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dimanche 9 mai 2021

AMERICAN GRAFFITI DE GEORGES LUCAS 1973

 







Synopsis :

Le dernier jour de l'été scolaire dans une ville de Californie en 1962.
Curt et Steve s'apprêtent à partir pour l'université et décident de fêter toute la nuit cet évènement avec leur amis Terry et John, entre parade sur l'avenue de la ville et drague en bagnole, rencontres avec les bandes de voyous du coin et même course de voitures.
C'était le bon vieux temps du Rock'n'roll, avant les Beatles, l'assassinat de Kennedy et la guerre du Viêt-Nam…





  


Pour son deuxième film, Lucas nous offre un film choral (genre qui produit généralement d'excellents films) sous fond de blagues de potaches, de Rock'n'Roll et de jeunes filles aux coiffures improbables.
Ceux qui ont été jeune un jour, et ça doit faire un sacré monde, se reconnaitront probablement dans l'un des personnages.
Les passages avec Terry le Crapaud sont savoureux d'autant plus que le réalisateur a gardé toutes les scènes "bêtisier" comme le tout début où le binoclard se vautre avec son scooter.
Ron Howard, Richard Dreyfuss et Harrison Ford verront leur carrière décoller grâce à ce film qui aura un succès inattendu et mérité qui donnera l'idée de la série "Happy Days".
Une mention particulière à Cindy Williams qui joue peut-être le seul personnage féminin ici qui ne soit pas une grue, et qui a donc un charme fou.
















samedi 8 mai 2021

LES DESAXES DE JOHN HUSTON 1961

 





Synopsis :

Roslyn, une belle femme un peu perdue, débarque à Reno pour divorcer.
Chose étant faite, elle fait la connaissance de Guido, garagiste veuf et pilote d'avion, ainsi que de son ami Gay Langland, un vieux cowboy divorcé sans ambition autre que de profiter de la vie.
Roslyn étant jouée par Marylin Monroe, les deux célibataires ainsi que Perce, un autre cowboy spécialisé dans les rodéos rencontré plus tard dans l'histoire, vont tous tomber amoureux de la belle.
Gay remportera la mise mais lors d'une sortie dans le désert pour capturer des mustangs, tout va aller de mal en pis…









Huston, Arthur Miller au scénario, Monroe et les tauliers Clark Gable et Montgomery Cliff ainsi qu'Eli Wallach, ce sont les ingrédients de ce film crépusculaire dont la moitié est tournée en Nuit Américaine.
Un récit sur l'innocence et les illusions perdues, la fin d'une ère, l'individualisme également se déroulant dans un désert hostile.
On dit des "Misfits" qu'il est un film maudit (dernier film de Monroe et de Gable), qui a fait un succès d'estime malgré son casting et une excellente interprétation avec une Marylin à fleur de peau.
Cette œuvre a un attrait irrésistible, propre à la plupart des films de Huston, aux multiples interprétations et aux plaisirs sans cesse renouvelés à chaque vision.
Les "Désaxés" aurait dû s'appeler "Les Ecorchés" en fait…















 

LA FUREUR DE VIVRE DE NICHOLAS RAY 1955

 





Synopsis :

La famille de Jim Stark vient d'emménager sur les hauteurs de Los Angeles car celui-ci est un jeune homme à problèmes, fugueur, alcoolique et parfois violent.
Décidé à se racheter après une arrestation en état d'ébriété, il fait son premier jour dans son nouveau lycée mais est vite pris à partie par la bande de Buzz dont la petite amie est Judy, rencontrée la veille dans le poste de police en même temps que "Platon", souffre douleur de la bande…








Probablement une des œuvres les plus iconiques du cinéma Américain et dernier film de la courte carrière du rival le plus important de Marlon Brando à l'époque.
Un film entre deux eaux, encore empêtré dans la niaiserie Hollywoodienne mais qui captive par le jeu des trois principaux protagonistes qui interprètent des rôles très bien écrits, à la psychologie complexe, Jimmy Dean en tête.
Le sujet de l'autorité parentale, du complexe d'Œdipe et du personnage de Platon qui deviendra central dans la deuxième partie font de "Rebel Without A Cause" un classique qui aura des conséquences comme des œuvres tels que "Easy Rider" réalisé par un certain Hopper qui faisait ses débuts d'acteur ici, ou "La Dernière Séance" de Bogdanovich.


















jeudi 6 mai 2021

LA VENGEANCE AUX DEUX VISAGES DE MARLON BRANDO 1961

 





Synopsis :

Dad et Rio sont des pilleurs de banque au Mexique.
Après un braquage, ils sont recherchés par la police et traqués, Dad réussit à s'en tirer en laissant son ami Rio payer pour le méfait.
Cinq ans après, Rio réussit à s'échapper de prison avec une idée fixe, celle de faire payer son ancien ami.
Il découvre que Dad est devenu Chérif de Monterey, Californie, et a bien profité de l'or du braquage…





