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samedi 23 avril 2022

PORCHERIE DE PIER PAOLO PASOLINI 1969

 





Synopsis :

Au moyen-âge, dans une région volcanique, un homme en fuite se livre au cannibalisme, il est bientôt rejoint par un autre, puis des femmes qu'ils ont enlevées, et d'autres hommes.

Dans les années 1960, en Allemagne, dans un château où vivent un riche industriel nostalgique du führer, son épouse et son étrange fils.
Le jeune homme s'avérera passionné par les porcs, jusqu'à éprouver de l'amour physique pour eux.
Le concurrent, et ami de l'industriel, aussi pourri que son rival va se servir des déviances du jeune homme pour forcer le père à faire une fusion entre leurs groupes industriels.










"Porcherie" ressemble beaucoup au précédent "Théorème" du cinéaste, mais en beaucoup moins réussi.
Deux histoires racontées en parallèle : la médiévale étant quasi sans dialogue, sauf la toute fin, et faisant penser à la famille Manson dans le dernier tiers.
La seconde, est plus politique est une critique de la bourgeoisie, du national-socialisme et d'autres poncifs des œuvres de gauche par un Pasolini qui s'est montré plus pertinent et inspiré.
Dans celle-ci, on retrouve Jean-Pierre Léaud qui est en roue libre et qui fait du Léaud.
"Porcherie" n'est pas un mauvais film en soi mais réservé à un public d'esthètes, d'œuvres expérimentales et des fans du cinéaste avant tout.





















jeudi 7 avril 2022

BABY DOLL DE ELIA KAZAN 1956

 





Synopsis :

Archie est un exploitant de coton quadragénaire marié à "Baby Doll", une lolita de 19 ans.
Ayant fait la promesse de ne pas toucher sa belle avant qu'elle ait 20 ans, il lui tourne autour comme un chien en chaleur.
Désespéré également par sa situation financière au bord de la ruine, il décide un soir d'incendier les locaux de son principal conçurent et responsable indirect de ses malheurs, l'immigré sicilien Vacarro.
Après le désastre, Vacarro ayant juré de retrouver le responsable du sinistre fait justement appel à Archie pour préparer son coton, il rencontre alors "Baby Doll"...











Sur un scénario original de Tennessee Williams, ce triangle amoureux très théâtral dans son traitement, est joué par trois vétérans de l'Actor's Studio et des planches américaines dont Eli Wallach dont ce fut son premier film (il avait alors 40 ans lors du tournage).
Deux très longues scènes dont celle de la rencontre, puis de la séduction puis la confrontation entre Caroll Baker et Eli Wallach qui dure presqu'une heure.
"Baby Doll", comme "Sur Les Quais" ou "Un Tramway Nommé Désir" est encore un classique américain joué par des ténors et filmé avec brio.






















dimanche 3 avril 2022

LES GENS DE LA PLUIE DE FRANCIS FORD COPPOLA 1969

 






Synopsis :

Nathalie est une femme au foyer malheureuse, se demandant si son mariage n'a pas été une erreur.
Apprenant qu'elle est enceinte, elle décide de partir en voiture pour faire un break, laissant son mari qui la méprise devant le fait accompli.
Elle prend en auto-stop un jeune homme, ex-footballeur victime d'une blessure l'ayant laissé un peu simplet.
Les deux vont apprendre à se connaître mais Nathalie va vite comprendre que son nouvel ami veut aussi dire nouvelle responsabilité…











Ce petit classique du Nouvel Hollywood est aussi le premier grand film du maître.
Road Movie féministe comme le sera "Alice N'est Plus Ici" de Scorsese et dissection des névroses d'une femme au foyer comme le sera "Une Femme Sous Influence" de Cassavetes, ce film nous présente un duo formé par James Caan et Shirley Knight qui aura peu tourné au cinéma, duo qui annoncera ceux de "L'épouvantail" ou de "Macadam Cowboy".
Robert Duvall apparait dans le dernier tiers pour amener un ressort dramatique à cette histoire poignante.
Un film essentiel dans l'évolution de Coppola, la suite sera historique…






















LES MILLE ET UNE NUITS DE PIER PAOLO PASOLINI 1974

 





