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samedi 13 juillet 2024

ENTREE DES ARTISTES DE MARC ALLEGRET 1938

 





Synopsis :

Au conservatoire d'art dramatique (à l'époque où la fameuse bande était encore à l'école primaire), Lambertin essaie d'apprendre à ses élèves les ficelles du métier.
On suit l'histoire d'amour entre François et la débutante Isabelle, qui rend jalouse l'ancienne maîtresse du jeune homme, Coecilia, qui elle est aimée de son domestique...









Allégret nous offre cette mise en abîme, comme le sera "Opening Night" de Cassavetes 40 après, du monde de la comédie et du théâtre.
Les dialogues sont de Jeanson (ainsi que Cayatte) et ça se voit car c'est le principal atout de ce film, certaines répliques font mouche tellement elles sont brillantes.
Jouvet joue son propre rôle dans ce professeur de comédie, ainsi que le jeune premier Blier qui était dans la classe de Jouvet au conservatoire.
Carette et Dalio, deux habitués du cinéma des années 1930, sont présents dans des rôles assez modestes.
Les deux interprètes féminines, dont Odette Joyeux, sont à la hauteur de leur rôles.
L'histoire d'amour et l'enquête policière finale m'ont moyennement emballées mais les dialogues de Jeanson finissent par mettre tout le monde d'accord.



















vendredi 12 juillet 2024

LOUIE VEGA FEAT UNLIMITED TOUCH : MUSIC IS MY LIFE 2024

 


Le EP éponyme tout frais de Louie Vega sorti sur le label newyorkais Nervous Record.
Ce remix est la version longue du morceau et on le doit au duo Masters At Work (Lil' Louie Vega et Kenny Dope Gonzales) qui s'est réactivé depuis quelques mois pour mon plus grand plaisir.






mercredi 10 juillet 2024

APHEX TWIN : T69 COLLAPSE 2018

 


Titre du EP "Collapse" sorti en 2018 sur le label WARP.
Du Aphex Twin, inclassable, 100 % original, sorte de porte sur un monde parallèle et distordu comme la vidéo.






GEORGE DUKE : LOVE 1974

 


Deuxième morceau de l'album "Feel" du claviériste/chanteur de Jazz.
Un titre agréable qui s'écoute bien le matin, à la fraîche, au réveil, accompagné de quelques chœurs d'oiseaux et de café chaud.






dimanche 7 juillet 2024

MANON DES SOURCES/UGOLIN DE MARCEL PAGNOL 1952

 





Synopsis :

Dans la garigue autour d'Aubagne, Manon vit comme une sauvage avec une vieille veuve italienne, subsistant par le braconnage et du lait de leur quelques chèvres.
Dans le village, on aime bien parler d'elle, on la dit un peu sorcière et en fait un peu toutes les femmes la craignent tandis que les hommes en ont du désir.
Il y a aussi dans ce village un secret, celui de la source caché et du bossu Jean de Florette, père de Manon, plus un secret en fait un tabou.
Et il y a Ugolin, ensorcelé par la blonde, qui a beaucoup à se faire pardonner...








D'abord un scénario centré sur le personnage de Manon, ensuite ce diptyque, puis un roman en deux parties, "L'eau Des Collines" qui reviendra en détail sur l'histoire de Jean De Florette, puis les deux films de Berry que tout le monde a vu. 
Tout d'abord, dans la séquence de début, on a l'impression d'être dans la trilogie marseillaise ou "La Femme Du Boulanger" : des villageois réunis autour d'un pastaga, un peu gais, qui philosophent sur la vie, les femmes, le boulot entres autres. le décors est posé, on est dans du Pagnol et on y est bien.
Jacqueline Pagnol, la raison pour laquelle le scénario existe, est la fameuse Manon, un peu meilleure ici que dans  "Topaze", "Naïs" ou "La Belle Meunière".
Le gros plus de cette œuvre est le personnage d'Ugolin, pourtant pas central dans la première partie et guère plus dans la deuxième.
Ugolin est joué par l'acteur marseillais Rellys et c'est une claque dans la figure tant ce gars est prodigieux, Pagnol a trouvé le successeur de Raimu ou Charpin, un peu tardivement (je trouve ses performances dans certains Pagnol précédents pas aussi mémorables).
Le personnage du Papet, secondaire également, est joué par le fidèle Henri Poupon, très bien lui aussi.
Le ton est ici bien plus léger que dans les films de Claude Berry et la fin traîne un peu en longueur, en gros dès la disparition du personnage d'Ugolin.
En somme, ce film est très loin de valoir ceux de 1986 mais pour certaines scènes chaleureuses de la vie provençale et surtout pour  Rellys/Ugolin dont la performance marque telle une persistance rétinienne ou un tatouage, je vous invite à écouter ce concerto de cigales.


















