Synopsis :
En Sicile, au début des années 2000,
Catello vient d'être libéré de prison, il fut maire, proviseur, entrepreneur immobilier mais c'était il y a six ans. Rentré chez lui, il découvre que sa femme le méprise, que sa fille attend un enfant avec l'idiot du village, que son hôtel en construction tombe en ruine, menacé d'être démoli et enfin que le nouveau maire passe son temps à le diffamer.
Des individus le kidnappent en pleine rue et l'amènent dans un bureau rempli d'ordinateurs.
Ce sont en fait les services secrets qui ont décidé de le faire chanter ; il lui est demandé de prendre contact avec son neveu, puissant chef de la mafia, en cavale, au travers de la rédaction de pizzini (sorte de billets secrets distribués en sous-main) pour l'amener à se découvrir et ainsi l'arrêter ou alors un très gros dossier concernant diverses affaires de corruption dans lesquelles Catello est mouillé partira chez le juge...
Le troisième long du duo est une comédie noire qui permet de brosser des personnages souvent caricaturaux, au premier abord : les mafiosi psychopathes, les femmes sicilennes ténébreuses qu'il vaut mieux éviter d'embêter, des idiots qui servent de gibier. L'autorité est ici aussi pourrie, voir plus que la pègre, plongeant à la conclusion différents personnages dans une fin tragique. D'un autre côté, la plupart des personnages naviguent dans une zone grise intéressante, porté par l'humour parfois grotesque de certaines situations.
Toni Servillo n'est jamais décevant et ici il incarne ce Catello pris entre le marteau et l'enclume, une sorte de personnage presque pathétique.
Elio Germano incarne le chef vivant "comme un rat" mais charismatique, presque comme le Keyser Soze de "Usual Suspects".
Du très bon travail, typique du cinéma italien contemporain.




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