Synopsis :

Adaptation des 1001 nuits à la mode Pasolini, avec cette fois-ci un fil conducteur étant l'histoire du jeune Nourredine et de l'esclave Zoumourrhoud, entrecoupés de divers contes et rêves au Moyen-Orient…











Cette dernière partie de la "Trilogie De La Vie" est en effet sensiblement différente dans la mesure où ici la comédie est quasiment absente (ou par touches diffuses comme dans la séquence jouée par Ninetto Davoli) pour plus se concentrer sur la poésie et l'érotisme un peu plus poussé, ainsi qu'une structure résultant à priori d'une ambition supérieure de Pasolini.
Une œuvre qui a assurément beaucoup de charme pour qui s'y laisserait prendre.






















samedi 2 avril 2022

LES CONTES DE CANTERBURY DE PIER PAOLO PASOLINI 1972

 






Synopsis :

Huit histoires grivoises tirées des "Contes" de Chaucer joué ici par le cinéaste, se passant au moyen âge en Angleterre.
Il y est ici beaucoup questions de moines corrompus, de jeunes découvrant l'amour dans les bras d'épouses adultères, d'un ancêtre de Charlot joué par Ninetto Davoli et aussi d'inquisition.











Le deuxième volet de "La Trilogie De La Vie" de Pasolini est un peu plus trash mais aussi plus décousu que le premier "Décaméron".
Des sketchs de qualités diverses où on retrouve Laura Betti qui avait été coupé au montage du film précédent et une fin représentant l'enfer plutôt mémorable malgrés les disgressions scatologiques chères à son auteur.





















vendredi 1 avril 2022

LE DECAMERON DE PIER PAOLO PASOLINI 1971

 





Synopsis :

Dix histoires du "Décaméron" de Boccace vu par Pasolini, se passant entre autre à Naples, au Moyen Âge et traitant principalement du péché charnel mais aussi de visions mystiques, de la mort, du vol...












Le "Décaméron" est donc une comédie à l'Italienne à la mode Pasolini, c'est-à-dire assez trash et à ne pas mettre devant tout les yeux.
Les différents sketchs se suivent assez plaisamment, l'irrévérence n'étant d'ailleurs pas aussi importante que cela au bout du compte.
Les habitués Franco Citti, Ninetto Davoli et Silvana Mangano (dans une apparition onirique de deux secondes) sont présents  et la narration toujours très particulière du cinéaste ajoute la touche artistique à l'œuvre.























jeudi 31 mars 2022

LA QUATRIEME DIMENSION 1959/1964

 





Synopsis :

Au delà du temps et de l'espace existe une autre dimension, celle faite de son, d'images et de choses dont sont faits les rêves.












Cette série qui a fait rentrer le fantastique dans chaque foyer américain aura de nombreux "reboots", comme on dit maintenant, est l'ouvre de son présentateur : le fumeur en série de petit gabarit nommé Rod Serling.
Au moins deux-tiers des épisodes sont admirablement bien écrits et trouvés même si à la longue, certains thèmes reviennent un peu trop souvent comme celui de la boucle temporelle (les moments revécus sans cesse du style "Un Jour Sans Fin") ou les voyages dans le temps (peut-on modifier le passé).
Beaucoup d'épisodes ont un sujet social traité sous un angle politiquement démocrate et certains peuvent faire mouche.
Le dernier tiers consiste en des épisodes de SF bien crétins, sans aucun fondement scientifique (les martiens, les vénusiens, les voyages à vitesse supraluminiques, les astéroïdes pourvus d'atmosphères respirables) typique de la SF des années 1950 qui passaient crème aux yeux d'un public d'américains moyens.
Certains acteurs y feront leurs armes comme Robert Duval dans un très bon épisode, Martin Landau rarement décevant, Robert Redford, Charles Bronson ou Burt Reynolds qui nous sort un imitation de Brando et des poncifs de l'Actor's Studio remarquable.
Une excellente série comme le télévision américaine en produira dans les années 1960 et début 1970 qui permet donc de mettre le fantastique et un peu de surréalisme  à la portée de tous, petits et grands.













Martin Basalm dans un très bon épisode