samedi 6 juillet 2024

TOPAZE DE MARCEL PAGNOL 1951

 





Synopsis :

Topaze est professeur de morale dans une pension. Il est droit, incorruptible car pétri de principes, mais il est aussi bien naïf, ce qui ravi certains qui profitent de sa bonté.
Un jour, refusant de corriger la moyenne d'un élève de famille riche, il se fait renvoyer par le directeur, monsieur Muche.
Subsistant en donnant des leçons particulières, une mère d'un élève lui propose de devenir prête-nom dans des affaires pas très légales.
L'argent rentre à flots, et même après qu'il ait découvert l'entreprise d'arnaques, pots de vin et corruptions diverses dans laquelle il trempe, monsieur Topaze commence à y prendre goût ...



 




Ce "Topaze" version Fernandel est la troisième adaptation de la pièce de Pagnol après celle de Louis Gasnier avec Jouvet, que j'ai vu il y a longtemps, et celle de Pagnol avec Alexandre Arnaudy ("Cigalon" de Pagnol).
Qui dit adaptation de pièce de théâtre dit unité de lieu et donc la première partie se passe dans une salle de classe, la deuxième dans un salon et les deux dernières dans un bureau.
Fernandel laisse tomber ici son accent naturel pour un autre un peu plus neutre, et ça surprend.
Marcel Vallée, qui joue monsieur Muche qu'il avait déjà joué dans la pièce originale est très convainquant, ainsi que l'habitué Pierre Larquey, fidèle de Pagnol dans le rôle du collègue du héros.
L'histoire de la pièce est un modèle de cynisme et n'est pas franchement politiquement correct, les gens un peu anars souriront beaucoup et on ne peut s'empêcher de penser à l'actualité politique tout fraîche.
Fernandel, son travail sur l'accent mis à part, trouve ici un rôle presque antipathique, en tout cas assez éloigné du benêt marseillais qui a fait sa gloire, un peu comme son rôle dans "Regain" du même Pagnol.
Ce "Topaze" version 1951 ressemble aux Pagnol d'après guerre, Raimu et Charpin décédés, c'est un peu une bouillabaisse sans sel mais l'histoire est assez intéressante, de celles qui resteront dans l'histoire comme les pièces de Molière, Guitry et autres...et puis Marcel Vallée.



















mercredi 3 juillet 2024

LE ROSIER DE MADAME HUSSON DE JEAN BOYER 1950

 





Synopsis :

Dans une ville de Normandie :

Des femmes se proposent de décerner un prix de vertu à une jeune femme respectueuse des valeurs bien comme il se doit.
Malheureusement, leur enquête de bonne moralité fait faire chou-blanc, les habitantes se révélant être toutes des chipies en chaleur.
Ne voulant pas laisser tomber le prix, gratifié d'un magot de 100000 francs, elle se rabattent sur un homme, le pas très futé et assez niais Isidore, qui se fait remarquer pour repousser les avances de différentes demoiselles.
Lors de la fête du village, après la remise du prix, Isidore boit un peu trop et va s'encanailler comme jamais...






 
Cette adaptation de la nouvelle de Maupassant par Pagnol, dirigé par l'excellent Boyer "Circonstances Atténuantes", est un des premiers films où Bourvil, 33 ans alors, a le premier rôle.
Notre normand préféré compose ici un personnage qui fera sa gloire : le niais du coin, prenant modèle sur Fernandel (qui était l'idole de Bourvil).
Un film assez drôle, qui dénonce le puritanisme (alors catholique, depuis les choses ont bien changées) de certains notables dans la campagne.
Certaines actrices comme Suzanne Dehelly qui joue la vieille fille Cadenas, Yvette Étiévant ou Mireille Perrey sont très convaincantes.
Jean Boyer tournera ensuite une autre adaptation, celle fois-ci de Marcel Aymé, avec toujours Bourvil, "Garou Garou, Le Passe-Muraille".