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jeudi 1 octobre 2026

LA SENTENCE DE JEAN VALERE 1959

 





Synopsis :

En 1944, alors que le débarquement a commencé, dans un village de Normandie au bord de la Manche :

Un attentat est commis contre des officiers allemands, une grenade ayant été lancée par Antoine, avec l'aide de Georges et dans une moindre mesure un pêcheur, la mère Boissard et Catherine.
Les terroristes, du point de vue de l'occupant, sont tous prestement arrêtés, jugés immédiatement et condamnés à mort.
L'exécution aura lieu une heure après.
Enfermés dans une cave donnant sur la plage, alors que les combats font rage entre les deux axes, ce film nous convie en temps réel aux derniers instants des résistants...








Ce presque huis clos est assez bien fichu, filmé de manière plutôt naturaliste et minimaliste. L'accent est mis ici sur les émotions de cinq condamnés à mort sans procès (un peu comme chez les soviétiques qui recompenseront l'oeuvre, il est toujours important de le rappeler) qui sont plus ou moins impliqués dans l'attentat.
Valère sait de quoi il parlait, ayant été résistant lui-même.
Roger Hanin y est ici plutôt sobre, cachant son accent pied-noir avec efficacité. Robert Hossein a peut-être le rôle le plus intéressant avec ce jeune résistant en proie au doutes. La fraîchement trépassée Marina Vlady n'a ici pas grand chose à faire,  comme Béatrice Betty.
L'autre rôle intéressant incombe à Lucien Raimbourg qui joue le rôle du pêcheur qui aide presque involontairement les autres, jouant alors une sorte de sacrifié.
Le cinéphile pensera au "Condamné À Mort S'est Echappé" de Bresson ou alors certaines séquences de "L'armée Des Ombres" de Melville.
Le seul point faible est pour ma part la fin mélodramatique à souhait que je décrirai comme légèrement putassière mais le spectateur se fera son avis.
Une rareté assez réussie à mettre dans la longue liste des films sur la résistance.







Attention spoiler :