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vendredi 6 décembre 2019

LE CERCLE ROUGE DE JEAN-PIERRE MELVILLE 1970






Synopsis :

Corey est libéré de Prison à Marseille, il rentre à Paris pour préparer un casse nocturne dans une bijouterie de la Place Vendôme.
Pendant ce temps, Vogel est escorté par le commissaire Mattei dans le train Marseille/Paris.
Il réussit à se détacher et à passer par la fenêtre du wagon-lit mais se trouve ensuite pourchassé dans la campagne de Bourgogne, ne devant son salut qu'au fait qu'il se planque dans le coffre d'une voiture, celle de Corey.
Les deux malfrats s'apprivoisent petit à petit (Vogel abattant deux hommes de mains qui voulaient descendre Corey) et le coup de la place Vendôme se précise...





Dernier chef-d'oeuvre de Melville et dernier film de Bourvil pour ce polar presque nihiliste qui enchaîne les scènes mythiques dont celle, entièrement silencieuse, du casse.
Delon, Volonté (dans un rare film français et doublé), Montant, Bourvil et Perrier jouent leur partition à la perfection.
Du grand cinéma français comme on en fait plus et comme on ne pourrait plus en faire, d'une qualité de divertissement pouvant rivaliser avec les films américains (je pense aussi au cinéma de Verneuil).









jeudi 5 décembre 2019

L’ARMÉE DES OMBRES DE JEAN-PIERRE MELVILLE 1969





Synopsis :

Dans l'Armée Des Ombres, on suit Philippe Gerbier, ingénieur dans le civil et surtout un des chefs de la Résistance, qui prendra du "galon" quand Félix, un autre chef, se fera prendre.
On suit aussi Mathilde, dont le dévouement et la compétence suscite l'admiration de tout le monde dans le réseau.
Dans l'Armée Des Ombres, la vie des hommes vaut moins que la cause que ceux-ci servent et tous auront un destin tragique.




Ce monument, qui est mon film français préféré après "Le Feu Follet" est un témoignage sans concessions, sans aucun romantisme, cru et donc réel sur la Résistance Française que Melville a connu de l'intérieur, ainsi bien sûr que Joseph Kessel, auteur du roman.
Tout, du sol au plafond, tend ici au sublime, jusqu'à la musique (et l'extrait de Morton Gould qui me file les jetons à chaque fois), les acteurs (et Signoret) sont en état de grâce, le rythme et les silences sont à leur juste place.
D'ombre il est ici question plus que jamais car la vie est tragique, cruelle et sans miséricorde, il y a rarement de place pour la lumière dans la réalité.
Le film se fera descendre par la gauche Maoïste et bas du front (pléonasme) et ne trouvera sa reconnaissance qu'à l'étranger.
Un film sur des hommes avant tout, pas des héros, bouleversant et marquant.









mercredi 4 décembre 2019

LE SAMOURAÏ DE JEAN-PIERRE MELVILLE 1967






Synopsis :

Jeff Costello est un tueur à gage froid et méticuleux, qui prévoit tout jusqu'à ses alibis.
Il habite un studio miteux et a pour seul compagnon un oiseau dans une cage.
Il exécute son contrat, tuer un patron de boîte, mais est reconnu par la pianiste.
Arrêté, il est cependant relâché grâce à ses alibis et au silence de la pianiste et malgré la certitude du commissaire malin et tenace.
Venu chercher le reste de l'argent du contrat, Jeff se fait tirer dessus par l'homme de main de ses employeurs.
Blessé et traqué par la police et ses employeurs, Jeff est désormais encore plus seul...tel un samouraï...