 


De grands noms sont associés à ce film : Peckinpah a écrit la première version du script, Kubrick était prévu pour la réalisation et c'est finalement sa vedette qui s'y colle.
La réalisation et le rythme sont les grands défauts de ce western qui donne l'impression de durer trois ou quatre heures.
Karl Malden, les deux actrices Mexicaines dont la taulière Katy Jurado et pas mal d'acteurs qu'on a déjà vu dans les premiers Kubrick (Elisha Cook Jr, Timothy Carrey et Slim Pickens) sont excellents et donnent les bons points de cette histoire qui aurait pu donner de grandes choses avec un réalisateur compétent.


















dimanche 2 mai 2021

FRENCH CONNECTION DE WILLIAM FRIEDKIN 1971

 





Synopsis :

"Popeye" Doyle et "Cloudy" Rosso sont deux agents des stups de New-York qui cherchent un gros coup en filant des petits trafiquants.
C'est lors d'une écoute qu'ils apprennent qu'il y aurait peut-être une livraison d'héroïne en provenance de France.
Après de nombreuses nuits blanches dans l'hivers New-yorkais, ils s'intéressent au riche Marseillais Alain Charnier, à un présentateur télé nommé Henri Devereaux, ainsi qu'au bras droit de Charnier, le tueur Pierre Nicoli qui ont tout les trois débarqués à New-York avec une mystérieuse Lincoln…









Basé sur une histoire vrai qu'ont vécus deux vrais agents des stups dans les années 1960, ce film tourné caméra à l'épaule et souvent sans aucune autorisation est devenu mythique en raison de ses deux scènes de poursuite dans la partie centrale de l'histoire.
Des scènes crues, violentes (une des marques de fabrique de Friedkin), la saleté des rues mal famées de Big Apple et le langage de la rue font de ce pilier du Nouvel Hollywood une excellente surprise de ce réalisateur qui nous offrira un des plus grands films d'horreur par la suite.
Le métrage révèlera Roy Scheider et Gene Hackman (qui était pourtant excellent dans le "Bonnie And Clyde" de Penn en 1967) et offre à Marcel Bozzuffi son rôle le plus connu à l'international.
Du grand art.


















LA NUIT DE L'IGUANE DE JOHN HUSTON 1964

 





Synopsis :

Le révérend Shannon a quitté l'église après une affaire polissonne dont il se dit innocent. Pour survivre, devenu alcoolique, il fait le guide touristique au Mexique pour des bourgeoises coincées.
Une jeune fille lui fait du rentre dedans, ce qui ne plait pas à la tante de celle-ci, une vieille fille frustrée, féministe et probablement lesbienne.
Hanté par ses démons intérieurs et l'alcool aidant, le révérant finit par craquer et prend en otages les touristes en les conduisant à l'hôtel de son ami Fred, au bord de l'océan, tenue par la très libérée épouse de celui-ci, Maxine…








Les adaptations cinématographiques des pièces de Tennessee Williams ont souvent donné de grands films, et quand c'est Huston, alors dans sa seconde jeunesse, qui s'y colle on ne peut augurer que du sublime.
Sue Lyon nous rejoue la lolita de Kubrick, Ava Gardner est d'une sensualité et d'une animalité envoutante, Deborah Kerr joue le juge de paix (et l'exorciste) de ce prêtre lutant contre les démons de la chair.
"La Nuit De l'Iguane" est un film universel en ce sens qu'il aborde moult sujets comme le sens de la vie, la recherche de l'âme soeur, qu'elle soit spirituelle, amicale ou amoureuse, la foi et bien d'autres encore.
Un petit bijou à découvrir très vite.






 









samedi 1 mai 2021

L' ARNAQUE DE GEORGE ROY HILL 1973

 





Synopsis :

En 1936, dans l'Illinois, les deux escrocs Johnny et Luther dépouillent un coursier avec une petite ruse efficace.
Ce qu'ils ne savaient pas c'est que le coursier travaillait pour un grand ponte de la Mafia New-yorkaise.
Luther se fait buter par représailles, laissant Johnny d'autres choix que de solliciter l'aide d'un camarade de Luther, le vétéran semi-retraité et spécialistes d'arnaques en tout genre, Henry.
Les deux vont monter une escroquerie de premier ordre pour venger leur ami et plumer le mafioso…









Deuxième collaboration entre Hill, Newman et Redford pour cette comédie policière au scénario travaillé et qui a peu de défauts à part peut-être une fin prévisible et son "rebondissement" qu'on voit arriver à des kilomètres.
Newman et Redford ont une bonne alchimie et Robert Shaw fait un bon méchant avec sa mine patibulaire naturelle.
Un très bon divertissement qui fait évidement penser à "Borsalino" de Deray, en plus drôle, et qui est devenu un classique récompensé de sept Oscars.