Synopsis :
Michel Fournier est censé être mort et incinéré mais est toujours fringuant. Il revient se venger de ceux qui lui ont fait du tort, leur envoyant d'abord d'inquiétantes poupées à leur effigie puis en enlevant la fille de son frère (en fait sa propre fille).
Fournier en fantôme, une secte de cinglés (pléonasme), une atmosphère surréaliste et glauque...
Une curiosité que ce premier film de Moati, sorte de thriller fantastique porté par des personnages tous plus ou moins tarés et ambigus et surtout un certain sens de la distribution :
Klaus Kinski incarne Michel Fournier, sorte de personnage central qu'on fait passer pour un psychopathe pervers (ce qu'était Kinski) jusqu'à ce que...regardez jusqu'à la fin. Kinski est lui-même, il joue à peine et est toujours fascinant.
Blier joue un flic qui a trop navigué en zone grise, corrompu à l'excès et donc corvéable.
Jean-Luc Bideau joue le frère de Michel Fournier et s'avérera un personnage clé de l'histoire. Marie Dubois est excellente ainsi qu'Annie Duperey dans un rôle assez marquant de tarée inquiétante.
L'alors jeune Valérie Pascal(e), avant d'être élue miss France 1986, hérite du rôle très compliqué de la petite qui sera enlevée et séquestrée (un des sujets les plus rares et tabous dans le cinéma). Elle y est prodigieuse et c'est dommage qu'elle n'ait pas continué dans le métier.
Maurice Ronet, la raison originale pour laquelle j'ai regardé ce film hérite du rôle de "Nuit D'or", petit rôle de patron de salle de jeu clandestine qui sera une sorte de motivation pour certains personnages.
Un thriller remarquable, dans le sens marquant, que je rapprocherais du futur travail d'un David Lynch pour l'atmosphère, les personnages troubles, flous et un récit alambiqué.




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