Véritable film culte pour les cinéphiles ou les réalisateurs, deuxième chef d'oeuvre de Melville avec un Delon dans peut-être son plus grand rôle.
Une oeuvre presque ascétique et nue (comme l'appartement du protagoniste) avec aussi un flic mémorable interprété par François Perrier (une caractéristique des films de Melville) et deux très bon rôles féminins (dont la très belle et rare Cathy Rosier).
Un film comme on en fait plus, témoin d'une époque où on pouvait tout se permettre, un film qui n'attend que vous.












mardi 3 décembre 2019

LE DEUXIÈME SOUFFLE DE JEAN-PIERRE MELVILLE 1966






Synopsis :

Gu, un ténor du banditisme, s'évade de prison et cherche à retrouver Manouche et Alban, quasiment les seules personnes sur qui il peut compter.
Manouche a ses propres problèmes avec d'anciens amants et Blot, un commissaire très intelligent.
Gu sauve Manouche et Alban d'une situation dangereuse et se fait cacher par ses deux amis en attendant de partir pour Marseille.
À Marseille, Gu a l'occasion de faire un coup et gagner l'argent qu'il lui permettra de tenir en Italie...mais le vieux bandit n'est-il pas un peu rouillé ?




Premier chef-d'oeuvre de Melville et considéré comme un des meilleurs films policier, dû en premier lieu à l'interprétation de quasi tout les protagonistes (dont Ventura à la maturité professionnelle impressionnante).
Les adaptations des romans de Giovanni ont souvent donné des classiques et on est pas déçu (le monde du banditisme et des malfrats vu de l'intérieur par un gars qui a vécu ça).
Il manque peut-être à ce film la musique d'un Morricone (qui donne toujours un plus) mais c'est un détail.









L’AÎNÉ DES FERCHAUX DE JEAN-PIERRE MELVILLE 1963






Synopsis :

Ferchaux est l'aîné d'une riche famille de banquiers.
Devant précipitamment quitter la France car risquant d'être poursuivi pour une vieille affaire de meurtre, il engage Michel, un boxeur raté, comme secrétaire particulier.
Les deux hommes, très différents (que ce soit de génération ou de classe), partent pour New-York et la cohabitation va être vite tendue...




Des tensions...il en a eu aussi sur le tournage du film que Belmondo quittera définitivement après une violente altercation avec Melville (qui se fâchera également avec Ventura sur le prochain film).
Tourné exclusivement en France alors que la plupart du métrage se déroule aux Etats-Unis, un face à face viril entre deux acteurs et qui peut faire penser à un film comme "Parfum de Femme" de Risi.
Ce n'est pas le plus connu des Melville mais une oeuvre à découvrir et qui marquera certains spectateurs.









lundi 2 décembre 2019

LE DOULOS DE JEAN-PIERRE MELVILLE 1962






Synopsis :

Maurice vient de sortir de prison.
Il tue Gilbert, un ami receleur et planque argent, bijoux et flingue, étant surpris par l'arrivée de Nuttheccio, un patron de bar/salle de jeu.
Il rentre chez sa copine et Silien débarque pour lui apporter du matériel pour un futur cambriolage.
Silien est le meilleur ami de Maurice et est aussi ce qu'on appelle un "doulos", c'est à dire une balance, un indic.
Après sa visite chez Maurice, Silien téléphone à Salignari, un flic et balance le coup...




Deuxième collaboration entre Melville et Belmondo pour une intrigue bien vicieuse et emberlificotée avec son coup de théâtre des familles.
Ce film est depuis devenu un classique du film policier Noir à la française.
On peut aussi y voir un des premiers rôles d'envergure de Michel Piccoli, un an avant "Le Mépris".









dimanche 1 décembre 2019

LEON MORIN, PRÊTRE DE JEAN-PIERRE MELVILLE 1961






Synopsis :

Pendant la deuxième guerre mondiale, Barny est veuve, mère d'une fille en bas âge et communiste.
Un jour, elle décide de dire ce qu'elle pense à un prêtre et tombe sur un jeune qui ne se laisse point décontenancer, Léon Morin.
Après d'âpres mais néanmoins constructifs échanges, Barny sent son athéisme vaciller...




Une oeuvre qui pourrait être du Bernanos, avec un Jean-Paul Belmondo étonnant et dans un de ses meilleurs rôles et Emmanuelle Riva qui n'est pas en reste.
Un film primé à Venise à une époque où le cinéma Italien régnait en maître.
Pas le meilleur Melville mais une belle offre pour cerveaux disponibles.