Céline et de ses proches jusqu'à quitter le foyer suite à une crise de jalousie…









Premier long dont les frangins ont écrit le scénario, bénéficiant de deux acteurs alors en vogue (dont la sublime Fabienne Babe).
C'est une histoire de crise et de crise, économique et intérieure, que ce drame social assez bien achalandé qui vaut surtout pour l'étude de ce couple de jeunes trentenaires qui aurait mérité un meilleur destin.
Une œuvre qui mérite d'être redécouvert 30 ans après, à l'aune de l'époque contemporaine.





















dimanche 30 avril 2023

FALSCH DE JEAN-PIERRE ET LUC DARDENNE 1986

 





Synopsis :

Joseph Falsch atterrit dans un petit aéroport et s'écroule au pied de l'avion. Il est transporté à l'intérieur de l'aérogare et a la surprise d'être accueilli par ses parents, frères, belle famille et autre, tout ce beau monde étant en fait mort dont la plupart dans les camps nazis…









Si on doit évoquer des hérauts du socialisme, l'Italie a les frères Taviani ou Pasolini (liste non exhaustive s'il en faut), Marseille a Guédiguian, l'Angleterre à Ken Loach (ou Mike Leigh dans une moindre mesure politique) et la Belgique a les frères Dardenne.
Premier long métrage des frangins après moults documentaires/tracts de propagande sur entre autre la grève de 1960 en Wallonie qui s'attaquent à la fiction en adaptant une pièce de Kalisky.
Une esthétique qui rappelle tout de suite les deux premiers Carax, voir la nouvelle vague française des années 1980, l'utilisation parfois à l'excès du traveling et une photographie clipesque typique de la décennie, tout cela au service d'un huis clos séant à toute adaptation de pièce de théâtre.
Une œuvre un peu brouillonne, qui a ses bons moments et ses pièces de bravoure de la part de certains comédiens dont Crémer est le plus connu.





















samedi 29 avril 2023

EVERYTHING BUT THE GIRL : RUN A RED LIGHT 2023

 


Le duo de Hull revient (enfin !) après 23 ans de sommeil et son disque "Temperamental" pour nous offrir l'album "Fuse", plutôt mélancolique et introspectif.
"Run A Red Light" est le troisième single et un de mes titres préférés du disque.