Synopsis :
Au moyen-âge, une famille de riches paysans a deux filles, Ingeri païenne et adoptée, enceinte d'un batard, jalouse de Karin la fille pure, naturelle et mutine, l'innocence même.
Les parents demandent à Karin, vierge donc, d'apporter des cierges à la paroisse.
En chemin, elle croise trois bergers frustres, elle ne se méfie pas...
Tiré d'une légende suédoise du XIVème siècle, c'est une histoire crue de vengeance que nous propose Bergman, à l'époque en plein dans sa période mystique ou plutôt existentielle.
Les bobos de la Nouvelle Vague ont méprisé ce film, trop frustre et grand public à leur yeux, une histoire que reprendra Wes Craven pour son premier film "La dernière maison sur la gauche" dix ans après.
C'est un film beaucoup plus intelligent et nuancé qu'au prime abord, et l'existentialisme est bien présent dans le personnage du père incarné par Von Sidow dans une Suède encore marquée par la mythologie scandinave (Ingeri, au début du film, invoque Odin).
Plusieurs manières d'aborder ce film donc, un film violent de "Rape And Revenge" pour se distraire ou un film sur la foi et les doutes qui l'accompagne.
La fin, tout en symbolisme et allégorie, est assez remarquable, ainsi que l'interprétation des actrices : la blonde Birgitta Pettersson qui joue la victime vierge, la brune Gunnel Lindblom qui joue la soeur un peu sorcière, enceinte et torturée et enfin Birgitta Valberg dans le rôle de la mère de famille bigote, mais aimante.
"La Source (De La Vierge)", en tant que la petit frère malingre du "Septième Sceau" selon mon point de vue, marquera le spectateur ainsi qu'un tatouage.



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