Synopsis :
Dans un monde dystopique où les animaux sont devenus rares, où le soleil n'apparaît jamais, l'argent est remplacé par des graines et les gens sont livrés à eux-même.
Le boucher Clapet, qui est aussi le propriétaire de l'immeuble où se trouve son échoppe, se livre en viande de façon curieuse : il passe une annonce pour un travail d'homme à tout faire et le malheureux qui se présente finit au bout d'une semaine sur l'étal du viandard. C'est ainsi que se présente Louison, un clown abandonné par son collègue (un chimpanzé qui a en fait fini comme denrée). Dans l'immeuble habite des locataires tous plus ou moins félés dont une femme qui entend des voix et qui passe son temps à essayer de se suicider, un chômeur et sa famille dont une vieille belle-mère qui finirait bien chez le boucher, deux fabricants de boite à meuh, un vieux qui vit en autarcie en élevant des escargots et des grenouilles, une chaudasse qui paye son loyer et sa nourriture en nature et Julie, fille de Clapet et violoncelliste.
Louison et la dernière vont se rencontrer et s'aimer, ce qui ne va pas plaire à son père boucher...
Ce premier film de la paire, qui se réduira vite au seul Jeunet, ressemble à une sorte de Lynch français pour l'esthétique très recherchée, la photographie, le style onirique, ici cauchemardesque la plupart du temps mais pas que, et une sorte d'humour mélé de fantastique.
Le casting est composé principalement de "gueules" dont Dominique Pinon, Rufus, Jean-Claude "Marie" Dreyfus, Howard Vernon et Ticky Holgado. Le rôle de la demoiselle est joué par la lyonnaise Marie-Laure Dougnac aux jolis yeux et Karin Viard joue le rôle de la chaudasse.
Une première oeuvre remarquable que cette comédie noire horrifique et fantastique, le deuxième film ("La Cité Des Enfants Perdus") sera assez réussi puis le Jeunet décidera finalement de céder aux sirènes du pognon et de faire de la soupe.
On peut d'ailleurs mettre en parallèle ce "Delicatessen" avec "Subway" de Luc Besson, puisque on a affaire ici à cette nouvelle Nouvelle Vague apparue dans années 80, un film intéressant puis ça part vite en sucette.




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